Canada : GoFundMe saisit les 10 millions de dollars collectés pour la manifestation des camionneurs et les reverse à des organisations caritatives.


GoFundMe saisit les 10 millions de dollars collectés pour la manifestation des camionneurs et les reverse à des organisations caritatives.

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Publié le 5.2.2022 par Omid Ghoreishi


GoFundMe déclare qu’il ne remettra pas les 10 millions de dollars canadiens (8 millions de dollars américains) recueillis pour soutenir les camionneurs qui manifestent contre les obligations liées au Covid-19 aux organisateurs. Il explique qu’il travaillera plutôt avec les organisateurs pour envoyer les fonds à des « organismes de bienfaisance établis et vérifiés par GoFundMe ».

« Pour garantir que GoFundMe reste une plateforme fiable, nous travaillons avec les autorités locales pour nous assurer que nous avons une compréhension approfondie et factuelle des événements qui se déroulent sur le terrain », a déclaré la plateforme de collecte de fonds dans un communiqué le 4 février.

« Après un examen des faits à prendre en compte et de multiples échanges avec les forces de l’ordre locales et les représentants de la ville, cette collecte de fonds est désormais en violation de nos conditions de service (clause 8, qui interdit la promotion de la violence et du harcèlement) et a été retirée de la plateforme. »

GoFundMe a ajouté qu’il avait « des preuves fournies par les forces de l’ordre montrant que la manifestation jusque-là pacifique est devenue une occupation, avec des rapports de police faisant état de violences et d’autres formes d’activités illégales. »

John Carpay, président du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF), qui assure la représentation juridique des organisateurs, a déclaré à Epoch Times que le lien établi entre les manifestants et des activités violentes ou illégales était sans fondement.

« J’aimerais voir les preuves qui existent », a déclaré M. Carpay. « C’est de la propagande politique. »

John Carpay a expliqué que selon les organisateurs, les manifestations se déroulent pacifiquement.

« C’est une liberté constitutionnelle de manifester pacifiquement », a déclaré M. Carpay.

Il a également déclaré que, d’après les informations recueillies sur le terrain, les gens peuvent se déplacer librement à Ottawa. Par exemple, dans un cas récent, un véhicule d’urgence a pu « circuler rapidement dans les rues parce que les camions étaient soigneusement garés sur le côté ».

« Ils n’entravent pas la vie quotidienne des habitants d’Ottawa, et ils sont attachés à la paix et à la non-violence », a-t-il déclaré.

Epoch Times a contacté GoFundMe pour obtenir des informations mais il n’a pas reçu de réponse immédiate.

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Des camions stationnés dans le centre-ville d’Ottawa alors que des manifestants continuent de dénoncer les obligations et les restrictions liées au Covid-19, le 2 février 2022. (Jonathan Ren/Epoch Times)

GoFundMe avait auparavant mis en place un gel du retrait des fonds à mesure qu’il procédait à un examen « pour s’assurer de la conformité avec nos conditions de service et les lois et réglementations applicables. »

Keith Wilson, un avocat de la JCCF représentant les organisateurs, avait déjà déclaré lors d’une conférence de presse tenue le 3 février que GoFundMe avait été « bombardé par des médias sociaux et d’autres actions orchestrées pour tenter de faire cesser la collecte de fonds ».

La police d’Ottawa a procédé à quelques arrestations alors que les manifestants restaient à Ottawa. Le 1er février, le Service de police d’Ottawa a annoncé qu’il avait accusé un homme de méfait de moins de 5 000 $ et un autre homme d’avoir porté une arme à une réunion. Le 2 février, la police a porté des accusations contre un autre homme originaire du Québec, alors qu’il se trouvait à Ottawa, en raison de « menaces et de commentaires formulés sur les médias sociaux ». La police affirme qu’il n’y a pas eu de blessures ni d’émeutes au cours des manifestations.

« D’après des informations très fiables, les personnes du mouvement n’étaient pas impliquées, et des infractions liées à des dommages matériels, ainsi qu’une agression survenue ce matin, commises par des agitateurs ont été constatées et signalées par un camionneur et l’un de nos agents de sécurité bénévoles, ce qui a été rapporté à la police et traité par le Service de police d’Ottawa », a déclaré Daniel Bulford, un ancien agent de la GRC qui a travaillé comme tireur d’élite pour protéger le premier ministre et qui aide maintenant les organisateurs de la manifestation, lors de la conférence de presse du 3 février.

Les données préliminaires montrent qu’il y a eu une baisse de la criminalité de rue enregistrée par la police depuis le début de la manifestation dans le centre-ville d’Ottawa, selon le Blacklock’s Reporter.

Au cours de la semaine précédant la manifestation, la police a reçu 31 appels pour des délits tels que des vols, des agressions, des trafics de drogue, des ivresses publiques et d’autres délits dans le quartier d’Ottawa où se déroule la manifestation, mais il n’y a eu que trois déclarations de délits de rue depuis le début des manifestations, selon Blacklock’s Reporter.

Dans un message publié le 4 février sur Twitter, le maire d’Ottawa, Jim Watson, a remercié GoFundMe d’avoir « écouté le plaidoyer de la ville et de la police d’Ottawa pour ne plus fournir de fonds aux organisateurs du convoi. »

« J’espère que le fait de limiter leur accès au financement et aux ressources restreindra leur capacité à rester à Ottawa « , a déclaré M. Watson.

GoFundMe avait auparavant autorisé le retrait d’un million de dollars canadiens par les organisateurs, qui devaient être utilisés pour des dépenses telles que le carburant et la nourriture destinés aux manifestants. La plateforme de collecte de fonds a déclaré dans son communiqué publié le 4 février que les donateurs pouvaient soumettre une demande de remboursement intégral de leur don jusqu’au 19 février.

La manifestation du convoi de camionneurs a commencé comme une protestation contre l’obligation imposée par le gouvernement fédéral aux camionneurs traversant la frontière entre les États-Unis et le Canada d’être vaccinés contre le Covid-19, mais elle s’est transformée en un vaste mouvement lorsque de nombreuses personnes à travers le Canada se sont jointes à la protestation contre les diverses obligations et restrictions liées au Covid-19.

Le convoi a convergé vers Ottawa le 29 janvier, et de nombreux manifestants sont restés dans la ville, garant leurs camions et véhicules près de la colline du Parlement. On peut entendre les klaxons des manifestants tout au long de la journée.

Les manifestants affirment qu’ils resteront dans la capitale nationale tant que le gouvernement ne supprimera pas les mandats Covid-19.

Les organisateurs ont maintenant mis en place un autre site de collecte sur GiveSendGo, qui, selon eux, permettra de faire parvenir l’argent aux manifestants. Le site de dons avait recueilli plus de 175 000 dollars en quelques heures seulement après sa création.

Omid Ghoreishi est un reporter d’Epoch Times établi à Toronto.

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