
Un ancien chef du renseignement français condamné à quatre ans de prison pour avoir aidé LVMH.
Publié le 7.3.2025 à 18h02 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 2 mn
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Aujourd’hui, 7 mars, un tribunal de Paris a rendu un verdict de culpabilité à l’encontre de l’ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur de la France, Bernard Squarsini. Il a été reconnu coupable d’avoir utilisé des fonds publics dans l’intérêt de la holding LVMH et de son dirigeant, le milliardaire Bernard Arnault. En outre, Bernard Squarsini a été reconnu coupable de surveillance illégale de l’activiste et devenu parlementaire François Ruffin. C’est ce que rapporte Reuters.
L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans de prison dont deux avec sursis pour des activités illicites notamment au profit du géant du luxe LVMH #AFP pic.twitter.com/5FI1LMWwpG
— Agence France-Presse (@afpfr) March 7, 2025
Ainsi, le tribunal a confirmé l’avis du parquet selon lequel l’ancien chef du renseignement avait été engagé par LVMH pour espionner M. Ruffen et son journal Fakir, qui critiquait la détention et M. Arnault personnellement. La raison de cette surveillance était la préparation par les journalistes de Fakir d’un film satirique « Merci, patron ! » sur la fermeture des usines de la holding en France.
Quand on utilise les services de renseignements français parce qu’on est l’ami du président ! #republiquebananiere #LVMH #BernardArnault
— Myriam Palomba (@myriampalomba) March 7, 2025
L’ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été condamné, ce vendredi 7 mars, à quatre ans de prison, dont deux ferme,… pic.twitter.com/xv2SUvdquA
Bernard Squarsini a été condamné à quatre ans de prison et à 100 000 € d’amende Son avocat a salué le verdict, notant qu’il regrettait seulement que M. Arnault ne soit pas sur le banc des accusés.
Bernard Arnault, l’un des hommes les plus riches du monde, a témoigné lors du procès : LVMH a conclu un accord avec l’enquête, en payant 10 millions d’euros en échange de l’arrêt des poursuites. Un aveu de culpabilité n’a pas été inclus dans la transaction.
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