
Malgré la pression de Trump pour mettre fin au conflit, Poutine a remercié le régime de Kim Jong-un d’avoir envoyé des troupes en Russie
Publié le 28.4.2025 à 11h57 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 4 mn
Le Kremlin a reconnu l’implication militaire du régime de Pyongyang dans la région de Koursk, consolidant une alliance dangereuse contre l’Ukraine et l’Occident.
Le président russe Vladimir Poutine a remercié lundi la dictature nord-coréenne de Kim Jong-un pour son implication militaire dans la région de Koursk, où les forces russes affirment avoir expulsé les troupes ukrainiennes après de violents combats.

Selon un communiqué du Kremlin, des unités de l’Armée populaire coréenne ont agi « épaule contre épaule » avec les soldats russes dans l’opération.
Poutine a déclaré que les soldats nord-coréens « défendaient notre patrie comme si c’était la leur », et qu’ils accomplissaient leur devoir « avec honneur et courage », selon la note officielle.

La participation des forces nord-coréennes a également été confirmée par le chef d’état-major russe, le général Valeri Gerasimov, qui a informé Poutine que le 26 avril « la défaite d’un groupe de miliciens ukrainiens » à Koursk était achevée.
Gerasimov a souligné « l’aide significative apportée par l’armée nord-coréenne », admettant ainsi publiquement le déploiement de troupes étrangères pour renforcer l’effort de guerre du Kremlin.

La déclaration du Kremlin comprend également une exaltation des relations bilatérales avec la Corée du Nord, affirmant que les relations d’amitié et de coopération, forgées « sur le champ de bataille », continueront à se développer « avec succès et dynamisme dans toutes les directions ».
Depuis Pyongyang, l’agence de propagande KCNAa confirmé le déploiement de troupes nord-coréennes sur le territoire russe, qualifiant leur participation d’acte de solidarité face à « l’invasion audacieuse » ukrainienne à Koursk.

Le discours promu par Moscou et Pyongyang ignore la décision de 2016 de la Cour internationale de justice, qui réaffirme l’interdiction de l’intervention militaire par des États tiers sans le consentement exprès du pays concerné. Dans le même temps, l’envoi de troupes nord-coréennes renforce les accusations portées contre la Russie d’internationaliser le conflit en Ukraine par le biais d’alliances avec des régimes autoritaires.
L’accord stratégique global entre la Russie et la Corée du Nord, signé en juin 2024, a cimenté la collaboration militaire entre les deux régimes, qui sont marginalisés sur la scène internationale et font l’objet de sanctions pour violations systématiques des droits humains.
M. Poutine a exprimé ses « remerciements sincères et personnels » au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, soulignant le « sentiment de solidarité, de justice et de camaraderie authentique » de Pyongyang. « Nous sommes convaincus que nos relations continueront à se renforcer », a conclu le président russe.

Cette nouvelle phase de collaboration militaire entre la Russie et la Corée du Nord aggrave non seulement la guerre en Ukraine, mais constitue également de graves menaces pour la stabilité régionale et mondiale. L’utilisation de soldats étrangers pour soutenir une guerre d’agression représente une escalade dangereuse qui compromet davantage la paix internationale et révèle la dépendance de Poutine vis-à-vis d’autres régimes autoritaires pour soutenir sa campagne militaire sur le front ukrainien.
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