Israël : La Quête du Grand Israël, un Regard sur l’Histoire et les Enjeux de la Colonisation en Palestine


La Quête du Grand Israël, un Regard sur l’Histoire et les Enjeux de la Colonisation en Palestine

Publié le 29.9.2024


Les événements actuels à Gaza et en Cisjordanie trouvent leurs racines dans des décisions prises il y a plus d’un siècle. À la suite de la Première Guerre mondiale, les puissances victorieuses, lors de la Conférence de Paix de Paris en 1919, ont redessiné les frontières du monde. Dans ce contexte, le mouvement sioniste a vu l’opportunité de concrétiser son projet de création d’un foyer national juif en Palestine, une terre alors sous domination ottomane. Cet article explore les moments clés de ce processus, depuis les premiers accords jusqu’à l’expansion continue des colonies israéliennes.

1. Les Accords de Sykes-Picot et la Déclaration Balfour : La Genèse d’un Projet Territorial

En 1916, avant même la fin de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne et la France avaient convenu de diviser l’héritage de l’Empire ottoman, un accord connu sous le nom de Sykes-Picot. Un an plus tard, le ministre britannique des Affaires étrangères, James Balfour, annonçait officiellement l’intention de son gouvernement de soutenir la création d’un foyer national juif en Palestine. Malgré la faible proportion de juifs dans la région, seulement 8% en 1919, cette déclaration posait les fondations d’une immigration juive accrue et d’un bouleversement démographique.

Merci Dominique DeVillepin. Netanyahu et sa clique de génocidaires veulent créer leur « Grand Israël » c’est sans aucun doute.  » Benyamin Netanyahu et son gouvernement, veulent aller plus loin[..] Vers le rêve du Grand Israël. » Dominique de Villepin. Il va encore être qualifié d’antisémite alors que ce qu’il dit est absolument factuel, prouvé et écrit depuis des décennies. Israël ne suit qu’une seule chose : son agenda messianique visant au Grand Israël. Rien n’a d’importance en dehors de ça. Pour eux c’est existentiel. L’arrivée de leur messie et la domination régionale géographiquement et militairement.

2. Le Mouvement Sioniste et la Définition des Frontières du Grand Israël

Lors de la Conférence de Paris, la délégation sioniste a présenté un projet clair : la création d’un État juif en Palestine, avec des frontières s’étendant du fleuve Litani au nord, jusqu’à la ligne ferroviaire du Hedjaz à l’est et la région égyptienne d’Al-Arish au sud. Ce projet, soutenu par les puissances occidentales, a favorisé l’immigration juive vers la Palestine, une immigration qui s’est accélérée sous le mandat britannique.

3. La Croissance Démographique Juive et la Déclaration de l’État d’Israël

Entre 1919 et 1948, la population juive de Palestine est passée de moins de 100 000 à près de 500 000 individus, représentant alors environ un tiers de la population. Cette expansion a culminé avec la Conférence de Biltmore en 1942, qui appelait à l’établissement d’un État juif sans restriction à l’immigration. Malgré cette croissance, David Ben Gourion, figure centrale du sionisme, estimait que ce n’était qu’une étape intermédiaire dans la réalisation du « Grand Israël », un projet territorial qui, selon lui, dépasserait les frontières de la Palestine historique.

4. Les Guerres et l’Expansion Coloniale

Les guerres israélo-arabes, notamment celles de 1948 et de 1967, ont permis à Israël d’étendre son contrôle territorial bien au-delà des limites initiales. Après la guerre de 1967, la Résolution 242 des Nations unies appelait au retrait des troupes israéliennes des territoires occupés. Cependant, la formulation ambiguë de la résolution a permis à Israël de conserver des territoires stratégiques, notamment Jérusalem-Est, la Cisjordanie, le Golan syrien et le Sud-Liban. Ce processus de colonisation n’a jamais cessé, malgré les accords de paix et les résolutions internationales.

5. Le Plan de Colonisation et la Bande de Gaza : Un Défi Constant

Depuis le retrait israélien de Gaza en 2005, la bande de Gaza est devenue un territoire sous blocus, décrit comme une « prison à ciel ouvert » pour plus de deux millions de Palestiniens. Bien que les colonies aient été démantelées, la région reste étroitement surveillée, et les Palestiniens y subissent un siège permanent. Le projet israélien semble viser à vider Gaza de ses habitants et à exploiter ses ressources, notamment les vastes réserves de gaz naturel présentes au large de ses côtes.

6. Le Grand Israël : Un Projet Toujours d’Actualité

Le rêve sioniste du Grand Israël, dont les contours furent esquissés dès 1919, reste un objectif fondamental pour certains secteurs du gouvernement israélien. Le Sud-Liban, le Golan syrien, et même certaines parties de la Jordanie et de l’Égypte sont perçus comme des territoires devant, à terme, être annexés. Le gouvernement israélien justifie ces ambitions par des arguments sécuritaires et historiques, et les agressions récentes au Liban et à Gaza sont souvent interprétées comme faisant partie de cette stratégie expansionniste.

Conclusion :

Le projet de création d’un « Grand Israël », amorcé au début du XXe siècle, continue de modeler la politique israélienne contemporaine. La colonisation de la Cisjordanie, les offensives à Gaza, et les tensions avec les pays voisins s’inscrivent dans une logique expansionniste, ancrée dans l’histoire du mouvement sioniste. Tant que ce projet subsiste, il est difficile d’imaginer une paix durable dans la région. La création d’un mouvement international de résistance, comme le suggèrent certains observateurs, pourrait être la seule voie pour contrer ces ambitions territoriales.

Voici une interview d’un journaliste aux États-Unis :

Le journaliste s’explique : « Nous avons visité la grande synagogue Satmar pour entendre ce que les érudits travaillant à l’étude de la Torah ont à dire sur la prochaine visite de Netanyahou » et pose la question :

La réponse : « Netanyahou est un ennemi de la Torah ! Chaque fois qu’il vient aux États-Unis, @Netanyahu agit comme s’il représentait le peuple juif. Même nos frères en Terre sainte souffrent de ses actions et de ses lois. ». Transcription de la vidéo ci-dessous

Transcription :

En tant qu’érudit juif, quel est votre avis sur ce qui suit ?

Tania parlait au Congrès au nom des Juifs.

Je vais vous dire une chose.

Restez en dehors de notre pays. Chaque fois que la tyrannie s’installe aux États-Unis,

il agit comme s’il représentait le peuple juif.

Son objectif est de nous entraîner dans sa guerre et ses crimes.

BB est une nounou de la Torah.

Même en Terre Sainte.

Nos frères n’ont aucune association avec le gouvernement israélien.

Ils souffrent de ses lois et de ses actions.

Nous vous le répétons, Israël n’est pas notre pays.

Soyez admis. Il ne parle pas en notre nom de quelque manière que ce soit. Merci.


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