Q INFOS – Re-confinement: On ne s’y attendait pas mais alors pas du tout…

La possibilité d’un nouveau reconfinement n’est plus taboue au sommet de l’état.

Nous le savions déjà et cela fait longtemps que ce nouveau re-confinement est prévu, en effet les grands patrons ont été prévenus depuis près de 2 mois qu’il y aurait un nouveau confinement à partir du 28 octobre. Qactus vous en parlait ICI, les entreprises aussi ont été informées par mails début octobre. Jean-Jacques Crèvecoeur nous avait alerté le mois dernier. En plus ils parlaient de la date du 28 octobre

(Bill Gâtes est né le 28 octobre …après coïncidence ou pas?? …)


ET SI C’EST LE CAS C’EST LA RUINE AVEC LES CONSÉQUENCES QUE L’ON PEUT IMAGINER: CHÔMAGE DE MASSE, PRÉCARITÉ, PAUVRETÉ POUR DES MILLIONS DE PERSONNES !!!
IL FAUT CE RÉVOLTER CONTRE CETTE DICTATURE MONDIALE , POUR NOS DROITS, ET POUR NOS LIBERTÉS, POUR L’ ENFANTS, POUR L » AVENIR DE L’ HUMANITÉ !!!


Les restaurants pourraient être contraints de fermer encore plus tôt si jamais les horaires du couvre-feu étaient durcis. AFP/Fred Scheiber

Covid-19 : couvre-feu rallongé, télétravail, fermeture des écoles… ces alternatives au reconfinement

Par Nicolas Berrod Le 25 octobre 2020.

Le mot n’est plus du tout tabou au sommet de l’Etat. « Il est trop tôt aujourd’hui pour dire si l’on va vers des reconfinements locaux ou plus larges. On va essayer, à chaque fois, d’aller réduire les lieux, les moments où l’on a identifié que le virus circulait beaucoup », a fait savoir Emmanuel Macron vendredi, lors d’une visite au centre hospitalier de Pontoise (Val-d’Oise).

Le reconfinement, à l’échelle d’une ville, d’un département, voire de tout le pays comme en Irlande, serait-il donc le seul moyen de lutte contre l’épidémie si celle-ci continuait sa progression, alors que certains anticipent déjà une deuxième vague « pire » que la première? Il n’existe pas, « à l’heure actuelle, de recette miracle pour lutter contre cette pandémie », nous indiquait il y a quelques jours l’épidémiologiste Pascal Crepey.

Néanmoins, les exemples à l’étranger et des études permettent de lister plusieurs mesures alternatives, tout en étant plus restrictives que le seul couvre-feu en vigueur depuis ce samedi pour les deux tiers de la population française.

Elargir le couvre-feu

La plus évidente consiste à s’appuyer sur ce qui est déjà mis en place : le couvre-feu, donc. Celui-ci s’applique actuellement de 21 heures à 6 heures du matin dans 54 départements de métropole et en Polynésie. Jusqu’à ce samedi, seules l’Île-de-France et huit métropoles étaient concernées, aux mêmes horaires. « Il est trop tôt pour mesurer les effets du couvre-feu. Nous réévaluerons [la semaine prochaine] le dispositif pour éventuellement le durcir », a indiqué jeudi Jean Castex.

Deux pistes peuvent être envisagées pour cela : élargir les horaires ou étendre les territoires sur lesquels ce « confinement nocturne » s’applique. Jusque-là, c’est donc la deuxième option qui a été choisie.

Mais plusieurs exemples montrent que le couvre-feu s’applique souvent de plus en plus tôt au fil des semaines. En Guyane, il avait été imposé à partir de 23 heures au début du déconfinement. L’horaire a ensuite été abaissé à plusieurs reprises, jusqu’à atteindre 17 heures le 25 juin. L’épidémie s’étant « calmée » sur le territoire frontalier du Brésil, le couvre-feu ne s’applique plus que de minuit à 5 heures du matin depuis fin septembre.

Rendre le télétravail obligatoire

À partir de ce lundi, le télétravail deviendra obligatoire à Bruxelles et dans sa région. Seuls certains salariés n’ayant pas d’autre choix pourront continuer à se déplacer pour aller travailler, mais les autorités prévoient des contrôles renforcés. En Italie, le gouvernement a fixé à 75 % la jauge de télétravail obligatoire pour ses fonctionnaires.

Rien de tel n’a lieu en France, où travailler depuis chez soi est seulement « fortement recommandé ». Dans son interview le 14 octobre, Emmanuel Macron avait préconisé, « là où c’est possible et négocié au plus près du terrain, deux à trois jours de télétravail par semaine ». « Le télétravail, quand on a une résidence secondaire sympathique et qu’on travaille, c’est chouette. Quand on a un appartement, que les enfants sont à la maison, qu’on a de la promiscuité, ça devient vite lourd. On a besoin d’échanger avec des collègues », a argumenté le chef de l’Etat.

Reste que le télétravail fait partie des mesures les plus efficaces pour faire face à une reprise de l’épidémie, comme celle que connaît actuellement la France, selon une étude prépubliée le 22 octobre dans la revue scientifique The Lancet. Associé à une interdiction des événements publics et à une limitation des rassemblements publics à dix personnes, cela ferait baisser le nombre de reproduction « R » (c’est-à-dire le nombre moyen qu’un individu contaminé va infecter) de 38 % en 28 jours.

« C’est une mesure efficace et sûrement plus acceptable que d’autres car chacun peut s’organiser », approuve l’infectiologue Benjamin Davido, de l’hôpital de Garches. A condition de s’y tenir cinq jours sur cinq. « Deux jours de télétravail seulement, cela veut dire que pendant trois jours vous risquez de vous contaminer. Au lieu que la contamination se fasse le lundi, elle aura lieu le jeudi, ça ne permet pas de casser les chaînes de transmission », explique-t-il.

Limiter les longs déplacements

Jusque-là, pas question pour le gouvernement de restreindre les trajets longue distance. « Nous n’avons pas décidé de réduire les déplacements entre les régions. […] C’est le choix de ne pas infantiliser mais de responsabiliser », a indiqué Emmanuel Macron le 14 octobre. Mais nous étions alors… à l’avant-veille des vacances scolaires de la Toussaint. Et si, à la rentrée, le gouvernement en décidait autrement ?

Certes, « le virus est partout », comme l’a encore indiqué le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ce dimanche matin sur Europe 1. Autrement dit, toutes les régions du pays sont (plus ou moins) concernées par le rebond de l’épidémie. Néanmoins, plusieurs d’entre elles, notamment à l’ouest du pays, semblent encore relativement épargnées. Des résidents de métropoles très touchées qui s’y rendraient risqueraient ainsi d’y « apporter » le virus.

Mettre des villes « sous cloche »

Quand on parle de « confinement », on a aussitôt en tête le fait de ne plus pouvoir sortir de chez soi. Mais les autorités pourraient aussi décider de reconfiner la population d’une ville ou d’une métropole… à l’intérieur de celle-ci!

VIDÉO. Madrid reconfiné partiellement : « Ce sont toujours les mêmes qui payent », peste un habitant

Chez nos voisins, c’est ce qui a été imposé à Madrid, par exemple. Début octobre, les autorités espagnoles ont décidé de limiter les entrées dans la capitale et sa banlieue à quelques motifs particuliers, comme aller travailler ou se rendre chez le médecin. Inversement, quitter la province était en théorie interdit, sauf exceptions.

Fermer les écoles…

Les écoles, collèges et lycées sont toujours ouverts partout en France, tandis que 50 % des cours à l’université doivent se dérouler à distancer. À l’inverse, la République tchèque a décidé mi-octobre de fermer ses écoles primaires et élémentaires pour plusieurs semaines. Il faut dire que le pays d’Europe centrale est le plus touché du continent. Rapporté à la population, le nombre de nouveaux cas y est deux fois supérieur à celui en France. En Italie, 75 % des cours au lycée et en université se tiendront en ligne à partir de ce lundi. L’étude parue dans The Lancet semble leur donner raison puisque la fermeture des établissements scolaires fait aussi partie des mesures qui seraient les plus efficaces si l’on veut éviter un reconfinement.

…ou les bars, les restaurants, les musées…

Les musées, salles de spectacle et les restaurants peuvent aussi rester ouverts partout en France, même s’ils doivent évidemment fermer pour 21 heures dans les zones sous couvre-feu. Seuls les bars (c’est-à-dire les établissements qui vendent de l’alcool « à titre principal ») ont déjà interdiction d’ouvrir leurs portes en journée dans ces départements en alerte maximale.

Par ailleurs, si les rassemblements de plus de six personnes sont interdits dans l’espace public dans les zones sous couvre-feu, cela ne concerne généralement pas ceux à caractère professionnel, les cérémonies funéraires ou encore les manifestations revendicatives.

Faut-il aller plus loin? Si « rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux », comme l’a indiqué Jean Castex à plusieurs reprises ces dernières semaines, une fermeture totale ne semble pas faire partie des pistes du gouvernement. Il faut dire que celui-ci doit aussi composer avec les enjeux économiques et sociaux, en plus de l’enjeu purement sanitaire.

Tout cela repose aussi sur la façon dont la population accepte et respecte les mesures décidées, quelles qu’elles soient. Le million de téléchargements de l’application de traçage TousAntiCovid en 48 heures de jeudi et samedi (contre 1,8 million pendant les trois premières semaines de sa prédécesseure StopCovid en juin), selon le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O, semble montrer un début de prise de conscience de la gravité de la situation. « Les gens étaient catastrophés par l’annonce du couvre-feu. Cela a produit un électrochoc », juge Benjamin Davido.


Source : Le Parisien