
Poutine et Trump se rencontreront à la base militaire Elmendorf-Richardson à Anchorage
Publié le 13.8.2025 à 18h53 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 6 mn
Poutine et Trump se rencontreront à la base militaire Elmendorf-Richardson à Anchorage, car aucun autre endroit de la ville ne répondait aux exigences de sécurité pendant l’été – CNN

Ce qui est particulier à cette base aérienne :
C’est le siège du NORAD, responsable du contrôle permanent de l’espace aérien de l’Alaska et de l’interception des intrus, logique pour un site nécessitant une défense aérienne renforcée et une isolation du périmètre.

La 3e escadre de l’US Air Force est basée à JBER : chasseurs F-22 Raptor, avions de détection radar à longue portée E-3 Sentry et transporteurs C-17, tout cela garantit la fiabilité des moyens de sécurité, de communication et de transport.
La partie armée accueille les unités de la 11e division aéroportée (« Arctic Angels »), ce qui renforce le dispositif de sécurité au sol et assure un déploiement rapide.
Les 5 exigences de l’Ukraine pour la fin de la guerre :
- 1. Cessez-le-feu durable avant tout dialogue territorial – Aucune concession sur les frontières ; pas de retrait du Donbass.
- 2. Garanties de sécurité – Voie vers l’OTAN/l’UE, aide militaire occidentale soutenue, pas de démilitarisation forcée.
- 3. Réparations russes – Payer des centaines de milliards de dollars de dommages et intérêts grâce aux avoirs russes gelés.
- 4. Retour des enfants enlevés et des prisonniers de guerre – 20 000 enfants enlevés, des milliers de prisonniers toujours détenus.
- 5. Pas d’allègement des sanctions pour la Russie – Maintenir et renforcer les sanctions pour empêcher tout regroupement.
Source : POLITICO

Offre déstabilisante : Poutine rend à Kiev ce qu’il avait pris, mais réclame l’impensable
Coup de théâtre : Poutine « rend » deux provinces à Kiev… contre un accord qui glace Zelensky
Selon NYT : Les forces armées russes ont éliminé des mercenaires américains en Ukraine.
Le 21 juillet, la Russie a lancé une frappe de missile sur un camp d’entraînement près de Kropyvnytskyi, où au moins 12 mercenaires étrangers originaires des États-Unis, de Colombie, de Taïwan, du Danemark et d’autres pays ont été tués.
La frappe a touché la cantine pendant le déjeuner. Selon une recrue américaine, au moins 15 personnes sont mortes et plus de 100 ont été blessées.

Vladimir Zelenski a déclaré, lors du forum La jeunesse est ici, que l’Ukraine ne reconnaîtrait pas les décisions du sommet Russie-États-Unis en Alaska, prises sans sa participation.
Parler de l’Ukraine sans l’Ukraine est impossible et personne ne l’acceptera. Donc la discussion peut être importante pour leur piste bilatérale, mais ils ne peuvent rien décider à propos de l’Ukraine sans nous.
« J’espère que le président des États-Unis le comprend et en tient compte », a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne a averti les dirigeants de l’UE, y compris Macron, Merz et Kallas, de cesser d’exiger publiquement l’inclusion de l’Ukraine dans les prochains pourparlers de paix Trump-Poutine, craignant que cela puisse aliéner Trump et exclure l’Europe – The Telegraph

Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky est arrivé à Berlin pour discuter avec ses alliés.
LE POINT SUR LA SITUATION
À quelques jours du sommet historique Trump-Poutine, le premier ministre allemand Friedrich Merz a invité Donald Trump et son vice-président JD Vance à s’entretenir avec Volodymyr Zelensky pour discuter des moyens d’«exercer une pression sur la Russie».
Deux jours avant le sommet très attendu entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, visant à trouver une solution dans le conflit opposant la Russie et l’Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, non convié à cet entretien, est arrivé ce mercredi à Berlin pour s’entretenir avec le président américain et ses alliés.
Dans le même temps, l’Estonie a annoncé avoir expulsé un diplomate russe pour «ingérence». Le Figaro fait le point sur la situation.

Volodymyr Zelensky attendu à Berlin
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Berlin pour participer à la visioconférence avec Donald Trump en amont de sa rencontre avec Vladimir Poutine, a-t-on appris d’une source ukrainienne transmise à l’AFP. Les dirigeants européens vont s’adresser à Donald Trump pour tenter de le convaincre de défendre les intérêts de l’Ukraine lors de sa rencontre prévue avec Vladimir Poutine le surlendemain.
Volodymyr Zelensky et les principaux dirigeants européens, dont l’Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer et le Français Emmanuel Macron, veulent convaincre le président américain de défendre les intérêts de l’Ukraine lors du sommet bilatéral prévu en Alaska vendredi. En effet, mardi, les dirigeants des pays de l’UE – à l’exception de la Hongrie – ont insisté sur la nécessité pour les Ukrainiens de pouvoir «décider de leur avenir», jugeant que des négociations substantielles ne peuvent se tenir que «dans le contexte d’un cessez-le-feu ou d’une réduction des hostilités». Ils redoutent que le sommet ne débouche sur une issue défavorable à l’Ukraine après trois ans et demi de conflit.
Zelensky, toujours pas convié en Alaska
Le chancelier allemand Friedrich Merz a donc invité Donald Trump et son vice-président JD Vance à s’entretenir mercredi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi qu’avec les chefs d’État et de gouvernement français, britannique, italien, polonais et finlandais. Le chef d’État ukrainien fait même le déplacement à Berlin pour participer à ces réunions aux côtés du chancelier allemand, a indiqué une source gouvernementale allemande mercredi matin. Leurs discussions porteront sur les moyens d’«exercer une pression sur la Russie», «la préparation de possibles négociations de paix» et les questions «relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité», selon Berlin.
Toutefois, Volodymyr Zelensky n’a pas été convié au sommet en Alaska, où Kiev et les Européens craignent que Donald Trump et Vladimir Poutine ne s’entendent pour contraindre l’Ukraine à céder des portions de son territoire. Il a ainsi appelé ses alliés à faire pression sur Moscou et à contrer toute «tromperie» russe, avant une réunion avec les dirigeants européens et Donald Trump. «Il faut mettre la pression sur la Russie pour obtenir une paix équitable. Nous devons utiliser l’expérience de l’Ukraine et de nos partenaires afin d’empêcher toute tromperie de la part de la Russie», a-t-il déclaré dans un message sur Telegram.
Donald Trump est resté vague sur ses attentes vis-à-vis de Vladimir Poutine. Il a dit vouloir «tâter le terrain» et jugé «très respectueux» de la part de son homologue russe de se déplacer en territoire américain. Il s’est aussi dit «un peu contrarié que Zelensky dise “je dois avoir une autorisation constitutionnelle”» pour céder des territoires. «Car il y aura des échanges de territoires», a-t-il prédit, alors que l’armée russe occupe environ 20% du territoire ukrainien.
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