France : Chaos du Stade France : le « mea culpa » du préfet Didier Lallement devant le Sénat.


Chaos du Stade France : le « mea culpa » du préfet Didier Lallement devant le Sénat

Publié le 9.6.2022 par Epoch Times avec AFP


Le préfet de police de Paris Didier Lallement a reconnu ce jeudi devant le Sénat que la gestion policière autour de la finale de la Ligue des Champions Real Madrid-Liverpool le 28 mai était « à l’évidence un échec ».

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a reconnu ce jeudi devant le Sénat que la gestion policière autour de la finale de la Ligue des Champions Real Madrid-Liverpool le 28 mai était "à l'évidence un échec". (Photo ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP via Getty Images)
Le préfet de police de Paris Didier Lallement a reconnu ce jeudi devant le Sénat que la gestion policière autour de la finale de la Ligue des Champions Real Madrid-Liverpool le 28 mai était « à l’évidence un échec ». (Photo ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP via Getty Images)

« C’est à l’évidence un échec », a déclaré Didier Lallement, mentionnant les personnes « bousculées ou agressées » et « l’image ébranlée » de la France, devant la commission des lois de la chambre haute. « C’est une blessure pour moi », a-t-il ajouté.

« J’assume en totalité la responsabilité de la gestion policière de la journée du samedi 28 mai, et je le répète, j’en suis le seul comptable opérationnel. Ceux qui ont agi l’ont fait sous mon commandement, et je veux d’abord les saluer. Sans eux, un drame aurait pu se produire. Je leur fais part de la reconnaissance et de la fierté de les avoir sous mes ordres », a déclaré le préfet de police en hommage aux policiers. « Nous avons fait en sorte qu’il n’y ait aucun blessé grave ».

« Regrets sincères » aux supporters

« Des personnes ont été bousculées ou agressées alors que nous leur devions la sécurité » au cours de cette soirée. « Face à une crise d’ampleur, nous avons fait en sorte que le match se tienne, qu’il n’y ait aucun blessé grave et aucun mort », a relevé Didier Lallement.

Le préfet a dit ses « regrets sincères » aux supporters britanniques et espagnols et les a encouragés à porter plainte, ce qui est possible depuis lundi en téléchargeant un formulaire sur le site de l’ambassade de France au Royaume-Uni.

Et pour les gaz lacrymogènes ?

Concernant l’usage de gaz lacrymogène utilisé par les forces de l’ordre sur le parvis du stade, le préfet a répété qu’il s’agissait du « seul moyen pour faire reculer une foule sauf à la charger, et je pense que ça aurait été une erreur grave de charger les gens. (…) J’ai bien conscience que des personnes de bonne foi ont été gazées, et j’en suis totalement désolé, mais je le redis, il n’y avait pas d’autres moyens ».

Et pour les 30 à 40.000 billets falsifiés ?

Le préfet de police a dit « assumer complètement » le chiffre de 30.000 à 40.000 personnes situées devant le Stade de France sans billet valide. « Le chiffre n’avait pas une vertu scientifique. Peut-être je me suis trompé dans le chiffre donné au ministre, mais jamais je n’ai prétendu que ce chiffre était parfaitement juste », souligne-t-il.

Cette estimation, reprise par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, est contestée par les Britanniques, la presse et de nombreux observateurs. Gérald Darmanin avait expliqué après la rencontre sportive que « 30.000 à 40.000 supporters anglais se sont retrouvés au Stade de France, soit sans billet, soit avec des billets falsifiés ».

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