France : Abattage préventif des vaches françaises : quand Macron, Genevard et l’UE décident que la meilleure façon de sauver l’agriculture, c’est de la tuer

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Abattage préventif des vaches françaises : quand Macron, Genevard et l’UE décident que la meilleure façon de sauver l’agriculture, c’est de la tuer

Publié le 12.12.2025 à 19h34 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 5mn

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Chers amis paysans, respirez un grand coup : l’État est là pour vous aider. Comment ? En vous obligeant à flinguer toutes vos bêtes saines, évidemment ! Parce que, comme chacun sait, le meilleur moyen d’éviter qu’une vache attrape la fièvre catarrhale ovine (FCO), ou la DNC c’est de la transformer en steak haché avant qu’elle ait seulement le temps d’éternuer. Génial, non ?

Annie Genevard, notre flamboyante ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire (oui, oui, celle qui a un CAPES de lettres classiques et dont la seule expérience du vivant se limite aux métaphores sur les troupeaux dans les tragédies grecques), a donc déclaré à l’AFP, la larme à l’œil et le cœur léger : « Pour sauver toute la filière, l’abattage est la seule solution. » Traduction : « Circulez, y’a plus rien à élever. »

On admire la cohérence macronienne : pour éviter qu’un organisme tombe malade, on le tue l’organisme. Appliquons ça partout ! Les vieux risquent la grippe ? Abattage préventif des Ehpad. Les Français de souche risquent l’immigration ? On les vire aussi. Les myopes risquent de rater le bus ? Lunettes interdites et abattage immédiat. Logique débile, logique d’État.

Et, pendant qu’on vide les étables françaises avec une efficacité stakhanoviste, on continue d’importer tranquillement de la viande du Mercosur, d’Ukraine ou d’ailleurs, élevée aux hormones, aux antibiotiques et aux normes sanitaires niveau « on verra bien ». Mais, ça, c’est pas grave. Le poulet ukrainien bourré de salmonelles ? Bienvenue sur les étals ! La vache française en bonne santé ? Poubelle, elle pourrait théoriquement tomber malade un jour. Principe de précaution, qu’ils disent.

D’ailleurs, petit rappel : en 1992, face à la même maladie, on avait vacciné et isolé. Ça avait marché. Mais bon, c’était l’ancien monde, celui où on était encore un peu cons et où on croyait que soigner valait mieux que tuer. Aujourd’hui, on est dans l’ère des Lumières version start-up nation luciférienne : on disrupte l’élevage en le rayant de la carte.

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Et, comme par hasard, la Cour des comptes sortait il y a peu un rapport suggérant de réduire le cheptel français de 30 % pour « tenir les objectifs climatiques ». Comme par hasard, le Mercosur (cet accord merveilleux qui va inonder l’Europe de bœuf sud-américain défiscalisé) est sur le point d’être signé. Comme par hasard, on abat massivement en France… mais pas en Espagne, pas en Italie, pas en Allemagne. Curieux, non ?

Alors oui, Annie Genevard est parfaite pour le poste : aucune compétence agricole, un CV de prof de français, issue d’une dynastie de députés-pharmaciens, et déjà accusée d’avoir bloqué la réforme du Nutri-Score pour faire plaisir aux industriels. Une vraie experte en souveraineté alimentaire. On applaudit le casting.

Conclusion : pour éteindre l’incendie de l’agriculture française, le gouvernement a décidé de verser dix jerrycans de kérosène dessus. Et quand tout sera cramé, Macron viendra poser devant les cendres avec son petit air de premier de la classe : « Vous voyez, on a sauvé la filière : il n’y a plus rien à sauver. »

Peut-être qu’un jour, pour sauver la France, on appliquera le même principe à l’Assemblée nationale. Dès qu’un ministre est atteint de connerie aiguë avérée (ce qui arrive souvent), on abat tout le troupeau. Principe de précaution démocratique. Ça ferait de la place.

Sources : Midi Libre

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