France : L’homme d’affaires Michel Ohayon, ex-propriétaire de Camaïeu et Go Sport, en garde à vue pour abus de biens sociaux.


L’homme d’affaires Michel Ohayon, ex-propriétaire de Camaïeu et Go Sport, en garde à vue pour abus de biens sociaux.

Publié le 3.4.2025 à 18h26 – Par Élise Delacroix – Temps de lecture 2 mn


L’homme d’affaires Michel Ohayon, dont l’empire est en grande difficulté, est ce mercredi 2 avril 2025 entendu dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux, banqueroute, escroquerie aggravée et blanchiment en bande organisée.

Michel Ohayon est homme d’affaires bordelais.
Michel Ohayon est homme d’affaires bordelais. © (Photo AFP)

La nouvelle république rapporte : Michel Ohayon, un ex-dirigeant de la filiale HPB de son groupe, et quatre autres personnes ont été placées en garde à vue mercredi 2 avril 2025 à Paris, a indiqué le parquet de Paris et la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco). Ils sont notamment soupçonnés d’abus de bien sociaux au sein de l’empire en grande difficulté de l’homme d’affaires bordelais, ex-propriétaire de Go Sport, Camaïeu et plusieurs magasins affiliés Galeries Lafayette.

Ces gardes à vue, menées « sur commission rogatoire » par les gendarmes de la section de recherches de Paris, selon le parquet, sont organisées dans le cadre de l’information judiciaire qu’il a ouverte en avril 2023 pour abus de biens sociaux, banqueroute, escroquerie aggravée, blanchiment en bande organisée.

Deux « ponctions » suspectes de trésorerie.

Les parquets de Lille, Grenoble et Bordeaux s’étaient dessaisis au profit de la Junalco des signalements, notamment en provenance de commissaires au compte, et plaintes reçus à la fin de 2022 et début 2023 sur des soupçons de détournements commis au préjudice des enseignes de Gap, Camaïeu, Go Sport et Campus Academy.

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Dans le cadre de l’information judiciaire, des perquisitions ont été menées en février 2024, notamment aux bureaux et au domicile parisien de Michel Ohayon, ont indiqué des sources proches du dossier. À Grenoble, l’une des enquêtes initiales concernait un possible abus de bien social au préjudice de Go Sport. Libération avait indiqué que les enquêteurs s’intéressaient à deux « ponctions » suspectes sur la trésorerie de Go Sport, totalisant plus de 50 millions d’euros, alors que Go Sport avait bénéficié de deux prêts garantis par l’État, d’un montant de 55 millions d’euros, pour l’aider à surmonter ses difficultés au moment de la crise Covid.

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