France : Magnifique édito de Laurent Tessier : «J’en veux à Emmanuel Macron de ne pas dire quelques mots», l’émotion et la colère après le meurtre de Louise.


Magnifique édito de Laurent Tessier : «J’en veux à Emmanuel Macron de ne pas dire quelques mots», l’émotion et la colère après le meurtre de Louise.

Publié le 12.2.2025 à 21h06 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 5 mn


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Merci Laurent d’exprimer la colère des Français. Laurent Tessier, rédacteur en chef de l’émission Pascal Praud sur Europe 1 entre 11h et 13h.

Et maintenant, écoutez bien ce qui suit : cet individu, ainsi que tous les autres, n’auront pas ce qu’ils méritent. Protégeons-nous, protégez vos enfants. Tout cela est voulu et orchestré, ce n’est pas faute de l’avoir dit. Cette situation finira mal, car c’est précisément ce qu’ils veulent. Restons vigilants et unis face à ces menaces, car notre sécurité et celle de nos proches dépendent de notre capacité à résister et à agir.

Ci-dessous, Joseph Thouvenel, éditorialiste politique, semble critiquer le choix d’Emmanuel Macron d’utiliser une vidéo pour promouvoir le salon de l’intelligence artificielle (IA), en soulignant que cette initiative aurait reçu un accueil mitigé. Sa déclaration, « Emmanuel Macron n’a pas conscience qu’il est chef de l’État », peut être interprétée comme une critique sur la forme ou le ton utilisé dans la vidéo, jugé peut-être peu adapté à la posture d’un chef d’État.

La Transcription complète de Laurent Tessier : L’émotion et la colère sont toujours palpables au standard d’Europe 1 après le meurtre de la petite Louise Laurent.

L’ADN du principal suspect a été retrouvé sur les mains de l’adolescente.

Tout le monde suit l’enquête, tout le monde est horrifié par le meurtre de Louise, 11 ans, alors qu’elle rentrait du collège.

Tout le monde attend la conférence de presse du procureur, qui normalement aura lieu tout à l’heure à 18h.

Tout le monde écoute, en parle autour de soi, au téléphone avec la famille, entre collègues, au travail.

Peut-être en parlez-vous directement avec vos enfants, vos adolescents.

Tout le monde découvre que ce Owen, le principal suspect, vit chez ses parents à 400 mètres de la maison de Louise.

J’écoutais ce matin sur Europe 1 Caroline Baudry.

Un jeune homme perturbé, accro aux jeux vidéo, est déjà connu de la police pour des affaires de vol et de violence.

Le suspect aurait été pris de colère après avoir perdu aux jeux vidéo.

La police a écarté les pistes d’un crime sexuel ou crapuleux.

Après une partie de jeux vidéo, il faut rester prudent, mais c’est sidérant, on en serait là aujourd’hui.

Tout le monde veut comprendre, et un seul mot revient : pourquoi ?

Si c’est une maladie que Dieu nous a envoyée, on arrive quand même à comprendre.

Mais là, c’est quelque chose qui a été provoqué, c’est trop dur.

Les gens deviennent sauvages, et pourquoi ? Qu’est-ce qu’on a fait à cette petite ?

Et pourquoi tant de haine, de souffrance ? Tout le monde suit l’enquête, enfin nous.

Nous attendons toujours un message, un signe d’Emmanuel Macron.

Rien depuis l’annonce du meurtre de Louise samedi matin.

Rien, j’ai compté 18 messages sur le réseau social X, aucun pour Louise, mais un pour l’intelligence artificielle, sa dernière publication.

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Alors continuez de rêver grand, continuez d’inventer, continuez d’agir et d’innover.

Toujours aucun message d’Emmanuel Macron.

Rien non plus du côté du Premier ministre François Bayrou, alors que le visage de Louise qui apparaît sur les chaînes de télévision, dans la presse, sur les réseaux sociaux, nous bouleverse tous.

Ce n’est pas le journaliste qui parle, c’est un père de famille.

Peut-être que je ne devrais pas le dire, mais j’en veux à Emmanuel Macron de ne pas dire quelques mots.

Je lui en veux, alors qu’il entend forcément l’émotion.

S’intéresse-t-il à nous ? S’intéresse-t-il à la peur, à la colère de tous les parents ?

C’est bien beau de sortir ces mots, comme en 2019 : « La France, c’est d’abord la sécurité. »

J’en veux à Emmanuel Macron de se taire.

Certains me diront que ce n’est pas son rôle, mais je me dis que je ne suis pas fou quand j’entends Raphaël, l’auditeur d’Europe 1, intervenu hier dans l’émission avec Pascal Praud.

« Monsieur Macron se préoccupe plus en fait de l’intelligence artificielle actuellement que de ce qui se passe dans son pays. Monsieur Macron, si vous n’êtes pas capable de protéger les Français, laissez la place. Laissez la place. »

Je me dis que je ne suis pas fou quand j’écoute sur CNews l’essayiste Naïma M. Fadel, c’était hier soir.

« Je ne l’ai jamais fait tracer, mes enfants. J’ai quatre enfants. J’ai ma gamine de 25 ans, je la trace maintenant. T’imagines ? On ne peut pas être détaché. J’ai une gamine de 25 ans que je géolocalise. Et elle le sait. Et je veux que quand tu rentres, tu me le dises. Et quand je m’endors, je me réveille pour regarder si ma gamine est bien rentrée à la maison. »

Donc il faut savoir entendre cette douleur aussi et notre peur.

Emmanuel Macron s’intéresse-t-il vraiment à nous ?

Par moments, je me demande s’il ne raisonne pas de cette façon : « Les copains d’abord, les copains d’abord. »

Les Français d’abord, non. Les copains d’abord, oui, quand Emmanuel Macron propose lundi de nommer Richard Ferrand comme président du Conseil constitutionnel, un de ses fidèles de la première heure.

La place est belle, je suis tombé sur un rapport de l’Assemblée.

La rémunération des membres du Conseil s’élève à environ 15 000 euros brut par mois.

D’anciens présidents comme Valéry Giscard d’Estaing ayant siégé, ça a rapporté.

En 2020, l’ex-président avait touché 151 000 euros pour une seule réunion, 164 000 euros en 2019 pour cinq réunions.

Les copains d’abord pour Emmanuel Macron, nous tous, nous attendrons.


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