France : Deux poids, deux mesures : l’effondrement silencieux de la justice sous Macron, relaxes VIP, répression populaire.


Deux poids, deux mesures : l’effondrement silencieux de la justice sous Macron, relaxes VIP, répression populaire.

Publié le 1.4.2025 à 16h51 – Par Julien Morel – Temps de lecture 4 mn


C’est lui qui a inventé le système qui permet à des juges d’éliminer des adversaires politiques… Fillon autrefois, Le Pen aujourd’hui…

François Hollande et la démocratie

La politique française semble parfois emprunter des chemins inquiétants, où la justice et la démocratie entretiennent des rapports ambigus. Quand François Hollande suggère que trois juges puissent incarner la volonté populaire mieux que le peuple lui-même, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires que l’Histoire a malheureusement connues.

Les exemples ne manquent pas pour illustrer cette inquiétude : l’affaire Fillon en 2022, les scrutins contestés en Géorgie, en Moldavie, en Ukraine ou encore en Roumanie, où un candidat favori dans les sondages a été écarté par la force. Ces situations interrogent : et si certains mécanismes judiciaires servaient moins à garantir l’équité électorale qu’à éliminer des adversaires politiques ?

Hier François Fillon, aujourd’hui Marine Le Pen… La répétition de ces scénarios alimente un sentiment de défiance grandissant. Peut-on encore parler de démocratie lorsque des décisions venues d’en haut semblent dicter les choix des urnes ? L’histoire nous rappelle pourtant une vérité implacable : toute manœuvre finit par produire son effet boomerang. Et nul n’est à l’abri de ce retour du destin.

Juan Branco dans un X nous rapporte : La relaxe de Bayrou par ce même Tribunal judiciaire pour des faits identiques, de Dupond-Moretti par la CJR contre la jurisprudence constante, la démise en examen inédite d’Agnès Buzyn par la Cour de cassation, le non-lieu sur le COVID, le non-lieu sur la Chlordécone, le non-lieu pour Darmanin (pas même mis en examen malgré l’aveu d’un chantage sexuel), l’enterrement de l’affaire Business France – Muriel Pénicaud, du Fonds Marianne, de l’affaire UberFiles, de l’affaire des Mutuelles de Bretagne, le maquillage de l’affaire Bigorgne, le classement sans suite pour le coffre de Benalla (toujours dans des palaces), les milliers de procédures contre des gilets jaunes, l’absence d’enquête sur les violences ordonnées par Philippe, Castaner et Lallement, de condamnation pour les éborgnements et mutilations, de poursuites contre Bernard Arnault pour l’espionnage de Ruffin, d’interrogations sur les 380k gagnés par Richard Ferrand pour « consultances » provenant de l’étranger l’année de son départ de la politique…

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Et encore, ce n’est que ce qu’on voit.

Et encore, ce n’est que ce que je vous en dis.

Car des groupes Telegram incluant des membres de cabinet qui ont permis de véhiculer des instructions à des magistrats serviles, qui ont accepté des compromissions et sali la magistrature aux promotions éclair de ceux qui se compromettaient en passant par mille scandales d’enterrements discrets, de persécutions calibrées, je pourrais vous écrire plusieurs livres de ce que, sous ce pouvoir, la justice est.

Que l’on ne vienne jouer les vierges effarouchées lorsque l’on s’est à ce point offert à un pouvoir.

Je plains les magistrats qui ont à résister, à l’intérieur de ce système, et je loue ceux qui, au cours de ces années, auront cherché à résister.

Ils sont l’honneur d’un monde qui a définitivement cessé d’en manquer.

Je serais assez curieux que ceux qui prétendent que la justice n’est pas orientée par le pouvoir politique me disent, à tout hasard, où en est l’affaire McKinsey (2,5 milliards d’euros de détournement de fonds publics).

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