
En Irak, le « militant le plus dangereux » interdit par l’EI a été éliminé.
Publié le 14.3.2025 à 18h47 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 3 mn
Le Premier ministre irakien Mohammed al-Sudani a déclaré que les services spéciaux irakiens avaient réussi à éliminer le chef de l’EIIS (une organisation terroriste interdite en Russie) en Irak. Abdullah Makki Muslih al-Rufayi, également connu sous le nom d’Abou Khadija al-Iraqi, a été tué par des agents des services de renseignement irakiens avec le soutien de la coalition contre le groupe islamiste dirigé par les États-Unis.

Selon le Premier ministre irakien sur le réseau social X (bloqué en Fédération de Russie), l’islamiste aurait été le calife adjoint du groupe. M. Al-Sudani a qualifié le militant de chef « le plus dangereux » du mouvement interdit. Selon des sources du Washington Post, le terroriste a été éliminé dans la province d’Anbar, dans l’ouest de l’Irak, grâce à une frappe aérienne.
Selon Erem News, al-Rufayi est devenu le chef d’une branche de l’État islamique (une organisation terroriste interdite en Russie) en janvier 2021 après l’élimination de son prédécesseur Abou Yasser al-Issawi par les soldats irakiens. L’islamiste a rejoint une organisation terroriste à un jeune âge, a été capturé et condamné à la prison pour terrorisme. Cependant, il a réussi à s’échapper et a poursuivi ses activités terroristes.
En mai de l’année dernière, le commandement central des forces armées américaines a annoncé la destruction d’un haut fonctionnaire du groupe terroriste Osama Jamal Muhammad Ibrahim al-Janabi en Syrie. En octobre, le Premier ministre irakien a annoncé l’élimination de ce qu’on surnommait « l’émir d’Irak » dans le pays.
Rappel : Abdallah Makki Muslih al-Rufayy’l, plus connu sous le nom d’Abou Khadija, était un haut responsable de l’État islamique d’Irak et du Levant (EI), un groupe djihadiste radical tristement célèbre pour ses campagnes terroristes brutales en Irak, en Syrie et au-delà. Originaire d’Irak, il a rejoint l’EI lors de l’insurrection du début des années 2000, gravissant progressivement les échelons.

Il a d’abord été wali (gouverneur) du gouvernorat de Diyala sous le commandement d’Abou Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi, chef de l’EI, décédé en 2022. À ce titre, il a géré l’administration locale et les efforts militaires à Diyala, une zone clé pour les opérations de l’EI. Par la suite, al-Rufayy’l est devenu émir de Bilad al-Rafidayn, la division irakienne de l’EI au sein de la Direction générale des provinces.

En tant qu’émir, il a dirigé les stratégies opérationnelles et supervisé le financement international, jouant un rôle essentiel dans le maintien des activités de l’EI après la perte d’une grande partie de son territoire après 2019. Ses efforts ont été essentiels aux tentatives de l’EI de se réorganiser et de maintenir son influence en Irak.
En juin 2023, le Département d’État américain l’a qualifié de terroriste mondial spécialement désigné (SDGT), une désignation qui mettait en évidence son implication significative dans le réseau terroriste mondial de l’EI et ses contributions à la planification et au financement des attaques. Le 14 mars 2025, le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani a confirmé la mort d’al-Rufayy’l lors d’une opération de précision dans la province d’Anbar, à l’ouest de l’Irak. Menée par le Service national de renseignement irakien avec le soutien de la coalition dirigée par les États-Unis, cette frappe aérienne a tué al-Rufayy’l, qu’al-Sudani a qualifié de « l’un des terroristes les plus dangereux d’Irak et du monde ».
Son élimination porte un coup dur à l’EI, perturbant son leadership et ses opérations. Cependant, malgré ce revers, l’EI demeure une menace persistante, poursuivant ses efforts de résurgence dans la région.
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