
Après le Brésil, Tintin au Mexique : Macron, le président en tournée mondiale d’auto-spectacle
Publié le 7.11.2025 à 18h26 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 4 mn
Regardez bien Macron. Analysez sa tête, ses gestes. On croirait un enfant perdu qu’on aurait catapulté dans un rôle trop grand pour lui. Il s’agite, papillonne, change de ton, de visage, de costume à chaque caméra. On lui donne un tambour ? Il tape comme un gosse. Un bébé ? Il le brandit comme un jouet. Une tribune ? Il grimpe dessus comme s’il venait de découvrir la scène d’un théâtre itinérant. Ce type semble désormais perdu, comme déboussolé, c’est à se demander s’il n’y a pas plusieurs macrons ? Dans sa tête oui, c’est sûr, mais dans le réel mystère ?




Deux faces, toujours les mêmes : celle du garnement qu’on amuse, et celle du comédien studieux qui débite des phrases toutes faites pour donner l’illusion de la maîtrise. Une sorte de schizophrénie politique en direct : Macron se regarde agir, se dédouble, se contemple parler. L’important, c’est le mouvement, la lumière, le plan de coupe qui flatte le profil.
Et cette fois, le décor a changé. Après le Brésil, direction le Mexique ! L’aventure continue. Tintin au pays de l’égo. Officiellement, c’est pour la “grande cause” climatique, la COP30, cette grand-messe où tout le monde prétend sauver la planète à bord de jets privés. En réalité, c’est un sketch : Macron le globe-trotter sauveur du monde, suivi par sa garde-robe voyageant dans un autre avion. Un costume par jour, un scandale par escale.





La farce atteint son sommet au Brésil. Scène surréaliste : Macron, l’air grave et concentré, invite le « président » syrien Ahmad Al-Shara ex-chef d’Al-Nosra, c’est-à-dire d’Al-Qaïda version syrienne à “rejoindre la coalition contre Daesh”. Kafka sur Copacabana. Quand on en arrive à supplier les anciens djihadistes de combattre d’autres djihadistes, ce n’est plus de la diplomatie, c’est du stand-up.
Puis, virage à 180 degrés : notre funambule présidentiel défend désormais à fond l’accord UE-Mercosur, après l’avoir vilipendé pendant des années. Miracle : “la Commission européenne m’a entendu”, nous dit-il. On applaudirait s’il ne s’agissait pas juste de l’évidence que le commerce relève d’une compétence exclusive de l’UE. Traduction : tout était décidé d’avance. Mais Macron, lui, fait semblant de piloter le navire, alors qu’il n’en tient pas même la rame.
Et cette phrase, glissée mine de rien, presque candide : “Je reste vigilant car je défends aussi les intérêts de la France.” Aussi ? Donc d’autres avant ? Voilà, tout est dit. Macron, ce VRP planétaire, ne défend plus un pays : il défend un concept, une carrière, une chaise à Davos.
Pendant ce temps, la France tangue. Des attentats, des familles anéanties, un peuple déboussolé. Et lui, serein sous les tropiques, comme un influenceur politique qui poste sa story pendant l’effondrement. Ce n’est plus un manque de décence : c’est un divorce. Le président n’est plus en France, ni mentalement ni moralement. L’Élysée ? Une boîte vide. Le pouvoir ? Une bulle sur LinkedIn.
Les Français, eux, doivent vivre, produire, survivre. Et lorsqu’ils le feront, ça s’appellera la révolte ou plus simplement, le FREXIT : la reprise de contrôle face à ceux qui ont troqué la souveraineté pour un siège à la table des puissants. Macron, lui, a laissé tomber la France. Littéralement. Un dirigeant qui fuit pendant que son peuple souffre, c’est un acteur sans public. Rideau.
Pendant que l’Europe débat, Charles Michel, lui, semble avoir trouvé le mode “fun” du sommet.
Pendant que Macron est en train d’essayer de nous faire croire qu’il sauve la terre d’une catastrophe climatique, alors qu’on ne représente déjà plus rien dans l’économie et les « émissions de CO2 », voici comment les chinois plantent le riz désormais. Nous sommes devenus des clochards de la technologie.
Sources : Le Figaro — Valeurs Actuelles — Marianne
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