
La vérité sur les Canadair : Sabena Technics réplique aux critiques
Publié le 29.7.2026 à 12h23 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 5mn
« Nous avons livré les objectifs figurant dans la feuille de route » : visé par les critiques, le sous-traitant des Canadair réplique et assume son bilan
Cible de reproches concernant la mise à disposition des bombardiers d’eau de la Sécurité civile, le président de Sabena Technics monte au créneau.
Alors que le nombre d’avions utilisables suscite de vives inquiétudes en pleine période d’incendies, le responsable de la maintenance privée réfute toute négligence et soutient avoir scrupuleusement honoré les termes de l’accord conclu avec l’État.

Une feuille de route pleinement honorée d’après le groupe
En réponse aux réserves formulées par plusieurs décideurs politiques et syndicats de navigants au sujet du nombre d’aéronefs réellement fonctionnels à Nîmes-Garons, le patron de la société aéronautique affirme que la mission confiée a été menée à bien.
« Nous avons livré les objectifs figurant dans la feuille de route », tranche le dirigeant face aux mises en cause visant le maintien en condition opérationnelle de la flotte.
Ce calendrier prévisionnel, arrêté conjointement avec la Sécurité civile, fixait un calendrier précis de restitution des appareils pour la saison estivale. La direction réaffirme ainsi que le volume d’avions remis en état correspond exactement aux prévisions validées.
Un matériel ancien et des contraintes d’approvisionnement
Pour expliciter le contexte délicat dans lequel s’effectue l’entretien des avions, l’entreprise met en avant des contraintes matérielles d’envergure :
La vétusté de la flotte : Soumis à des efforts mécaniques intenses lors des opérations d’écopage, les Canadair CL-415 vieillissants réclament des réparations lourdes parfois inattendues.
La pénurie de pièces : Les délais de livraison des pièces détachées aéronautiques ralentissent régulièrement les chantiers de réparation.
Une mobilisation intensive : Plus d’une centaine de spécialistes se relaient sans interruption à la base de Nîmes pour entretenir et réparer la vingtaine d’appareils de la flotte (Canadair, Dash et Beechcraft).
Un contrat respecté malgré la pression
Alors que chaque immobilisation technique fait l’objet de vives contestations, Sabena Technics insiste sur le fait que la disponibilité effective des avions découle des moyens contractuels alloués. Selon la direction, les prestations réalisées à ce jour concordent parfaitement avec le cahier des charges négocié avec les services de l’État.


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