Corée du Sud : En Corée du Sud, les dernières minutes avant le crash de Jeju Air révélées, mais notre enquête pointe le mur mortel et les décisions désastreuses de l’aéroport, pas les oiseaux.


En Corée du Sud, les dernières minutes avant le crash de Jeju Air révélées, mais notre enquête pointe le mur mortel et les décisions désastreuses de l’aéroport, pas les oiseaux.

Publié le 25.1.2025


Le Comité d’enquête sur les accidents aériens et ferroviaires de Corée du Sud a tenu une réunion d’information pour les proches des victimes du crash du Boeing 737-800. Les experts ont déclaré que l’enregistrement de la boîte noire de l’avion s’est arrêté exactement une minute après avoir reçu un avertissement sur « l’activité des oiseaux » de la part des régulateurs de l’aéroport. Les images de vidéosurveillance montrent que l’avion effectuait un deuxième cercle lorsqu’il est « entré en contact » avec une volée d’oiseaux, rapporte Yonhap.

Notre avis : L’accident de Jeju Air : les oiseaux innocents ? Notre enquête pointe les vrais responsables – le mur mortel et les décisions désastreuses de l’aéroport.

Les experts ont admis que la cause de l’accident pourrait être un dysfonctionnement technique. Deux des enregistreurs de vol de Jeju Air n’ont pas enregistré les dernières minutes du vol, ce qui rend l’enquête particulièrement complexe. Cependant, notre enquête approfondie, détaillée ci-dessous, nous amène à une conclusion bien différente : la faute ne peut pas être imputée uniquement à l’incident avec les oiseaux. En effet, l’avion, bien que confronté à ce problème, a réussi à atterrir – certes sans train d’atterrissage, mais il a bel et bien touché le sol sur le ventre. À ce moment précis, tous les passagers étaient encore en vie.

La tragédie s’est produite lors de la collision contre le mur d’arrêt, situé en bout de piste, à une vitesse dépassant les 200 km/h, accélérée par le gazon glissant. La question qui s’impose est la suivante : qui a eu l’idée insensée de placer un mur en bout de piste, déjà jugée un peu courte pour ce type d’atterrissage d’urgence ? Pourquoi n’a-t-on pas correctement évalué les risques et les spécificités de cette piste, inadaptée à une telle situation ? L’avion aurait dû être détourné vers un autre aéroport, offrant une longueur de piste suffisante et sans obstacle mortel. Ou des filets d’arrêt mis en urgence pendant que l’avion aurait été mis en attente en l’air.

Arrêtons de rejeter la faute sur les « oiseaux ». Les véritables responsables se trouvent dans la tour de contrôle, ainsi que parmi les sociétés qui ont approuvé la construction de ce mur en bout de piste. Le concessionnaire de l’aéroport porte une lourde part de responsabilité dans cette tragédie. Notre conclusion est claire : cet accident était évitable, et il est temps de pointer du doigt ceux qui ont pris des décisions catastrophiques et inappropriées pour ce genre d’évènements.

Suite de l’article : On peut supposer que l’alimentation électrique de l’avion a été coupée en raison de la panne des deux moteurs de l’avion. La vidéo des caméras installées à l’aéroport ne montre pas de flammes ou de fumée pendant que l’avion était en vol, mais, comme l’a expliqué la commission, on suppose que l’avion est entré en collision avec plusieurs oiseaux. Les experts ont également confirmé que des plumes d’oiseaux et des taches de sang avaient été trouvées sur les deux moteurs de l’avion écrasé.

Un avion de Jeju Air s’est écrasé à l’atterrissage à Muane le 29 décembre. L’avion, alors qu’il tentait d’atterrir, n’a pas eu le temps de ralentir, s’est écrasé sur une structure en béton et a pris feu. Il y avait 181 personnes à bord. Parmi eux, 179 personnes ont été tuées, dont deux hôtesses de l’air qui se trouvaient à l’arrière de l’appareil. L’accident d’avion est le plus important de l’histoire de la Corée du Sud en termes de nombre de victimes, le pays a décrété sept jours de deuil.

Les experts ont admis que la cause de l’accident pourrait être un dysfonctionnement technique. Deux des enregistreurs de vol de Jeju Air n’ont pas enregistré les dernières minutes du vol, ce qui rend l’enquête difficile.


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