
Le Premier ministre vient d’actionner l’article 49.3 de la constitution, est-ce la pièce maîtresse du plan de Macron pour centraliser le pouvoir jusqu’en 2027 ?
Publié le 2.11.2024
Le Premier ministre Michel Barnier a décidé d’activer l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer le budget de la Sécurité sociale. La chute de Barnier est actée. Macron sera-t-il le prochain ?
Le RN et le NFP confirment qu’ils voteront en faveur de la motion de censure. S’ils ne reculent pas, le gouvernement tombera.
Le Premier ministre français, Michel Barnier, a pris un grand risque et a fait adopter le budget français en invoquant l’article 49, paragraphe 3, de la Constitution française, ce qui lui permet d’adopter un nouveau budget sans l’approbation du Parlement !
Le bloc de gauche et le RN du Parlement français a préparé la motion de censure contre le 49.3 qui a eu lieu ce lundi. La gauche veut non seulement que Barnier soit renvoyé, mais aussi que Macron démissionne.
Le plan de Macron : un coup d’échec contre la démocratie française
Le 49.3 vient une nouvelle fois de frapper, et cette fois, c’est Michel Barnier, Premier ministre de transition, qui en fait les frais. Après l’utilisation de cet outil controversé pour faire adopter le budget de la Sécurité sociale, le pays se prépare à une nouvelle crise politique, orchestrée, selon certains observateurs, par Emmanuel Macron lui-même.
Marine Le Pen a annoncé son intention de déposer une motion de censure et de voter celle de la gauche. Une alliance temporaire entre oppositions qui pourrait sceller le sort de Michel Barnier. Mais la chute prévisible de Barnier n’est qu’une pièce d’un plan bien plus vaste.
Un scénario écrit à l’avance ?
Certains analystes voient dans ces événements la mise en œuvre d’une stratégie préméditée par Emmanuel Macron. Nommé dans un contexte de crise institutionnelle, Barnier a été perçu comme un fusible. Son rôle ? Faire traîner les décisions, déclencher l’inévitable 49.3, puis affronter une motion de censure vouée à le faire tomber. Macron, en maître du jeu, aurait ainsi les mains libres pour activer l’article 16 de la Constitution, lui conférant des pouvoirs exceptionnels.
En déclenchant l’article 16, le président pourrait justifier des mesures drastiques, sous couvert de sécurité et de stabilité nationale. Budget imposé, lois de crise, état d’urgence, voire loi martiale : autant de scénarios qui pourraient voir le jour, enterrant un peu plus la démocratie française.
Les enjeux derrière le 49.3
Le 49.3, désormais l’instrument favori des gouvernements en difficulté, reflète les fractures profondes de la Ve République. Initialement conçu pour surmonter les blocages institutionnels, il est aujourd’hui perçu comme un symbole de passage en force, renforçant la méfiance envers les institutions démocratiques. Après les excès du 49.3 sous Élisabeth Borne, le Premier ministre Michel Barnier l’a utilisé pour faire adopter un budget social sous la pression des engagements financiers internationaux. Cette décision ne se limite pas à des enjeux politiques : elle s’inscrit dans un contexte social tendu, amplifiant la colère populaire face à des efforts toujours imposés aux citoyens, mais rarement partagés par des élites souvent accusées de corruption et d’impunité.
Macron jusqu’en 2027 : à quel prix ?
Les manœuvres autour du 49.3 et de l’article 16 éventuellement annoncent un quinquennat sous tension, où le pouvoir exécutif semble prêt à tout pour se maintenir jusqu’en 2027. Si cette stratégie se confirmait, Emmanuel Macron pourrait se retrouver seul maître à bord, dans un pays divisé et exsangue.
Pour ses opposants, cette vision autoritaire ne laisse aucune place au débat démocratique ni aux aspirations du peuple français. Dans un contexte international instable, entre conflits, inflation et crise sociale, cette centralisation extrême pourrait se transformer en étincelle pour de nouvelles mobilisations populaires.
Conclusion
L’article 16 de la Constitution française accorde au président des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave menaçant les institutions ou l’intégrité du pays, à condition que le fonctionnement normal des pouvoirs publics soit interrompu. Cependant, son activation requiert des circonstances spécifiques, telles qu’une menace imminente et une incapacité institutionnelle manifeste. Bien que l’utilisation du 49.3 par le Premier ministre Barnier ait exacerbé les tensions politiques, cela ne suffit pas, à lui seul, à justifier le recours à l’article 16. Une telle mesure nécessiterait une crise beaucoup plus profonde, marquée par une paralysie totale des institutions ou une menace grave à la sécurité nationale, (Tient ne veut-il pas déclencher la guerre avec la Russie ?)
Cela met en lumière que, même si le 49.3 peut potentiellement servir de catalyseur dans un contexte de crise, l’activation de l’article 16 reste juridiquement et institutionnellement complexe, mais néanmoins envisageable dans un climat de dérive autoritaire. Avec Emmanuel Macron, dont les décisions sont parfois jugées imprévisibles ou controversées, l’éventualité ne peut être écartée. Reste à espérer que les garde-fous institutionnels et les autorités compétentes, y compris des figures influentes comme les anciens hauts gradés militaires, s’assureront qu’aucune dérive dramatique ne mette en péril la stabilité nationale ou internationale.
Le déclenchement du 49.3 et les conséquences politiques qui s’ensuivent ne sont pas qu’un épisode de plus dans la longue liste des crises institutionnelles françaises. Ils marquent un tournant potentiellement dangereux pour la démocratie et la stabilité du pays. Emmanuel Macron, s’il parvient à ses fins, pourrait redessiner les contours de la République – au risque de creuser encore davantage le fossé entre les dirigeants et les citoyens.
Le Nouvel Observateur rapporte : « Tu dois avoir une grosse queue d’homme courageux, j’aimerais bien la voir, la sentir, la toucher ». Anastasia Colosimo, responsable à l’Élysée de la presse étrangère, est accusée de menaces directes, d’injures sexistes, et d’empêcher la presse de travailler.

Des outrances aux journalistes lui sont reprochées telles que « Je vais te faire regretter d’être né » ou « Tu fais de la merde et tu pisses autour ». Parfois proche de l’extrême-droite, Emmanuel Macron trouve « brillante » sa conseillère qui affirme que sa vulgarité serait du second degré et un moyen de « résister à la pression », voire de « renverser la misogynie du monde politique ».
Toujours les mêmes macronistes décérébrés.
Qui est encore cette tordue : Anastasia Colosimo, née en 1990, est une essayiste française, russe et américaine, spécialiste de science politique et de philosophie politique. Elle est conseillère presse internationale du président Emmanuel Macron depuis janvier 2023.


En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.