
Morad Aggoun, ex-élu de Vaulx-en-Velin, condamné pour viol, en fuite avant son procès en appel
Publié le 21.11.2025 à 00h07 – Par François Lambert – Temps de lecture 2 mn
Morad Aggoun, ex élu de Vaulx-en-Velin, condamné en appel à quinze ans de réclusion pour viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel, et actuellement en fuite, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt.
Qu’il est inspirant, cet exemple d’ancien élu ! Morad Aggoun réalise un véritable chef-d’œuvre d’irresponsabilité et d’arrogance, mais attention, pas dans l’art public : dans la fuite lamentable face à ses propres crimes. Ex-édile de Vaulx-en-Velin, condamné en appel à quinze ans de réclusion pour viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel, le bonhomme a préféré démontrer que l’audace politique consiste surtout à déserter. Un an de cavale, notice rouge Interpol, mandat d’arrêt, la totale : le récit du pathétique.

C’est que l’homme savait flairer les failles du système judiciaire… ou du moins courir plus vite que son ombre. Ne pas comparaître à son procès d’appel ? Eh bien, c’est original : Aggoun n’a même pas daigné honorer le tribunal, histoire de voir si la justice fonctionne mieux sans lui. L’ancien adjoint s’improvise marathonien, file en Espagne, saute sur un bateau pour Oran, direction Algérie, la fuite comme projet politique.
Les faits sont gravissimes : plaintes de secrétaires de mairie de 2014 et 2016, détention provisoire, condamnation, appel… et puis le courage d’un lapin : ne pas affronter ses responsabilités. Résultat : la sentence s’alourdit à quinze ans, dont le premier mois déjà en zone hors-champ, pendant que les victimes attendent.
Aggoun, c’est le nouveau visage de la lâcheté institutionnelle, un cas d’école de ce que devient l’engagement public dans sa forme la plus abjecte. Manipulateur, prédateur, et maintenant fugitif international sous le nez d’une République sidérée, qui découvre qu’en France, être élu n’interdit ni le crime, ni l’indécence, ni la cavale.
Bravo l’artiste ! La notice rouge brille d’un éclat funèbre : bienvenue dans le Top 10 des hommes les plus recherchés, non pas pour avoir servi la ville… mais pour avoir nié la justice et sali la mémoire républicaine.
Sources : Le Progrès, Lyon Capitale, Mediapart, Mediacités
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