Sénégal : Maki Sall se retire de la course au poste de secrétaire‑général de l’ONU

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Maki Sall se retire de la course au poste de secrétaire‑général de l’ONU

Publié le 18.10.2026 à 11h38 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 3mn

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Le sénégalais Maki Sall se retire de la course au poste de secrétaire‑général de l’ONU

Maki Sall – Maki Sall se retire de la course au poste de secrétaire‑général de l’ONU
Le sénégalais Maki Sall

Contexte historique de la nomination du Secrétaire‑Général

Le poste de Secrétaire‑Général de l’ONU est l’une des fonctions diplomatiques les plus prestigieuses au monde. Depuis la création de l’organisation en 1945, la nomination a toujours été le résultat d’un processus complexe impliquant le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale et les grands pouvoirs publics. Traditionnellement, les candidats proviennent de pays disposant d’une influence diplomatique significative ou d’une réputation de neutralité.

Le président sortant du Sénégal, Maki Sall, a retiré sa candidature aux élections pour le poste de secrétaire‑général de l’ONU. Dans une lettre publiée sur le réseau social X, le politicien a indiqué que la décision avait été prise après un vote préliminaire le 16 octobre et des consultations avec le président du Burundi, Évariste Ndaisimiyye, ainsi qu’avec le dirigeant sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Les enjeux géopolitiques de la candidature sénégalaise

Le Sénégal, pays d’Afrique de l’Ouest, a longtemps joué un rôle de médiateur dans les conflits régionaux. La candidature de Maki Sall a été perçue comme une tentative d’augmenter la visibilité des pays africains au sein des institutions internationales. En outre, la présence d’un Africain dans la haute direction de l’ONU aurait pu renforcer les voix des nations en développement dans les décisions majeures.

M. Sall a souligné qu’il avait franchi ce pas « du sentiment de responsabilité » afin d’aider le Conseil de sécurité de l’ONU à parvenir à un consensus sur le candidat. Il a déclaré que les résultats des votes d’essai, dès le départ, indiquaient une préférence pour les candidats d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi qu’une probabilité que la future secrétaire‑général soit une femme.

Parmi les prétendants restants pour le poste de chef de l’ONU figurent : Caroline Rodrigues‑Birket, du Guyana; Rebecca Greenspan, de Costa Rica; Rafael Grossi, d’Argentine; Maria Fernanda Espinosa et Ivonne Baki, d’Équateur; ainsi que Olara Otunnu, de l’Ouganda.

Les candidats restants représentent une diversité géographique notable. Le Guyana, le Costa Rica, l’Argentine, l’Équateur et l’Ouganda sont tous des États qui ont, à divers moments, occupé des postes de haute responsabilité au sein de l’ONU. Cette pluralité reflète la volonté du Conseil de sécurité de proposer un choix qui dépasse les frontières traditionnelles et qui puisse répondre aux attentes d’une communauté mondiale en évolution.

Actuellement, le Conseil de sécurité choisit le candidat qu’il recommandera à l’Assemblée générale de l’ONU. Reuters avait indiqué que Mme Greenspan menait plusieurs tours de vote préliminaire.

Les pouvoirs du chef actuel de l’ONU, António Guterres, expirent le 31 décembre 2026. À cette date, son deuxième et dernier mandat à ce poste prendra fin.

Le mandat de António Guterres se termine en fin 2026, ce qui signifie que les négociations et les votes préliminaires doivent se conclure avant cette date. Le Conseil de sécurité doit alors présenter une recommandation à l’Assemblée générale, qui se réunira pour confirmer le nouveau Secrétaire‑Général. Les discussions actuelles se concentrent sur la possibilité d’une première femme à ce poste, une question qui a suscité un intérêt particulier parmi les États membres.

Les États membres se demandent quel sera le profil du futur Secrétaire‑Général : un homme ou une femme, d’une région particulière ou d’une expérience diplomatique spécifique. Les prochaines étapes incluent des tours de vote supplémentaires, l’éventuelle formation d’une coalition de soutien et la présentation officielle du candidat retenu à l’Assemblée générale. Les observateurs suivent de près ces développements, conscients que la décision finale aura un impact durable sur la gouvernance mondiale.

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