France : Macron, ou l’Art de se faire désavouer par sa propre réforme : le grand recul en fanfare

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Macron, ou l’Art de se faire désavouer par sa propre réforme : le grand recul en fanfare

Publié le 10.12.2025 à 09h23 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 5mn

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Macron, le Roi des Réformes qui S’effondrent comme un Château de Cartes

Emmanuel Macron, le petit prodige de la finance déguisé en sauveur de la République ! Vous vous souvenez de ce jeune loup ambitieux qui avait promis de transformer la France en machine économique ronronnante, débarrassée des chaînes du passé ? Eh bien, accrochez-vous à vos baguettes, car son second mandat ressemble de plus en plus à un remake raté d’un sketch de Goscinny : Astérix et les Réformes Englouties. Hier, l’Assemblée nationale, dans un élan de lucidité collective ou de vengeance pure et simple, a voté la suspension de sa précieuse réforme des retraites. Oui, vous avez bien lu : adieu l’âge de départ repoussé à 64 ans, cette « concession à la réalité fiscale » que notre Jupiter avait arrachée dans les larmes et les pavés de 2023. Le texte est clair : suspension jusqu’après l’élection présidentielle de 2027. Autant dire, enterrez ça au Panthéon des illusions perdues, avec les autres cadavres de son bilan.

Ironie du sort, ou plutôt ironie macronienne car il en raffole, ce garnement en costard trois-pièces, ce vote (247-234, pour les amateurs de score de foot raté) s’inscrit dans un budget de la Sécurité sociale qui gonfle les dépenses comme un ballon de baudruche sous les vents de la démagogie. Les retraites, qui bouffent déjà 14 % de l’économie française, alors que les dépenses publiques totales flirtent avec les 57 % du PIB ? Pas grave ! On va juste creuser le déficit de 23 milliards de dollars oups, pardon, euros, mais avec Macron, c’est kif-kif en illusion monétaire. Et, pour couronner le tout, on ajoute un milliard supplémentaire pour les hôpitaux (parce que, soyons fous, soigner les gens, c’est plus important que… payer pour leurs vieux jours ?). Ah, et n’oublions pas la cerise sur le gâteau empoisonné : la taxe sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %. Merci, Monsieur le Président, pour cette piqûre d’amour fiscal aux actionnaires et aux rentiers qui croyaient encore en votre « réforme libérale ». C’est ça, votre « grand bond en avant » économique ? Plutôt un saut périlleux en arrière, direction le gouffre des dettes éternelles.

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Pensez-y : Macron avait grimpé les marches de l’Élysée en 2017 sur la promesse d’une France « en marche » vers la modernité, loin des archaïsmes syndicaux et des privilèges intouchables. Résultat ? Son premier mandat, avec ses réformes chancelantes, est en train de s’évaporer comme un slogan publicitaire sous la pluie. Les gilets jaunes, les grèves monstres, et maintenant cette claque parlementaire : c’est presque comique, si ce n’était pas si tragique pour nos caisses vides. Pendant ce temps, notre cher leader, avec son sourire carnassier et ses discours ciselés comme un TED Talk raté, nous serine encore sur la « souveraineté européenne » et la « transition verte ». Mais soyons honnêtes, la seule transition qu’on voit, c’est celle vers un État-providence hypertrophié, dopé aux promesses électorales et aux reports indéfinis. Bravo, Emmanuel ! Vous qui vous rêviez en Napoléon des temps modernes, vous finirez peut-être en Louis XVI des finances : guillotiné par vos propres alliés, la tête haute, mais le portefeuille à sec.

Et, nous, simples mortels, on paie l’addition. Les jeunes qui galèrent à entrer sur le marché du travail verront leurs retraites hypothéquées par ces atermoiements ; les seniors, déjà usés par des carrières précaires, se demandent si le mirage de 62 ans n’était qu’un leurre macronien. Cyniquement, on pourrait applaudir : au moins, cette suspension offre un sursis aux baby-boomers avant que le système ne s’effondre pour de bon. Mais franchement, qui y croit encore ? Macron, le réformateur qui n’ose pas réformer ; le visionnaire myope qui recule devant le premier mur syndical. C’est pathétique, c’est risible, c’est… typiquement français, hélas. Vive la République, et que le prochain président, qui qu’il soit, ait au moins le cran de ne pas promettre la lune pour nous vendre du fromage rance.

Sources : The Wall Street Journal, Le Monde, Libération

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