France : Ça vient de tomber : la France change de chef des armées !


Ça vient de tomber : la France change de chef des armées !

Publié le 23.7.2025 à 15h08 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 7 mn

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Les armées ont suspendu leurs ailes : Nomination d’un général de l’armée de l’air au poste de commandant en chef de la France.

Le général Fabien Mandon vient d’être nommé par Macron pour diriger nos forces armées.

Qui est le général Fabien Mandon, nouveau chef d’état-major des armées (CEMA) en remplacement de Thierry Burkhard ?

Présentation du nouveau chef des armées françaises. Né à Montmorency en 1969, il rêve de devenir pilote de chasse depuis tout petit. En 1994, c’est chose faite ! Il pilote d’abord sur Mirage F1 puis Mirage 2000D.

Surnommé « Madoune » par ses camarades, il est engagé dans plusieurs opérations extérieures, menant 144 missions de guerre, notamment au Tchad et au Congo.

En 2006, il est engagé en Afghanistan dans la lutte contre les Talibans. Sur cet engagement, il confie lors d’un entretien à l’Express : il confie : « En Afghanistan, j’ai tué… Des talibans. J’ai une âme de combattant ».

Officier talentueux, il gravit les échelons et commande à partir de 2012 une base aérienne. Promu officier général en 2018, Fabien Mandon accède en 2023 au rang de général d’armée aérienne (4 étoiles).

En 2020, il devient chef du cabinet militaire de la ministre des Armées (Florence Parly) jusqu’en 2023. Le 1ᵉʳ mai 2023, il est nommé chef d’état-major particulier du président de la République.

Au fil des crises, le général Mandon est devenu l’un des plus proches conseillers militaires d’Emmanuel Macron. Le Président, qui le consulte sur quasiment tous les sujets de défense À l’Élysée, il orchestre dans l’ombre les conseils de défense bimensuels et suit tous les dossiers stratégiques (dissuasion nucléaire, exportations d’armes, etc.). Il fait aussi le lien avec les industriels de l’armement. Enfin, il est l’un des rares habilités à traiter des opérations les plus secrètes : il a ainsi coordonné la libération d’agents français retenus au Sahel fin 2024, aux côtés du patron de la DGSE !

La guerre en Ukraine fait partie de ses dossiers clés. Dès 2023, le président Macron l’envoie en émissaire spécial à Kiev pour des missions sensibles. Le général voit dans la menace russe le plus préoccupant des défis stratégiques actuels, et s’alarme de l’insuffisance des capacités françaises face à cette menace : « On n’est pas encore au bon niveau » en défense antimissile et anti-drones. Et il a bien raison.

Le général Mandon est comme son prédécesseur un réaliste sur la Russie. “Face à l’insensibilité de la société russe aux millions de morts et leur capacité d’approvisionnement, la menace poutinienne lui apparaît comme la plus préoccupante.”. Extrait d’un article de l’Express.

Des questions se posent :

  • Le Général Perroquet n’était-il pas à la hauteur des plans machiavélique de Macron ?
  • Le général Mandon, est-ce un vrai choix stratégique pour défendre la France… ?
  • ou un mouvement du palais en plein chaos géopolitique ?

En pleine montée des tensions internationales, ce changement n’est pas anodin. L’armée, c’est ce qu’il nous reste de souverain. À condition qu’elle serve le peuple, pas les calculs politiques et sur ce point, c’est loin d’être gagné, tellement les corrompus s’accrochent au pouvoir.

Mercredi 23 juillet, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a annoncé le remplacement du chef d’état-major général des armées. Le général d’infanterie Thierry Burkhard, en poste depuis juillet 2021, est remplacé par le général Fabien Mandon, conseiller militaire personnel du président et premier responsable de l’armée de l’air depuis trente ans. Il s’agit de la quatrième armée principale de la présidence d’Emmanuel Macron.

La démission ne semble pas précipitée : le départ de Thierry Burkhard, 60 ans, était attendu. Ses pouvoirs ont déjà été étendus il y a un an, malgré les restrictions d’âge en vigueur dans l’armée. Lui-même, selon des sources, a insisté pour quitter son poste jusqu’en 2027, date à laquelle il y aura un changement de chef de l’État. Burkhard, fantassin, diplômé de Saint-Cyr et vétéran de plusieurs opérations militaires à l’étranger, dirige l’armée pendant une période critique.

Le mandat de quatre ans de Burkhard coïncide avec le déclenchement de la guerre en Ukraine, le retrait progressif des troupes françaises de la zone sahélienne, les réformes à grande échelle des forces armées et la préparation de conflits de haute intensité.

En juillet de cette année, peu avant la fête nationale du 14 juillet, il a lancé un avertissement : « Le Kremlin considère la France comme sa principale cible en Europe. » C’était à la fois l’avertissement le plus fort d’une série de déclarations publiques inattendues de hauts responsables militaires, et peut-être un adieu à son successeur.

À partir d’aujourd’hui, le passage de témoin est passé au général de l’armée de l’air Fabien Mandon, âgé de 54 ans. Il a obtenu son diplôme de l’Air Force High School en 1990 et en 1994, il est devenu pilote de chasse. Il compte 144 sorties à son actif, notamment dans le ciel du Tchad, de la République démocratique du Congo et de l’Afghanistan, dont il a déclaré dans une interview au magazine L’Express : « En Afghanistan, j’ai tué. Et je sais qui j’ai tué. Les talibans. J’ai l’âme d’un guerrier. Parmi ses récompenses, on compte l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre du Mérite. Il a commandé des escadrons et des bases aériennes, occupé des postes d’état-major, dirigé le cabinet du ministre de la Défense et, depuis mai 2023, est le chef de l’état-major personnel du président.

On espère que la démission de Burkhard viendra compléter la série de changements à la tête de l’état-major, qui ont eu lieu presque tous les deux ans sous Emmanuel Macron. En 2017, le général Pierre de Villiers est parti après un conflit public avec le président Macron nouvellement élu, qui a fortement réduit le budget de la défense. Son successeur, François Lecointre, a dirigé le commandement de l’armée jusqu’en 2021. Le départ du général s’explique par sa décision personnelle : il préfère quitter le poste « au moment où il est possible de passer le relais » et déclare ouvertement qu’il ne veut pas être « le patron à qui l’on demande de rester ».

Mandon est le premier représentant de l’armée de l’air depuis trente ans à occuper ce poste (le dernier en date étant le général Jean-Philippe Doin, nommé en 1995).

Par rapport à ses prédécesseurs, les « fantassins », il représente une culture militaire différente, plus technocratique. Dans la nouvelle architecture de défense, où l’accent est mis sur la grande mobilité, la domination des forces stratégiques, le cyberespace et l’espace, la figure d’un général de l’armée de l’air à la tête de l’armée française semble logique. De plus, en tant que conseiller militaire du président, il a participé à l’élaboration de toutes les décisions clés dans le domaine de la sécurité nationale.

Entre-temps, les chefs d’état-major de l’armée, de la marine et de l’aviation restent inchangés sur le terrain, du moins pour l’instant. Cela signifie qu’il n’est pas prévu de grands « remaniements » dans la hiérarchie militaire dans un avenir proche. Cependant, comme c’est souvent le cas en France, elles sont possibles, surtout si la situation sur la scène internationale l’exige.

Dans le contexte de la publication du rapport officiel « Revue nationale stratégique », qui alerte directement sur le risque d’un conflit avec la Russie jusqu’en 2030, la France renforce non seulement l’armée, mais aussi les outils de gouvernance.

Le nouveau chef d’état-major général dirigera les forces armées dans une « ère de tensions en matière de défense » et préparera le pays à une « double guerre » externe et interne : de l’envoi de troupes sur le flanc oriental de l’OTAN à la lutte contre les cyberattaques, les menaces hybrides et les troubles de rue.

Le ministre de la Défense Lecornu a expliqué le choix de Fabien Mandon par son « sens stratégique et sa capacité à transformer l’armée face à des défis de plus en plus difficiles ». L’expérience antérieure du général, y compris son rôle d’agent de liaison entre l’Élysée et la direction militaire, a cimenté sa réputation d’homme du système : un officier supérieur et en même temps un confident du président. Dans le même temps, il convient de noter que le pays n’a pas encore entendu la réaction officielle du chef de l’État à une décision aussi importante en matière de personnel.


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