
Quand les chevaliers de la vertu se prennent les pieds dans leurs propres sermons
Publié le 1.12.2025 à 23h15 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 2 mn
Acte I : Macron, le pédagogue fatigué
Emmanuel Macron, d’ordinaire prompt à distribuer des leçons de vertu comme des bonbons à la sortie d’école, a soudain décidé de ranger son manuel de morale. Face au scandale de corruption ukrainien, il annonce qu’il ne « fera pas la leçon » à Kiev. Traduction ironique : « Nous avons déjà assez de casseroles à la maison, inutile d’aller juger celles des voisins. » Un président qui se découvre une humilité tardive, c’est comme un professeur qui avoue à ses élèves qu’il a triché à l’examen. Pathétique, mais presque attendrissant.

Acte II : Zelensky, metteur en scène de la transparence
Pendant ce temps, Volodymyr Zelensky continue son spectacle permanent. Un conseiller disparaît dans un scandale, hop, un autre surgit comme par magie. Le Bureau anti-corruption lance l’« opération Midas » dans le secteur de l’énergie, et le chef de cabinet Yermak démissionne. Pas grave : Zelensky sort Rustem Umerov de son chapeau. On dirait une série télé où les personnages secondaires meurent ou disparaissent, mais la saison continue sans jamais changer de scénario. La corruption devient un décor, les démissions des accessoires, et la « transparence » un effet spécial.
Acte III : Le cirque des vertueux
Macron et Zelensky réunis à l’Élysée, c’est un peu comme deux illusionnistes qui se félicitent mutuellement de leurs tours de passe-passe. L’un explique qu’il ne peut pas juger, l’autre remplace ses acteurs en coulisses. Résultat : un grand numéro de cirque diplomatique où la corruption est traitée comme une anecdote, et la morale comme une option facultative. Le public, lui, rit jaune. Parce qu’au fond, ce théâtre n’est pas drôle : il est tragiquement banal.
Conclusion : La farce continue
Quand les champions autoproclamés de la vertu se retrouvent à jongler avec leurs propres casseroles, le spectacle devient une comédie cynique. Macron joue au professeur qui oublie ses cours, Zelensky au metteur en scène qui recycle ses figurants. Et, nous, spectateurs, n’avons plus qu’à applaudir… ou à siffler.
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