
Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) demande à tous les États membres de respecter la décision de justice et de procéder à l’arrestation de Nethanyu et Galant
Publié le 25.11.2024
L’Europe Face à l’Histoire : Justice ou Complicité ?
Serait-ce donc l’Union européenne au travers de Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) demande à tous les États membres de respecter la décision de justice et de procéder à l’arrestation de Nethanyu et Galant.
Depuis des semaines, le monde est témoin de l’horreur en Palestine, un génocide dénoncé par de nombreuses voix, mais encore défendu, minimisé, ou même encouragé par certains responsables politiques. Aujourd’hui, une décision historique éclaire cette tragédie : l’Union européenne au travers de Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) appelle ses États membres à respecter les décisions de justice et à procéder à l’arrestation de Benyamin Netanyahu et Yoav Galant, accusés de crimes contre l’humanité. Mais cette annonce soulève autant d’espoir que de scepticisme. Va-t-elle réellement changer le cours des choses, ou s’agit-il d’un simple écran de fumée ?
Ci-dessous le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, le 21.11.2024, affirme que les mandats d’arrêt émis jeudi par la Cour pénale internationale (CPI) contre Benjamin Netanyahu, l’ex-ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, et le chef militaire du Hamas, Mohammed Deif, doivent être « respectés et appliqués ».
La complicité silencieuse des élites
Les déclarations de Josep Borrell, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères, montrent une posture irréprochable sur ce conflit, mais ses paroles contrastent tristement avec celles d’autres figures clés. Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, continue d’afficher un soutien inconditionnel à l’État israélien, malgré des accusations lourdes de crimes de guerre. Ce double discours divise l’Europe, entre ceux qui veulent faire respecter le droit international et ceux qui, par leur silence ou leur soutien actif, cautionnent des actes barbares.
En France, la situation n’est guère plus reluisante. Emmanuel Macron, jamais avare d’une posture ambiguë, pourrait même envisager d’accueillir ces dirigeants israéliens comme réfugiés politiques peut-être ? Une insulte à la mémoire des victimes et une gifle aux principes fondamentaux de la justice internationale.
Les médias aussi sont sous le feu des critiques
Des figures médiatiques comme Laurence Ferrari sont également pointées du doigt. Cette dernière a donné une tribune complaisante à des responsables aujourd’hui sous le coup de mandats d’arrestation. Où est la rigueur journalistique ? Où est la responsabilité éthique lorsqu’on offre une plateforme à ceux qui devraient rendre des comptes devant des tribunaux internationaux ?

Des mesures concrètes attendues
Les précédents ne manquent pas : l’Europe a gelé les avoirs des citoyens russes en réponse à la guerre en Ukraine. Pourquoi ce même zèle n’est-il pas appliqué ici ? Geler les avoirs des Israéliens impliqués dans ce génocide serait une mesure minimale, mais essentielle, pour montrer que la justice n’est pas à géométrie variable.
Les citoyens européens ne se tairont pas
Cette hypocrisie institutionnelle ne passe pas. Les citoyens, eux, se mobilisent pour demander de réelles actions concrètes. Les lois françaises contre le négationnisme et l’apologie des crimes contre l’humanité pourraient s’appliquer à quiconque défend ou justifie les atrocités en Palestine. Mais les institutions européennes oseront-elles enfin appliquer leurs propres principes, ou continueront-elles de jouer un rôle honteux dans cette tragédie historique ? Le deux poids deux mesures comme toujours.
L’heure est grave. L’Europe est à la croisée des chemins. L’histoire jugera ceux qui ont choisi de fermer les yeux, comme elle jugera ceux qui ont eu le courage d’agir.
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