Chine : Et, si Pékin choisissait le contexte actuel pour se rappeler Taïwan


Et, si Pékin choisissait le contexte actuel pour se rappeler Taïwan

Publié le 8.10.2023


Non, nous pensons que Pékin va laisser les États-Unis s’épuiser un peu à Gaza et observer comment ils vont ravitailler l’Ukraine, ils ont le temps, vous savez que le temps à l’EST n’est pas le même qu’à l’OUEST !

Ministère des Affaires étrangères de la République de Chine (Taïwan) sur Twitter/X :

Taïwan condamne fermement les attaques aveugles menées par le Hamas contre les Israéliens. Nous sommes solidaires d’Israël et dénonçons toutes les formes de terrorisme. Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles en ce moment tragique.

Traduction du post :

Eric Trump
Taïwan est le prochain…
Chaque conflit mondial auquel nous assistons est la conséquence de la faiblesse du leadership américain.
leadership.

Taïwan ou la ligne rouge de la Chine

Les relations entre Pékin et Washington ne semblent pas aller dans un quelconque sens d’amélioration. L’opposition se maintiendra dans de nombreux domaines et probablement sur le long terme. Une opposition qui se traduit d’ailleurs par l’affrontement en cours entre l’ordre multipolaire et les vestiges de l’unipolarité. Néanmoins, il y a effectivement des lignes rouges pour la Chine qui peuvent faire monter les tensions à un niveau largement supérieur.

Si la République populaire de Chine a longtemps promu, et continue encore de promouvoir, un monde réellement inclusif sans exception, inclusif dans le sens où chacun pourrait tirer profit de ses atouts dans une logique de complémentarité et de bénéfice mutuel, il est pour autant aujourd’hui évident que le leadership chinois ne se fait pas d’illusions quant à l’incapacité des élites washingtoniennes et plus généralement occidentales à faire preuve d’adaptation aux réalités mondiales contemporaines.

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Ainsi, et si sur le plan géoéconomique, la Chine reste dans une optique de partenariats multiples, y compris avec l’Occident, tout en maximisant ses relations avec les principaux alliés et partenaires du monde non-occidental, dans la sphère géopolitique, Pékin sait parfaitement qu’il est considéré comme l’un des principaux adversaires de l’axe occidental nostalgique de l’unipolarité. Un défi que le leadership chinois a pleinement accepté.

En ce sens, la Chine possède des lignes rouges que Washington et ses suiveurs occidentaux tentent à chaque fois d’outrepasser. La principale étant bien évidemment Taïwan. Si jusqu’à présent Pékin continue de privilégier la voie d’un retour pacifique de ce territoire chinois au sein de la Mère-Patrie, tout en s’opposant aux provocations multiples, qui émanent de l’Occident, il n’empêche que l’État chinois se tient également prêt à d’autres options. Et cela est d’ailleurs parfaitement compris par nombre de personnes, y compris dans l’espace occidental.

Le milliardaire et investisseur étasunien Ray Dalio, célèbre gestionnaire de hedge funds (gestion alternative) et qui connait bien la Chine, a récemment déclaré que les relations actuelles entre Pékin et Washington sont «au bord des lignes rouges». Pour autant il ne croit pas à un conflit de grande envergure sur le court terme. La suite ici


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