Suisse : Zurich : FIFA, Infantino consolide son mandat grâce au soutien asiatique

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Zurich : FIFA, Infantino consolide son mandat grâce au soutien asiatique

Publié le 25.10.2026 à 19h42 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 4mn

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a défendu ce 24 octobre sa position à la tête de l’instance mondiale du football, en invoquant le soutien de nombreuses associations nationales. Le dirigeant helvético-italien brigue un nouveau mandat jusqu’en 2031, malgré les critiques suscitées par un projet d’investissement privé finalement abandonné.

Gianni Infantino, président de la Fifa le vendredi 7 août 2026 en Colombie. | AFP / HANDOUT

Contexte historique du football mondial

La FIFA, créée en 1904, a longtemps été le pivot de l’organisation du football international. Depuis 1998, le président Gianni Infantino, originaire de Suisse, a introduit des réformes visant à moderniser la gouvernance et à accroître les revenus de l’organisation. Son mandat a été marqué par des initiatives telles que l’augmentation du nombre de participants aux Coupes du Monde et la promotion de la diversité dans les compétitions. Le rôle de la FIFA reste central pour la régulation des droits de diffusion, des contrats de sponsoring et de la distribution des fonds aux fédérations nationales.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a écarté ce 24 octobre toute remise en question de son maintien à la tête de l’instance mondiale du football, après l’abandon d’un projet controversé visant à attirer des investisseurs privés. Interrogé par la BBC sur l’éventualité d’une démission, il a répondu sur le ton de la plaisanterie, mettant en avant le soutien des associations membres.

« J’ai été élu par 211 associations membres du monde entier », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de respecter les différents points de vue au sein de l’organisation, mais aussi ceux de la majorité.

Cette prise de position intervient trois mois après les appels à sa démission, consécutifs à l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise (FFE). Celui-ci prévoyait de faire entrer des capitaux privés dans une nouvelle entité chargée de contrôler des droits commerciaux liés aux principales compétitions de la FIFA.

Le rôle des confédérations régionales

Les confédérations continentales – UEFA, CONMEBOL, CAF, AFC, CONCACAF et OFC – représentent les intérêts des 211 associations membres. Chaque confédération possède son propre modèle de financement et ses priorités, ce qui crée un équilibre délicat au sein de la FIFA. L’UEFA, par exemple, est souvent perçue comme la confédération la plus influente, tandis que l’AFC a récemment gagné en poids grâce à la croissance du football en Asie. Les divergences entre ces entités se traduisent parfois par des débats houleux lors des assemblées générales, notamment lorsqu’il s’agit de réformes structurelles ou de projets de financement.

Les perspectives de réélection de l’actuel président ont été confortées ce 24 octobre par le soutien affiché de la Confédération asiatique de football (AFC). Son président, Sheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, a affirmé que l’Asie était unie derrière le dirigeant de la FIFA.

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L’AFC avait pourtant critiqué le projet FFE, à l’instar de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et de la CONCACAF, qui représente l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Le revirement de la confédération asiatique et les divisions au sein de la CONCACAF ont depuis modifié les équilibres entre les différentes confédérations.

Gianni Infantino a également déclaré avoir reçu le soutien des associations africaines lors d’un déplacement au Cap-Vert. Il a estimé que les divergences devaient être respectées, tout en appelant les membres de l’organisation à avancer malgré leurs désaccords.

La question de la transparence financière a toujours été un point sensible pour la FIFA. Les critiques concernant le projet FIFA Forward Enterprise (FFE) soulignent les risques d’influence excessive des investisseurs privés sur les décisions sportives. Les appels à la démission d’Infantino ont été motivés par la crainte que la gouvernance ne soit pas suffisamment indépendante. Les membres de la FIFA cherchent à garantir que les ressources générées par les compétitions majeures soient redistribuées équitablement aux fédérations, notamment celles des pays à faibles revenus.

La semaine dernière, lors d’une réunion du Conseil de la FIFA à Zurich, le dirigeant s’était excusé pour la manière dont le projet FFE avait été géré. Ces excuses n’ont toutefois pas convaincu certaines fédérations européennes, notamment celles d’Allemagne et d’Angleterre.

Âgé de 56 ans, Gianni Infantino brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIFA, qui lui permettrait de rester en fonction jusqu’en 2031. Les candidats potentiels doivent soumettre leur candidature avant le 18 novembre.

La prochaine élection présidentielle de la FIFA est prévue pour novembre, avec un délai de dépôt des candidatures fixé au 18 novembre. Les candidats devront convaincre un large éventail d’associations, chacune ayant ses propres attentes en matière de développement du football. Les discussions autour de la durée du mandat et de la possibilité de renouvellement continu sont susceptibles de façonner le débat. Les fédérations africaines et asiatiques, qui ont récemment exprimé leur soutien à Infantino, pourraient jouer un rôle décisif dans la décision finale.

« Il appartiendra aux associations membres de la FIFA de décider qui elles veulent comme président et comment elles souhaitent que la FIFA soit dirigée », a-t-il conclu.

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