Q SCOOP – Rémy Daillet et sa famille expulsés de Malaisie.


Rémy Daillet et sa famille expulsés de Malaisie.

Publié le 13.6.2021 par Epoch Times avec AFP


Rémy Daillet. (Photo : REMY GABALDA/AFP via Getty Images)

Rémy Daillet. (Photo : REMY GABALDA/AFP via Getty Images)

Rémy Daillet et sa famille ont été expulsés dimanche de Malaisie et sont attendus en France lundi où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt, soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’organisation de l’enlèvement de la petite Mia dans les Vosges.

Rémy Daillet, sa compagne Léonie Bardet et ses trois enfants de 17, 9 et 2 ans, ont été arrêtés fin mai sur l’île touristique malaisienne de Langkawi où ils résidaient parce que leurs visas avaient expiré.

Ils ont été remis dimanche matin aux autorités françaises à l’aéroport de Kuala Lumpur et ont quitté la capitale malaisienne dans un vol sous escorte, selon plusieurs sources concordantes en Malaisie.

Selon l’une des sources, « ils ont pris un vol commercial vers l’aéroport de Changi à Singapour avec une escorte de sécurité renforcée ». Paraissant tous en « bonne santé », ils doivent ensuite prendre un vol pour Paris où ils sont attendus lundi matin, a précisé à l’AFP cette source.

Rémy Daillet, 54 ans, avait entamé une grève de la faim pour protester contre son arrestation tandis que sa compagne enceinte craignait des complications, voire de perdre son enfant si elle prenait l’avion, selon leur avocat et des proches.

Un appel contre la décision d’expulsion est en cours, a indiqué l’un des avocats de Rémy Daillet, Jean-Christophe Basson-Larbi.

« Cette expulsion forcée est illégale »

« Cette expulsion forcée est illégale puisque mise en œuvre au mépris de l’immigration act » de la loi malaisienne, « au mépris des conventions internationales, au mépris des règles de procédure et surtout au mépris de l’appel », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Si rien ne vient perturber cette expulsion, à l’arrivée de Rémy Daillet sur le sol français, le juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy, dans l’est de la France, qui a émis le mandat d’arrêt aura « deux possibilités », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Nancy, François Pérain.

Il pourra soit « le faire présenter immédiatement à Nancy en vue de sa mise en examen », soit décider de « le faire présenter devant le juge des libertés et de la détention » de Bobigny « pour une incarcération provisoire ». Dans ce cas, M. Daillet devra ensuite être présenté au juge d’instruction « dans un délai de quatre jours », a précisé le procureur.

Rémy Daillet, exclu du parti centriste Modem en 2010, est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’organisation de l’enlèvement de Mia.

La petite fille de 8 ans avait été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère dans un village des Vosges.

Sa mère n’avait alors plus le droit de la voir seule, ni de lui parler au téléphone.

Dans une vidéo mise en ligne après l’enlèvement de la fillette, Rémy Daillet avait tenté de se défendre. Sans évoquer nommément Mia, il réfutait le terme d’enlèvement.

Dans d’autres vidéos plus anciennes il défendait l’idée d’un coup d’État populaire et se disait opposé aux impôts, aux vaccins, aux masques ou à la 5G. Il prônait par ailleurs l’éducation des enfants par leurs parents à la maison.


Malaisie : appels à la libération de la compagne de Rémy Daillet et trois enfants

Rémy Daillet et sa compagne Léonie Bardet et leurs enfants ont été arrêtés en Malaisie le 29 mai, suite à l’expiration de leur visa le 21 mai 2021. (Photo : REMY GABALDA/AFP via Getty Images)

Rémy Daillet et sa compagne Léonie Bardet et leurs enfants ont été arrêtés en Malaisie le 29 mai, suite à l’expiration de leur visa le 21 mai 2021. (Photo : REMY GABALDA/AFP via Getty Images)

Un groupe de Français et de Malaisiens a lancé un appel aux autorités malaisiennes pour la libération de la compagne de Rémy Daillet, soupçonné d’avoir contribué à l’enlèvement de la petite Mia en avril dernier.

Rémy Daillet est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Fin mai, il a été interpellé sur l’île de Langkawi avec sa compagne Léonie Bardet, enceinte, et ses trois enfants de 17, 9 et 2 ans pour séjour irrégulier.

Ils ont été ensuite transférés dans le centre de Belantik géré par les autorités de l’immigration, au Nord-Ouest de la Malaisie, a indiqué une source officielle malaisienne jeudi. Ce centre accueille des centaines de migrants en situation irrégulière.

Pétition lancée aux autorités malaisiennes

Des amis du couple ont lancé une pétition adressée aux autorités malaisiennes les « suppliant de bien vouloir réparer une terrible injustice »« Léonie Bardet, et ses trois enfants, dont un bébé, sont actuellement incarcérés au motif d’un dépassement de leur visa touristique de 6 jours », relève la pétition, s’inquiétant de conditions de détention très difficiles.

(capture d’écran https://www.facebook.com/Sauver-Leonie-et-ses-enfants)

« Depuis quand on emprisonne des enfants pour les actes de leurs parents ? », s’insurge Amor Adjal, l’un des Français de Malaisie à l’origine de la pétition.

Ce groupe a aussi envoyé des requêtes aux autorités françaises, notamment au ministère des Affaires étrangères et à la présidence, leur demandant d’agir pour les sortir de détention. L’ambassade de France en Malaisie n’a pas souhaité faire de commentaires sur ce dossier.

Âgé de 54 ans, Rémy Daillet qui poursuit une grève de la faim, peut désormais être, soit expulsé vers la France par les autorités malaisiennes pour séjour irrégulier dans leur pays, soit extradé si les autorités retiennent le mandat d’arrêt international.

Dans le cadre de l’affaire Mia, six hommes et la mère de la fillette, ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

L’avocat de Rémy Daillet en France, Maître Philippe Fortabat Labatut, ancien contrôleur des brigades des douanes à l’aéroport de Roissy explique : « Dans le cadre de l’affaire Mia, je ne peux pas croire que la DGSI ne connaissait pas l’équipe – l’approche utilisée est connue, l’objectif à atteindre était Rémy Daillet. Ils ont donc suivi l’équipe afin de faire une liaison avec Monsieur Daillet. C’est une méthode bien connue des services qui se conclut par un coup de communication y compris le mandat d’arrêt international du juge de Nancy. L’affaire continue avec ce visa touristique dont nous avons la preuve qu’il avait demandé l’extension. »

« Sur l’île de Langkawi, le bureau de l’immigration était fermé pour cause de crise sanitaire. Une raison qui explique le retard de réponse des autorités malaisienne à l’extension de visa. Ceci fournit un prétexte opportun pour potentiellement envisager l’expulsion de Monsieur Daillet vers la France, bien plus facile qu’une extradition », conclut Maître Fortabat Labatut.


Source 1

Source 2