Le passe sanitaire fait chuter très fortement la fréquentation des parcs de loisirs


Le passe sanitaire fait chuter très fortement la fréquentation des parcs de loisirs

Publié le 29.7.2021 par Sarita Modmesaïb


L'entrée du Futuroscope, affilié à la Snelac. (Crédit photo  ALAIN JOCARD/AFP/GettyImages)

L’entrée du Futuroscope, affilié à la Snelac. (Crédit photo ALAIN JOCARD/AFP/GettyImages)

Depuis le 21 juillet, date où le passe sanitaire est devenu obligatoire à l’entrée de lieux de culture et de loisirs, les parcs d’attractions français enregistrent une baisse importante de la fréquentation.

Une saison « massacrée », c’est ainsi qu’a qualifié Arnaud Bennet à propos de cette période estivale. Le président du Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (Snelac) déplore la mise en place de l’obligation du passe sanitaire à l’entrée des parcs.

« Globalement il y a une chute très forte, de 20 à 50 % selon les sites, et jusqu’à 70 % chez certains. Plus le site est petit, plus l’achat est impulsif, la veille ou le matin même, et moins on vend de tickets à cause du pass sanitaire », a-t-il constaté sur Le Parisien.

Arnaud Bennet dirige le parc auvergnat du PAL, lequel est classé au 5e rang en termes du nombre de visiteurs en 2020.

« Imprévoyance politique »

Il s’est dit « consterné par l’imprévoyance politique », déplorant que la mesure ait été prise en pleine saison estivale.

« Il y a une désaffection très nette dans tous nos parcs à cause d’une mesure inutile dans ces espaces en extérieur, où le protocole de sécurité avait très bien fonctionné l’été dernier. Si le pass sanitaire avait été effectif le 1er ou le 15 septembre, on aurait fait un bon été, il avait bien commencé. Là, on est très près de tuer la saison sur beaucoup de sites. »

Outre la période, le président du syndicat a aussi regretté que cette mesure n’ait pas intégré la mise en place de tests à l’entrée.

« Sur les gros sites, on aurait pu mettre en place un système de tests sur les parkings, mais le décret, qui le permet pour les discothèques, n’a même pas été élargi aux parcs. Ce qui signifie que tous les frais seraient à notre charge. »

Selon M. Bennet, les parcs n’ont eu « aucun délai pour mettre en place ce passe » alors même que nombre de visiteurs n’en ont pas encore connaissance et qu’ils « arrivent en voiture après deux ou trois heures de route et ne sont même pas au courant de la mesure », entraînant alors tensions et parfois même insultes.

Le Snelac représente 500 entreprises du secteur et 50 000 salariés regroupant des grands parcs tels que Disneyland, le Puy du Fou ou Vulcania, mais aussi de moins connus tels que Animaparc en Occitanie, l’Aquarium de Biarritz ou encore le Village du Bournat dans le Périgord.


Source