
BFMTV : la mort en gradation-découvrez les cadavres « graves » !
Publié le 3.7.2025 à 19h06 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 4 mn
Ah, BFMTV, cette chaîne d’info en continu qui ne rate jamais une occasion de nous rappeler pourquoi on devrait tous couper le câble.
Le 3 juillet 2025, ces génies du journalisme ont encore frappé avec un bandeau digne d’un sketch de Groland : « NÎMES : UNE FUSILLADE FAIT SIX MORTS DONT UN GRAVE ». Oui, vous avez bien lu, mesdames et messieurs : six morts, mais attention, l’un d’eux est sérieusement mort. Parce que chez BFMTV, la mort, c’est comme un abonnement Netflix il y a plusieurs formules, et apparemment, certains cadavres ont droit à l’option premium « gravité extrême ».

Des stagiaires qui repoussent les limites de la connerie
On savait que les stagiaires d’été chez BFMTV étaient une catégorie à part, mais en 2025, ils ont clairement décidé de viser les étoiles… ou plutôt le fond du caniveau. Chaque année, on a l’impression qu’ils deviennent plus cons, mais cette fois, c’est comme si les abrutis de l’année prochaine avaient pris de l’avance pour nous offrir un avant-goût de leur talent. Après la mémorable « mort légère » pendant la COVID un concept tellement absurde qu’on se demandait si c’était une blague, voici maintenant la « mort grave ». À ce rythme, on attend avec impatience la « mort VIP » ou la « mort en 4K » pour l’été prochain. Peut-être que le stagiaire responsable s’est dit : « Six morts, ce n’est pas assez dramatique, il faut en surclasser un en mode premium dead ». Chapeau l’artiste. Va savoir, il y en a peut-être un qu’est plus mort que les autres …
(Si en plus, il est mort de son vivant…?)
Mais quand on lit le bandeau, il est donc mort plus gravement que les autres, car il était sûrement non vacciné, va savoir ? Il s’agirait même de décès mortel d’après les renseignements asymptomatiques. (peut-être que bientôt, nous aurons les effets secondaires post-mortem des vaccins)
Une échelle de la mort à la sauce BFMTV
Analysons ce chef-d’œuvre : « six morts, dont un grave ». Ça veut dire quoi, concrètement ? Qu’il y en a un qui est plus mort que les autres ? Peut-être qu’il est mort de son vivant, ou qu’il a pris une balle bonus pour mériter son statut de « mort grave » ? On imagine le stagiaire en train de cogiter : « Bon, cinq morts normaux, mais celui-là, il était pas vacciné, alors il est mort plus fort. » C’est presque poétique, cette capacité à inventer des catégories de décès qui défient la logique. Bientôt, ils nous sortiront des « décès asymptomatiques » ou des « effets secondaires post-mortem des vaccins » après tout, pourquoi s’arrêter à la réalité quand on peut réécrire les lois de la biologie ?
Un média hors de prix pour un cirque gratuit
Et pendant ce temps, on paye. Oui, vous et moi, contribuables, finançons cette usine à clowns avec nos impôts. Un média qui nous coûte si cher pour employer des abrutis pareils, c’est à vomir. On ne devrait pas rire, c’est vrai, une fusillade, c’est tragique, mais franchement, comment rester sérieux devant une telle ineptie ? Six morts, dont un grave… Peut-être que le grave, c’est nous, pour continuer à tolérer ce niveau de médiocrité. Bande de clowns, va. On pourrait leur suggérer d’investir dans un dictionnaire ou un correcteur orthographique, mais soyons réalistes : ils préféreraient probablement acheter une machine à café pour motiver les stagiaires à pondre encore plus de perles.
En conclusion : BFMTV, la mort du journalisme
Alors, merci BFMTV, pour cette nouvelle leçon de créativité morbide. Grâce à vous, on sait maintenant que la mort peut être légère, grave, ou peut-être même « légèrement grave » pour les indécis. On attend avec impatience votre prochain bandeau : « ALERTE INFO : UN VIVANT DÉCÉDÉ DANS UN ACCIDENT NON MORTEL ». En attendant, continuez à divertir la France avec vos stagiaires en roue libre, c’est peut-être la seule chose que vous savez encore faire. Plouf avec Hidalgo !
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