
Ils l’ont fait dans votre dos : Entrée-sortie de l’UE : Scan généralisé en vue, fuite interdite, « Vous êtes tracés pour votre bien ! » – Chronique d’un continent qui voulait votre bien (jusqu’à vos empreintes)
Publié le 5.10.2025 à 11h13 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 4 mn
Mesdames et messieurs, ouvrez grand vos poches et fermez vos rêves de fugue : l’Europe vient d’inventer la frontière 3.0, avec, en éditorial, cette question cruciale : « À quel moment avons-nous accepté de devenir le laboratoire du Parti Communiste Chinois sans même broncher ? ».
The Independent Rapporte ici :

Ce 12 octobre 2025, l’UE applique son grand projet de modernisation : le Système d’Entrée-Sortie (EES). Comprenez que tout ce qui n’est pas citoyen de la forteresse « bleu-étoilée » aura droit à un traitement VIP : scan du visage, prise d’empreintes, et stockage à vie dans une base de données rutilante sous prétexte de fluidité et de sécurité. L’Europe ne tamponne plus vos passeports, elle tamponne vos corps : bienvenue au Brain-Stamping Festival, édition 2025.

Les Britanniques, ces rescapés du Brexit, découvriront le vrai sens du goulag douanier. La libre circulation ? Fini, place à la circulation librement surveillée, pour leur bien évidemment. Ces grands voyageurs auront le plaisir d’être fichés à chaque entrée, surveillés à chaque sortie, tout en payant de temps en temps pour booster la machine, histoire que Big Brother puisse payer ses abonnements Microsoft Azure et se payer un nouveau drone de surveillance.
Le fugitif lambda pensait fuir la réalité ? Trop tard. L’UE a fait ça pendant que vous téléchargez des vidéos chats sur TikTok. Désormais, l’entrée dans Schengen ressemble à un escape game où la clef est un algorithme, et la porte de sortie, un triptyque : file d’attente, scanner biométrique, et lecture automatique de toutes vos motivations voyage d’affaires, visite de la tante, ou simple envie d’aller pisser de l’autre côté de la frontière.
Ni les réfugiés, ni les immigrés clandestins n’échappent au carnage algorithmique, à moins que leurs données “tolérées” n’intéressent pas encore nos augures technocrates ; le flou est organisé, sans doute « pour leur bien » là aussi.
Vous pensiez que l’Europe, c’était « liberté, sécurité, humanité » ? Aujourd’hui c’est : « Faciale recognition, data mining, permanence algorithmique. » L’UE rejoint la grande famille des géants de la surveillance. Demain, venez compléter le puzzle avec ETIAS, le permis à 20 euros pour avoir le droit d’être recoupé, analysé, puis filtré par les meilleurs logiciels de détection de mensonge dopés à l’intelligence artificielle faites gaffe à vos micro-expressions, le logiciel sait repérer les clins d’œil de panique.
La bureaucratie européenne, dans sa générosité infinie, prévoit tout :
- Attente de 14 heures à la frontière, comme au meilleur stand du salon de l’auto.
- Double « bande rouge » : on tamponne, on scanne, pendant que « le process » vacille encore.
- Dublin et Chypre, au moins pour l’instant, échappent à la machine, pour cultiver le mythe du vieux passeport vérifié par un humain une espèce en voie de disparition.
Et dans trente ans, quand on se demandera où tout a basculé, cet instant précis, cet EES discret et brutal, sera le moment où l’Europe a définitivement signé pour un remake moins sympathique du “Black Mirror”, version Schengen. Tout cela, bien sûr, avec le sourire bienveillant de la Commission, qui veille « pour votre bien », pendant que l’on ferme la porte à tout sens critique pour se taper une part de cloud computing bien chaude.
Rappelez-vous : quand ils font tout dans votre dos, c’est toujours, toujours… pour votre bien.
Ce pastiche s’appuie sur le déploiement progressif du EES, le fichage biométrique systématique des voyageurs, la transformation numérique des frontières, la surveillance généralisée et la nouvelle étape payante avec Etias. Il appuie lourdement là où ça fait mal : la privation de liberté sous prétexte d’innovation, l’indifférence face aux dérives du fichage et la bonne conscience bureaucratique qui vous rassure pendant qu’elle s’enfonce dans le total administratif.
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