Europe : Voitures électriques en recul : pourquoi les constructeurs relancent l’essence


Voitures électriques en recul : pourquoi les constructeurs relancent l’essence

Publié le 10.12.2025 à 17h01 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 5mn

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Après des années de communication axée sur le « tout électrique », plusieurs grands constructeurs automobiles font machine arrière. Fiat, Mercedes, Porsche, Volvo, Renault ou encore Toyota réintroduisent des modèles à moteur thermique ou hybrides, alors qu’ils avaient initialement prévu de basculer entièrement vers l’électrique.

Les raisons de ce revirement

  • Transition trop rapide et trop coûteuse : pour de nombreux clients, passer à l’électrique représente un investissement trop élevé, malgré les aides fiscales. La part des véhicules 100 % électriques reste limitée (environ 16 % des ventes neuves en Europe).
  • Marché en crise : les ventes de voitures neuves ont chuté de plus de deux millions d’unités par rapport à l’avant-Covid. Les consommateurs se tournent vers l’occasion, où les modèles électriques sont souvent plus chers que les équivalents essence.
  • Concurrence asiatique : les marques chinoises progressent rapidement et mettent sous pression l’industrie européenne, menaçant des dizaines de milliers d’emplois.
  • Objectif 2035 remis en question : l’interdiction prévue des moteurs thermiques en Europe suscite des contestations. Certains pays (Pologne, Allemagne, Italie, Bulgarie, etc.) demandent des assouplissements ou des reports.
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Les conséquences pour les acheteurs

À première vue, plus de choix peut sembler positif. Mais les experts soulignent que les plateformes « multi-énergies » (capables d’accueillir essence, hybride et électrique) sont souvent des compromis techniques. Résultat : des voitures moins optimisées, moins agréables à conduire et parfois plus complexes à entretenir.

Une industrie en pleine incertitude

Ce retour de l’essence ne signifie pas l’abandon de l’électrique, mais plutôt une stratégie de diversification. Les constructeurs cherchent à s’adapter aux réalités du marché, aux contraintes économiques et aux hésitations politiques. L’idée d’un futur uniquement électrique paraît de plus en plus difficile à atteindre, et l’Europe revoit déjà ses ambitions.

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