USA : Transitions présidentielles et tensions au Proche-Orient, une répétition de l’Histoire ?


Transitions présidentielles et tensions au Proche-Orient, une répétition de l’Histoire ?

Publié le 22.12.2024


Depuis des décennies, les périodes de transition entre deux administrations présidentielles aux États-Unis attirent une attention particulière. Ces moments sont souvent marqués par des changements stratégiques sur la scène internationale, en particulier au Proche-Orient. Certains observateurs se demandent si ces périodes ne sont pas parfois exploitées par certains acteurs pour agir en l’absence d’une réponse immédiate de Washington. Suivez notre regard…

Un exemple fréquemment évoqué est celui de l’opération israélienne « Plomb durci« , lancée le 27 décembre 2008, pendant la transition entre George W. Bush et Barack Obama. Cette opération militaire majeure, qui a duré jusqu’au 18 janvier 2009, a vu Israël mener des frappes sur des cibles variées dans la bande de Gaza, notamment des bâtiments civils et des infrastructures éducatives. Ces attaques ont suscité une vive condamnation internationale, mais peu de réactions concrètes de la part des États-Unis à ce moment charnière.

Plomb durci : une riposte massive sur Gaza, en décembre 2008

Pour information : Raphaël Glucksmann est né en octobre 1979 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils du philosophe, ancien maoïste et néo-conservateur pro-américain, André Glucksmann, qui très proche de BHL. Le 6 janvier 2009, son père André publie dans Le Monde un article pour défendre la légitimité de l’intervention de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. L’opération Plomb durci fera 1400 morts Palestiniens.

Interrogé avant son investiture le 20 janvier 2009, Barack Obama avait déclaré ne pas pouvoir commenter ces événements, n’étant pas encore officiellement en fonction. Une fois en poste, il a suggéré de regarder vers l’avenir plutôt que de revenir sur ces événements récents. Cette posture a alimenté les critiques sur le rôle des États-Unis comme arbitre impartial dans le conflit israélo-palestinien.

Aujourd’hui, certains craignent de voir un schéma similaire émerger. Alors que Joe Biden succédait à Donald Trump en 2021, des tensions renouvelées se manifestaient en Palestine, en Syrie et au Liban. La politique de retrait partiel des États-Unis du Proche-Orient sous Trump, combinée à l’activisme israélien dans la région, soulève des questions sur l’avenir des équilibres régionaux et sur la capacité des États-Unis à jouer un rôle stabilisateur.

Les préoccupations portent également sur la Syrie, où Israël a intensifié ses frappes contre des cibles présumées iraniennes et syriennes. Ces actions, souvent justifiées comme des mesures préventives contre des menaces sécuritaires, ont lieu dans un contexte de retrait progressif des forces américaines de la région. Pourtant, une chose est claire : les actions israéliennes et leur impact sur les équilibres régionaux impliquent souvent indirectement les États-Unis, compte tenu de l’étroite alliance entre les deux pays.

Ces moments de transition présidentielle posent une question essentielle : comment éviter que des événements majeurs, souvent violents, ne soient considérés comme des opportunités stratégiques par certains acteurs pour agir sans crainte de représailles immédiates ? La réponse reste complexe, mais elle passe par une réévaluation de la politique étrangère américaine et un renforcement du rôle des instances internationales pour garantir une meilleure stabilité.


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