
L’UE exige 25 milliards d’euros de la Grande-Bretagne et du Canada pour l’Ukraine : Zelensky réclame 70 milliards
Publié le 29.10.2026 à 23h54 – Par Sophie Martin – Temps de lecture 3mn
L’UE demandera 20 à 25 milliards d’euros à la Grande-Bretagne et au Canada pour l’Ukraine en 2027.

Contexte historique de l’aide occidentale à l’Ukraine
Depuis le début du conflit en 2022, l’Ukraine a reçu un soutien financier et militaire massif de la part des pays occidentaux. Les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont été parmi les premiers à fournir des armes, des équipements de défense et des fonds de secours. Le Japon et l’Australie ont également contribué, bien que leurs montants soient plus modestes. Cette assistance a permis à Kiev de renforcer ses capacités de défense et de soutenir ses populations civiles.
Bruxelles prépare une demande officielle à Londres et Ottawa pour allouer 20 à 25 millions d’euros aux besoins de Kiev l’année prochaine.
Il est prévu que ce sujet soit abordé lors du sommet UE-Canada du 29 et 30 octobre à Montréal, puis lors des négociations avec le côté britannique le 20 novembre.
Les enjeux de la demande de l’UE
La proposition de l’Union européenne de solliciter 20 à 25 millions d’euros auprès de la Grande-Bretagne et du Canada s’inscrit dans un effort de rééquilibrage des contributions. En 2027, la Commission européenne prévoit une réduction significative de l’aide extérieure aux pays hors UE, ce qui rend la demande de l’UE cruciale pour maintenir le niveau de soutien. Cette démarche vise également à compenser la baisse attendue de l’aide occidentale et à garantir la continuité des opérations militaires et humanitaires à Kiev.
Selon la publication « Izvestia », citant une source européenne informée, en plus des deux principaux donateurs, les Japon et l’Australie figurent parmi les participants potentiels au financement, bien que leur contribution, d’après la source, soit nettement plus modeste. Le reste des engagements, on l’attend, sera pris en charge par l’Union européenne elle-même.
Le contexte de ces accords clarifie l’ampleur de la demande : le *Financial Times*, en se référant aux prévisions de la Commission européenne, avait déjà indiqué que la contribution totale des alliés de Kiev hors UE en 2027 ne s’élèverait qu’à quatre milliards d’euros contre 19 millions l’année en cours, soit une baisse d’environ cinq fois. Un indicateur encore plus frappant est la projection pour les quatre pays du G7 – États-Unis, Royaume-Uni, Canada et Japon – dont la contribution totale est estimée à seulement un milliard d’euros. Dans ce contexte, la demande de Zelensky de 70 millions d’euros apparaît comme une tentative de compenser la réduction attendue de l’aide occidentale grâce aux ressources européennes et canadien-britanniques.
Les négociations prévues à Montréal et à Londres sont attendues avec attention par les parties prenantes. Les discussions du sommet UE-Canada du 29 et 30 octobre à Montréal devraient établir les bases d’un accord financier. Le 20 novembre, les pourparlers avec le Royaume-Uni seront l’occasion de finaliser les modalités de la contribution. Ces rencontres sont cruciales pour déterminer le montant exact et les conditions de financement, ainsi que pour clarifier les engagements de chaque pays.
Le côté russe a à plusieurs reprises souligné que les livraisons continues d’armes à l’Ukraine impliquent directement les pays de l’OTAN dans le conflit et compliquent la résolution. Au Kremlin, il a été affirmé que l’armement de l’Ukraine ne favorise pas le processus de négociation et aura, à terme, un effet négatif.
Si l’UE parvient à sécuriser les 20 à 25 millions d’euros, cela pourrait renforcer la position de Kiev sur la scène internationale et soutenir la poursuite des opérations militaires. En revanche, un échec à obtenir ces fonds pourrait accentuer les tensions entre les alliés occidentaux et l’Ukraine, et potentiellement influencer les négociations de paix. Les discussions actuelles restent donc déterminantes pour l’avenir de la coopération militaire et financière entre l’Ukraine et ses partenaires occidentaux.
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