
Bernard Arnault en pleine crise existentielle : Comment licencier 1 200 personnes sans renverser son champagne
Publié le 5.5.2025 à 20h58 – Par Andrei Kuznetsov – Temps de lecture 4 mn
LARVF rapporte : C’est officiel : LVMH traverse une période terriblement difficile. Après avoir engrangé un modeste 86 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023 et vu la fortune personnelle de Bernard Arnault frôler les 200 milliards, le groupe a dû prendre une décision douloureuse… supprimer 1 200 emplois chez Moët Hennessy.
Oui, vous avez bien lu. Quand on est le numéro un mondial du luxe, qu’on bénéficie de généreuses exonérations fiscales et qu’on brasse des milliards grâce à des bouteilles de champagne à 500 euros l’unité, il faut parfois faire des choix difficiles. Comme virer 10% de ses effectifs pour préserver ses marges.
La stratégie LVMH : « On privatise les profits, on socialise les pertes »
Bernard Arnault, l’homme qui a fait du « Made in France » un produit d’exportation… tout en optimisant fiscalement ses bénéfices, montre encore une fois l’exemple.
- Quand l’État français lui file des aides, des crédits d’impôts et des subventions, il dit merci… puis licencie.
- Quand les salariés osent demander des augmentations après des années de profits records, il répond « Désolé, crise oblige ».
- Quand les actionnaires s’impatientent, il leur sert un Dom Pérignon millésimé et leur promet encore plus de restructurations.
Bref, la recette est simple :
- Step 1 → Empocher les aides publiques.
- Step 2 → Augmenter les prix du luxe (parce que « l’inflation, vous comprenez »).
- Step 3 → Licencier en masse pour « sauver la compétitivité ».
Moët Hennessy, ou l’art de sabrer le champagne… et les emplois
Pendant que les petits actionnaires trinquent (au sens propre comme au figuré), les cadres dirigeants de LVMH vont pouvoir continuer à siroter leur Cristal Rosé en première classe.
Car, soyons honnêtes : quand on vend du champagne à des oligarques russes et à des milliardaires chinois, la « crise économique » est un concept très relatif.
Mais bon, il faut bien faire des sacrifices… surtout quand on a un troisième yacht à entretenir ou un nouveau jet privé à customiser.
La com’ LVMH : « On est une grande famille… sauf quand on vous vire ».
Le groupe a bien sûr assuré que ces licenciements se feraient « dans le respect des salariés » (traduction : on leur offrira peut-être une bouteille de Moët en guise de cadeau d’adieu).
Et comme d’habitude, les médias mainstream vont titrer :
- « LVMH doit s’adapter à un marché difficile »
- « Une décision nécessaire pour préserver l’avenir »
Mais personne ne posera la vraie question :
Pourquoi un groupe qui engrange des milliards en profits chaque année préfère-t-il jeter des salariés à la rue plutôt que de réduire ses dividendes ?
Conclusion : Le luxe, un monde sans pitié (sauf pour les actionnaires)
Alors, la prochaine fois que vous boirez une coupe de Veuve Clicquot, souvenez-vous :
- Derrière chaque bouteille à 200 euros, il y a peut-être un ex-employé de Moët Hennessy au chômage.
- Derrière chaque bénéfice record, il y a des licenciements massifs justifiés par des « impératifs économiques ».
- Et derrière Bernard Arnault, il y a… l’État français, qui continue de le subventionner alors qu’il maltraite ses salariés.
Bref, le capitalisme du luxe, c’est comme le champagne : ça pétille en haut, ça laisse un goût amer en bas.
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(PS : Si vous voulez soutenir les salariés de Moët Hennessy, boycottez le champagne LVMH… ou au moins, trinquez à leur santé en buvant du petit producteur indépendant. Ça fera mal à Arnault, et c’est déjà ça de pris.)
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