Ukraine : E. Macron a réunit un Conseil de défense à 16h00 à l’Élysée, mais avec l’OTAN, cherchent ils à reprendre un coup d’avance sur V. Poutine – Enquête.


E. Macron a réunit un Conseil de défense à 16h00 à l’Élysée, mais avec l’OTAN, cherchent ils à reprendre un coup d’avance sur V. Poutine – Enquête.

Nous pouvons presque prévoir les réactions de l’OTAN complètement paralysée par la situation de l’Ukraine.

Publié le 26.2.2022

Plusieurs réflexions :

Première :

Wahou… Macron réunit le nouveau Conseil de défense nationale à 16h00 GMT à L’Élysée, un vrai conseil de guerre filmé avec des généraux ?? 

Tiens, mais n’est-ce pas encore ce monde inversé qui se met en route… Réfléchissez deux minutes, cela fait deux ans que Macron nous fait des conseils de guerre toutes les semaines avec interdiction de filmer ou de rapporter aucun fait et gestes issus de ces conseils de guerre, qui ont consisté à prendre des décisions ultra dangereuses à savoir si les rayons petites culottes ou bien bibliothèques devaient être ouverte ?? Et maintenant en réelle période de guerre où tout devrait être pour le coup « secret-défense », il nous filme tout, enfin nous montre des postures de chef de guerre, ce qu’il adore bien sûr, Néron (Nez Rond) est comme cela il aime se mettre en scène avec sa petite brassière de nouveau-né couleur kaki comme Zelinsky en fait de purs acteurs incarnés du film fournit par le DS.

TOUT EST LIÉ !! ILS SONT TOUS DE MÈCHE MAIS NOUS LES DÉBUSQUONS !!

Et les coïncidences, vous en faites quoi alors ? Connaissez vous Oleksandr Danylyuk ? C’est lui à côté du président Ukrainien Zelenskiy. Mais que faisait il avant de devenir Secrétaire du conseil national de sécurité ukrainien puis ministre des finances ?

Ancien directeur de McKinsey.

Seconde :

Une petite constatation de dimension abyssale, V. Poutine intervient dans deux nids depuis le début de l’année :

  • Janvier au Kazakhstan.
  • Février en Ukraine.
  • Pouvons-nous supposer, Mars en Géorgie.

Car c’est un nid d’importance aussi.

Voilà nous y sommes donc conseil de guerre avec Macron et mise en place des troupes en Roumanie pour la France, Macron et l’OTAN non aucun pouvoir pour défendre l’Ukraine qu’ils ont laissée tombée bien sûr, mais sont-ils déjà passés à la future évolution guerrière éventuelle de V. Poutine ?

La guerre en Ukraine bouleverse la situation sécuritaire en Europe. La France renforce ses contributions sur le flanc Est de l’OTAN. #Solidarité stratégique.

Certainement et pour cela nous devons regarder les pays membres ou à devenir membre de l’Otan, pourquoi ? Car un affrontement direct avec l’Otan n’est possible que dans le cas où un des pays membres est « agressé » l’Ukraine devra se débrouiller seul.

Enquête :

Moldavie, Géorgie, Ukraine… Comment la Russie avance ses pions pour contrer l’Occident ?

Au cours des trois dernières décennies, la Russie a soutenu, en Moldavie, un régime prorusse dans la région séparatiste de Transnistrie. En 2008, elle a mené une invasion conventionnelle de la Géorgie pour soutenir les gouvernements séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, deux provinces comptant d’importantes populations russophones. Six ans plus tard, elle a enfin saisi la Crimée à l’Ukraine et a commencé à soutenir les séparatistes prorusses dans le Donbass. 

À chaque fois, la crainte d’un affaiblissement de sa sphère d’influence a précipité les actions de Moscou, tandis que la présence de populations d’origine russe fournit au Kremlin une décision pour intervenir en tant que protecteur. Cette même logique était à l’œuvre lundi en fin de journée, lors du discours de V. Poutine durant lequel il a affirmé, que les citoyens russophones d’Ukraine étaient victimes d’un « génocide ».

En 2008, la guerre entre la Russie et la Géorgie avait éclaté au début des Jeux olympiques d’été de Pékin, au grand dam des dirigeants chinois. Pour éviter de contrarier à nouveau son allié, Vladimir Poutine a cette fois-ci il a attendu la fin des Jeux d’hiver, également à Pékin, pour frapper en Ukraine. 

Cette nouvelle opération dans les provinces de Donetsk et de Lougansk réveille de douloureux souvenirs pour les Géorgiens, encore sous le choc de la défaite cuisante de leur pays face à la Russie. Pour autant, cette stratégie était des plus prévisibles selon le professeur Emil Avdaliani, de l’Université européenne de Tbilissi et du groupe de réflexion géorgien Geocase. « En Géorgie, nous étions nombreux à nous attendre à la reconnaissance des deux entités séparatistes du Donbass. C’était évident depuis une année environ. Moscou a augmenté son financement des entités, fourni des passeports russes et renforcé sa présence militaire. La décision de Poutine est la conclusion logique de ce processus », explique-t-il. 

Les actions de la Russie suivent « un manuel pratique établi », poursuit Emil Avdaliani, celui consistant à « créer ou favoriser des mouvements séparatistes afin d’empêcher un voisin de dériver vers les institutions occidentales ». 

En Géorgie, des bases militaires russes pour soutenir les séparatistes

 

Ce raisonnement expliquerait le maintien de la présence russe en Transnistrie, province séparatiste de Moldavie, où les tentatives d’imposer la langue roumaine au début des années 1990 ont rencontré une résistance farouche de la part de la population principalement russophone de la région. Ce précédent – la protection des Russes ethniques – donnera plus tard à Vladimir Poutine un modèle pour justifier ses interventions en Géorgie et en Ukraine. 

Si la Russie n’a pas reconnu l’indépendance de la Transnistrie, elle « a affaibli la souveraineté de la Moldavie et gelé son intégration occidentale au cours des 25 dernières années », analyse le chercheur américain Erik J. Grossman dans la revue universitaire US Army War College Quarterly. « Cette incertitude a servi à piéger la Moldavie dans une zone grise géopolitique entre l’Est et l’Ouest et l’a contrainte à servir de vecteur de la corruption et du blanchiment d’argent russes. » 

Des pays aspirés dans la « zone grise » entre l’Otan et la Russie 

La Géorgie et l’Ukraine risquent, elles aussi, d’être durablement aspirées dans cette même « zone grise » géopolitique, coincées entre leurs espoirs de rejoindre un jour l’alliance militaire de l’Otan et la certitude que la Russie ne les laissera pas partir. Quant aux entités séparatistes reconnues uniquement par la Russie, leur sort dépend entièrement de Moscou. 

« Ces entités ne pourraient pas survivre par elles-mêmes, mais leur fragilité est en fait un avantage du point de vue russe, car elle justifie la présence continue de la Russie sur le terrain », analyse Nicoló Fasola. 

En reconnaissant les deux « républiques » du Donbass, Moscou s’en est tenu méticuleusement à son manuel pratique, estime Nicoló Fasola, reproduisant, mot pour mot, les traités d’amitié et d’assistance mutuelle qu’elle avait précédemment signée avec les provinces séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. La question de savoir si ces entités peuvent prospérer est une préoccupation mineure pour la Russie par rapport au tableau stratégique global, juge le chercheur. 

« Moscou fournira une aide financière et logistique mais, au bout du compte, elles ne sont rien de plus que des outils pour la réalisation des objectifs stratégiques de la Russie », explique-t-il. « Il s’agit de les utiliser comme ‘têtes de pont’ dans l’espace postsoviétique des instruments pour contrôler la situation sur le terrain. » 

Le sentiment antirusse, un prix à payer 

Reste à savoir jusqu’à quel point la Russie peut exercer un contrôle, les détracteurs du Kremlin notant que les actions de Vladimir Poutine ont durci le sentiment antirusse en Ukraine et en Géorgie. Comme l’a récemment déclaré la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, son pays comprend « très bien ce que le peuple ukrainien ressent aujourd’hui (…). C’est la solidarité d’un pays qui a déjà souffert et qui souffre encore de l’occupation. » 

La Russie a peut-être atteint ses objectifs à court terme, mais elle a « perdu son prestige et son soft power », estime le professeur géorgien Emil Avdaliani. « Peu de gens en Ukraine ou en Géorgie penseraient à se tourner vers la Russie sur le plan géopolitique. Je pense qu’à plus long terme, la Russie a dilapidé les avantages qu’elle détenait même après l’effondrement de l’Union soviétique. »

Pour les stratèges du Kremlin, cependant, le ressentiment à l’égard de Moscou est un prix à payer pour que l’expansion de l’Otan soit stoppée net. « Il est vrai que la ligne de conduite de la Russie depuis 2014 a provoqué la colère du public ukrainien et légitimé la posture antirusse de Kiev », souligne Nicoló Fasola. « Mais ce même gouvernement de Kiev est bien conscient du fait que la Russie peut décider ou du moins influencer fortement ses décisions politiques. Aussi antirusses qu’il puisse être, il doit prendre en compte les positions et les actions de Moscou. » 

Du point de vue occidental, la stratégie agressive de la Russie a eu un coût évident pour Moscou. Un coût financier, avec des sanctions sévères amenées à s’accentuer, mais aussi politique, puisque cette politique entraîne une forte détérioration des relations avec un front occidental soudé derrière une indignation commune. 

Du point de vue de la Russie, l’analyse de la situation est cependant bien différente selon Nicoló Fasola : « Si nous fondons notre évaluation sur les objectifs déclarés de Moscou, à savoir le maintien du contrôle russe – ou du moins de l’influence – sur ces régions spécifiques, alors la stratégie russe est un succès. Bien sûr, on peut rétorquer que ni la Géorgie ni l’Ukraine n’ont renoncé à adhérer à l’Otan. Mais, de facto, l’adhésion à cette alliance n’est plus une option viable. Quelle que soit la volonté de la Géorgie et de l’Ukraine de rejoindre l’Otan, elles ne le peuvent tout simplement pas. » 

Le même raisonnement s’applique à l’Occident, ajoute Nicoló Fasola : « Sur le papier, les puissances occidentales décident de l’adhésion à l’Otan. Mais dans la pratique, elles ne peuvent pas ignorer la Russie. » 

Pour lire l’article dans sa version originale (en anglais), cliquez ici


E. Macron a acté plusieurs renforcements substantiels de nos contributions à la posture de défense et de dissuasion de @NATO. Il a ainsi été décidé d’ :

  1. Accélérer et renforcer le déploiement déjà prévu d’avions de chasse dans les États baltes, à des fins de protection et de défense de l’Alliance.
  2. Renforcer ponctuellement le dispositif 🇫🇷en Estonie : un sous-groupement d’environ 200 militaires sera déployé aux côtés de nos alliés 🇩🇰 et 🇬🇧.
  3. Accélérer le déploiement de capacités en Roumanie dans le cadre de @NATO. La 🇫🇷 projettera ainsi un élément précurseur à titre national, dans des délais très courts. Ce 1er élément sera constitué d’un groupement tactique inter-armes d’environ 500 militaires.
  4. Ces dispositifs militaires ne visent à aucune escalade, mais simplement à participer à la défense des pays membres de @NATO. La 🇫🇷 assume ses responsabilités en tant qu’Allié et Etat européen.
  5. La France est au rendez-vous de la sécurité de l’Europe et renforce significativement sa contribution à la réassurance de ses alliés orientaux.