France : La Rencontre Secrète de Sèvres en 1956, prélude à la Crise de Suez et aux Projets Nucléaires d’Israël


La Rencontre Secrète de Sèvres en 1956, prélude à la Crise de Suez et aux Projets Nucléaires d’Israël

Publié le 22.10.2023


21-24 octobre 1956: rencontre secrète entre Français, Israéliens, puis Britanniques, à Sèvres. Ils préparent l’incident qui justifiera la crise de Suez avec l’Egypte de Nasser. Les dirigeants Français s’engagent également à soutenir le projet nucléaire d’Israël.

Le 22 juillet 1956, une rencontre secrète en région parisienne à laquelle participent Moshe Dayan et Shimon Peres définit Nasser comme l’ennemi commun. La France promet de livrer 100 millions d’armes à son allié et se met d’accord sur des opérations conjointes de sabotage en Égypte.

RadioFrance rapporte : L’expédition de Suez et le protocole de Sèvres – Quand Français, Anglais et Israéliens se sont unis contre Nasser

Comment, en une heure, le 31 octobre 1956, la France a perdu l’influence patiemment tissée en un siècle et demi. Sur les bords du Nil, son nom est honni, son prestige, ruiné.

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’histoire d’un fiasco franco-britannique : l’expédition de Suez lancée à la suite de la nationalisation du canal par le président égyptien Gamal Abdel Nasser.

« Un seul Bosphore avait suffi jusqu’ici aux embarras du monde : vous en avez créé un second, bien plus important que l’autre, car il ne met pas seulement en communication deux parties de mer intérieure ; il sert de couloir de communication à toutes les grandes mers du globe.». C’est ainsi qu’Ernest Renan accueillit à l’Académie le fondateur du canal, le Français Ferdinand de Lesseps. Quelques décennies plus tard, pendant l’automne 1956, comme il l’avait prophétisé, le canal de Suez devient « un champ de bataille » où s’échouent les ambitions françaises et britanniques.

Suez, c’est la fin d’une époque, celle du délitement de l’influence française et britannique au Moyen-Orient. Certes, l’Algérie n’est pas encore indépendante, mais les combats font rages depuis deux ans déjà. À l’inverse, le Maroc et la Tunisie tracent désormais leurs destins sans la métropole. Côté britannique, même constat. En juin 1956, quelques jours avant l’élection de Nasser, les derniers soldats de la couronne ont quitté l’Égypte. Quelques mois plus tard, Français comme Anglais pensent pouvoir redevenir les maitres sur les lieux, mais l’allié américain et la communauté internationale en décideront autrement. Jusqu’au bout, le Français Guy Mollet et le Britannique Anthony Eden penseront agir de façon juste face aux aspirations du chef égyptien qui, grâce à cet événement, devient l’un des personnages les plus influents du Moyen-Orient de l’après-guerre. L’histoire leur a-t-elle donné raison ? La suite à lire ici