
Un navire russe transportant des pièces nucléaires coule sous des explosions mystérieuses : rapport
Publié le 13.5.2026 à 07h21 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 5mn
L’Ursa Major a sombré le 23 décembre 2024, lors de l’un des incidents maritimes les plus inhabituels de ces dernières années.
Un cargo russe soupçonné de transporter des composants sensibles d’un réacteur nucléaire a coulé après une série d’explosions inexpliquées au large des côtes espagnoles, selon une enquête de CNN.
L’Ursa Major a sombré le 23 décembre 2024, lors de l’un des incidents maritimes les plus inhabituels de ces dernières années. Son naufrage est resté largement inexpliqué.

La confession de la « bouche d’égout »
Le manifeste du navire indiquait qu’il transportait 129 conteneurs vides et deux grandes « bouches d’égout » vers Vladivostok. L’enquête espagnole a conclu que cette histoire s’est effondrée lors des interrogatoires à Carthagène.
Sous la pression des autorités espagnoles, le capitaine du navire, Igor Anisimov, aurait avoué que les « couvercles » étaient en réalité des composants de deux réacteurs nucléaires similaires à ceux utilisés dans les sous-marins. Bien qu’il ne puisse pas confirmer s’ils étaient ravitaillés, il admit que sa véritable destination était probablement le port nord-coréen de Rason.
CNN rapporte que l’itinéraire inhabituel du navire, d’un port russe à un autre via la Méditerranée, a soulevé des questions, surtout compte tenu du vaste réseau ferroviaire russe qui aurait pu transporter ce type de cargaison.
Scènes en mer
Le navire a été suivi le long de la côte européenne sous l’escorte de navires militaires russes.

Les autorités portugaises et espagnoles surveillaient son passage. Le 22 décembre, les autorités espagnoles remarquèrent que le navire ralentissait de façon inattendue dans leurs eaux. L’équipage n’a d’abord signalé aucun problème.
En moins de 24 heures, la situation a changé.
À 11h53 UTC (17h25 IST) le 23 décembre, l’Ursa Major émit un signal de détresse signalant trois explosions sur son flanc tribord, près de la salle des machines. Deux membres de l’équipage furent tués, et le navire commença à s’incliner lourdement.
Quatorze membres survivants abandonnèrent le navire et furent secourus par les services maritimes espagnols.
Selon CNN, les tensions ont augmenté lorsqu’un navire d’escorte russe, l’Ivan Gren, a ordonné aux navires voisins de rester à l’écart du navire endommagé. Les autorités espagnoles poursuivirent cependant les opérations de sauvetage et envoyèrent un hélicoptère pour fouiller le navire.
Une seconde vague d’explosions
Bien que le navire semblât initialement stable, la situation s’aggrava soudainement. Peu après l’arrivée du navire d’escorte russe, quatre autres explosions furent détectées, avec des relevés sismiques correspondant aux schémas d’explosion sous-marine. Peu après, l’Ursa Major coula complètement.
Les enquêteurs espagnols n’ont pas confirmé publiquement la cause, mais des sources de CNN suggèrent la possibilité d’une frappe sous-marine ciblée.
Le navire transportait des réacteurs nucléaires
Le gouvernement espagnol a ensuite déclaré que, lors de l’interrogatoire, le capitaine « a finalement avoué qu’il s’agissait des composants de deux réacteurs nucléaires similaires à ceux utilisés par les sous-marins. » Ils ont ajouté qu’il ne pouvait pas confirmer la présence de combustible nucléaire.
Le capitaine aurait cru que la cargaison était destinée à être livrée en Corée du Nord.
Possible intervention militaire en mer
L’enquête suggère que le navire aurait pu être mis hors service par une petite mais précise frappe sous-marine, possiblement une torpille ou une mine limpet.
Une théorie citée décrit une brèche de coque de 50 cm conforme aux armes sous-marines avancées. D’autres experts ont déclaré à CNN qu’un engin explosif placé pourrait également expliquer les dégâts.
Ni la Russie, ni l’Espagne, ni les États-Unis n’ont officiellement confirmé une quelconque implication militaire.
L’Ourse majeure se trouve aujourd’hui à une profondeur d’environ 2 500 mètres en Méditerranée. Les autorités espagnoles affirment que la récupération de sa boîte noire n’est actuellement pas réalisable.
Pourquoi la Corée du Nord ?
Le timing est crucial. L’Ursa Major a mis le cap seulement deux mois après que la Corée du Nord eut envoyé 10 000 soldats pour aider l’invasion russe de l’Ukraine. Le rapport de CNN suggère que les réacteurs étaient le paiement du soutien militaire de Kim Jong Un.
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