France : Brigitte Macron et son « mea culpa » en carton : « Désolée, mais c’était pas pour vous, les sales connes ! »

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Brigitte Macron et son « mea culpa » en carton : « Désolée, mais c’était pas pour vous, les sales connes ! »

Publié le 15.12.2025 à 23h43 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 5mn

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Oh là là, quel moment de télévision poignant nous a offert Brigitte Macron sur Brut ! La Première Dame, drapée dans sa dignité élyséenne, a daigné s’abaisser à un « mea culpa » pour avoir qualifié des militantes féministes de « sales connes » en coulisses, devant son pote Ary Abittan qui avait la trouille des « bandits masqués ». Touchant, n’est-ce pas ? Elle est « désolée si j’ai blessé des femmes victimes »… Si, si, attention, seulement « si ». Parce que, voyons, ce n’était pas destiné à être public. Ah bah oui, bien sûr ! Quand on insulte des femmes qui luttent contre les violences sexuelles, le vrai problème, c’est que ça sorte au grand jour. Pas l’insulte elle-même, non non. C’est la fuite qui est scandaleuse !

Ci-dessous Alexandra Brazzainville, qui a déposée plainte il y a quelques semaines contre Jean-Michel-Brigitte pour transphobie, à la suite de la plainte de (Christian Cotten) enregistrer en décembre 24. Nous a fait un eautre vidéo explicative : « Les excuses » de l’Elysée « sonnent faux

Revenons sur ce chef-d’œuvre de transparence. Brigitte nous explique, la voix tremblante de sincérité (ou de rire retenu ?), qu’elle n’a « pas vu qu’il y avait quelqu’un derrière moi qui filmait ». Pauvre chérie ! Elle était dans une loge privée, avec sa fille et quatre amis triés sur le volet, à rassurer un humoriste accusé de viol (mais non-lieu, hein, circulez, y’a rien à voir). Et paf, un vidéaste de l’agence Bestimage celle de sa grande copine Mimi Marchand filme tout ça par « erreur » et balance la vidéo à la presse people. Quelle malchance ! Sauf que… attendez… dans la vidéo originale, c’est Brigitte elle-même qui soutient l’artiste en coulisses, dans un contexte hyper médiatisé, avec photographes et caméras partout pour immortaliser son soutien royal à Abittan. Elle demande même si on filme bien tout le monde pour virer les intrus ? Non ? Bah alors, comment ça, « je n’ai pas vu » ? C’est ça, la Première Dame vit dans un monde parallèle où les caméras apparaissent par magie derrière son dos. MDR, comme diraient les jeunes. Ou alors, c’est juste une excuse bidon pour dire : « Oui, j’ai pensé ça, et je le pense encore, mais chut, c’était privé ! »

Et puis, le clou du spectacle : « De toute façon, je pense qu’on a le droit de parler et de penser. » Ah, sublime ! La liberté d’expression selon Brigitte. On a le droit de traiter des féministes de « sales connes » en privé, parce que, voyons, c’était pour « rassurer » un ami. Maladroitement, certes, mais bon, elle n’avait « pas d’autres mots à sa disposition ». Pauvre Brigitte, victime d’un vocabulaire limité ! Pendant ce temps, son mari Emmanuel, le grand défenseur de la pensée unique, pousse pour labelliser les médias « fiables » (ceux qui lui lèchent les bottes, bien sûr), réguler les algorithmes pour enterrer les « fake news » (tout ce qui critique le pouvoir), et censurer ce qui dérange. Il faudrait vous entendre, les tourtereaux ! Toi, tu défends le droit de penser librement (tant que c’est en privé et contre les féministes), et lui veut mettre des étiquettes sur la presse pour empêcher les Français de penser par eux-mêmes. Hypocrisie level expert. « On a le droit de penser »… sauf si ça ne plaît pas à l’Élysée, bien évidemment.

Mais le bouquet final, le vrai moment de génie comique involontaire, c’est quand Brigitte s’indigne de la censure des artistes : « Je ne supporte pas qu’on interrompe un spectacle. Quelqu’un est sur scène, il essaie de donner tout ce qu’il peut donner. Comment fait-il pour continuer après ? Et ça veut dire quoi, cette censure qu’on exerce sur les artistes ? C’est quelque chose que je ne comprends pas. Nous ne sommes pas des juges. » Oh mon Dieu, arrêtez-moi, je vais mourir de rire ! Chère Brigitte, envoyez donc cette vidéo mémorable à Laurent Nuñez, votre ministre de l’Intérieur préféré, qui censure Dieudonné depuis des années ! Spectacles interdits, électricité coupée, gendarmes qui montent sur scène pour saisir le matériel… Dieudonné, censuré à répétition pour ses opinions, interrompu en pleine représentation parce que ça dérange le pouvoir. Lui, il donne « tout ce qu’il peut donner » sur scène depuis des décennies, et votre gouvernement le muselle sans sourciller. « Nous ne sommes pas des juges » ? Bah si, justement ! Vous l’êtes, et des juges bien sélectifs : tolérance zéro pour les interrupteurs féministes anti-viol (ces « sales connes »), mais censure maximale pour les humoristes qui critiquent le système.

Brigitte conclut en mode sainte-nitouche : elle est « là pour les victimes », discrètement bien sûr, parce qu’elle « ne communique pas » sur ce qu’elle fait. Ah bah oui, mieux vaut insulter les militantes en privé que de soutenir publiquement les vraies luttes. Et elle pense « à elles seules ». Sauf quand elle défend un accusé de viol sur scène, hein. Ce n’est pas un mea culpa, c’est un « oui, j’ai chié sur les femmes, mais c’était pas censé être public ». Pas d’excuses réelles, juste des regrets que ça ait fuité. Au moins, elle a eu les couilles de venir en live sur Brut pour baratiner. Ce que son roitelet de mari ne fait jamais : lui insulte les Français à tour de bras (« les Gaulois réfractaires », « les rien », etc.), et ne s’excuse jamais. Pour lui, tout est normal.

Bah voilà, Brigitte : c’est trop tard. Votre « privé » révèle votre vrai visage, et celui du couple présidentiel. Les Français, eux, sont blessés, lassés, fatigués et pour de vrai par vos politiques, vos hypocrisies, vos mépris. Et ça, ça ne s’efface pas avec une interview larmoyante sur Brut. Allez, next !

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