
Macron en visite à Ryad et face à l’impasse, démission, article 16… ou décisions majeures dictées depuis l’étranger ?
Publié le 3.12.2024
Macron face à l’impasse : Article 16 ou démission ?
Emmanuel Macron, la tête ailleurs à Ryad, traverse l’une des périodes les plus critiques de son mandat. Après avoir dissous l’Assemblée nationale dans une tentative de reprendre la main, le président a nommé Michel Barnier Premier ministre, espérant calmer les tensions avec une figure de droite. Mais ce pari s’est révélé un échec cuisant. Barnier, incapable de rassembler une majorité parlementaire, se dirige vers une censure inéluctable, exposant Macron à la critique de toutes parts.
La situation est aggravée par l’incapacité de trouver une alternative politique viable. Le choix d’un nouveau Premier ministre ne résoudrait pas la fragmentation de l’Assemblée, où aucune majorité ne semble possible. Dissoudre à nouveau risquerait d’amplifier la crise et de décrédibiliser encore davantage le président. À cela s’ajoute une défiance grandissante des marchés financiers, alimentée par un déficit budgétaire déjà hors de contrôle.
Dans ce contexte explosif, deux options extrêmes se profilent.
La première : invoquer l’article 16 de la Constitution, qui permet au président de concentrer des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. Ce choix, bien que légal, serait perçu comme une dérive autoritaire et risquerait de provoquer une réaction violente de l’opinion publique, déjà profondément méfiante.
La seconde : démissionner, ce qui serait une reconnaissance d’échec personnel, mais ouvrirait une porte à la reconstruction démocratique. Cependant, cette option est peu compatible avec le style de Macron, qui a toujours privilégié une posture de contrôle.
Ce blocage n’est pas accidentel : il semble plutôt le résultat d’une stratégie mal calculée, où Macron a voulu imposer sa vision coûte que coûte, quitte à sacrifier la stabilité institutionnelle. Son obstination à rester « au centre du jeu », malgré son isolement croissant, reflète un refus de reconnaître les limites de son pouvoir et de son projet. Même au sein de son propre camp, des voix commencent à murmurer que son maintien pourrait aggraver encore la crise.
La question reste entière : Macron choisira-t-il de s’accrocher, au risque de brûler ce qui reste de son capital politique, ou acceptera-t-il de tirer les conséquences de ses échecs et de céder la place ? L’histoire jugera si le président a su agir pour le bien du pays ou uniquement pour préserver son pouvoir personnel.
Macron face à l’impasse : des décisions majeures prises… depuis l’étranger ?
Une fois encore, Emmanuel Macron semble choisir la distance face à une crise politique majeure. Alors que le gouvernement Barnier est au bord de la censure et que la France s’enfonce dans l’instabilité, le président se trouve en visite d’État à Riyad, Arabie saoudite.
Ce scénario, déjà observé lors de précédentes crises nationales, soulève des interrogations : pourquoi le chef de l’État s’éloigne-t-il systématiquement lors de moments cruciaux pour le pays ?
Depuis l’étranger, Macron s’est souvent illustré par des déclarations jugées provocantes ou déconnectées. Insultant ou dénigrant parfois ses compatriotes, il semble se positionner en surplomb des turbulences internes, laissant derrière lui une France en quête de leadership. Ce déplacement à Riyad, dans un contexte de tensions extrêmes, renforce l’impression d’un président détaché des réalités nationales.
Mais que dira-t-il cette fois-ci ? Ses commentaires en provenance de l’Arabie saoudite risquent de jeter de l’huile sur le feu d’une opinion publique déjà excédée par ses choix stratégiques et son style de gouvernance. Ce comportement alimente l’image d’un président perçu comme plus soucieux de sa stature internationale que des crises qui secouent son pays.
Face à ce nouveau chapitre, Macron doit répondre à une question essentielle : peut-il encore incarner un leadership légitime en France, ou son éloignement symbolique et physique traduit-il son incapacité à gérer l’impasse qu’il a contribué à créer ?
Depuis 2017 Macron a mis en place la pire des répressions
Depuis qu’Emmanuel Macron est élu Président, l’État a commandé :

- 17,5 millions d’euros de grenades lacrymogènes
- 1,8 millions de grenades explosives GM2L
- 40 000 grenades de désencerclement
- 89 nouveaux blindés VRBG
- 1 280 LBD mono-coup
- 180 LBD à 6 coup
- L’Interieur a commandé 25 millions de cartouches de fusils d’assaut pour les quatre prochaines années.
- 650 drones pour une valeur de près de 4 millions d’euros lors du premier confinement :
- 565 micro-drones du quotidien
- 66 drones de capacité nationale (filment à 500m, zoom x30 de jour)
- 20 nano-drones spécialisés (- de 50g)
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