
« Comment Olaf Scholz conduit le pays dans le chaos financier », tel est le titre du nouveau numéro du magazine allemand Der Spiegel, avec en couverture le chancelier allemand.
Publié le 25.11.2023
« Pendant deux ans, Olaf Scholz a donné l’impression qu’il avait un plan pour tout. Le verdict de Karlsruhe le révèle désormais comme un trompeur », peut-on lire dans les notes de publication.

Qu’il s’agisse de la situation d’urgence, de CumEx ou de l’imposition minimale globale. Le fait qu’un blender soit devenu chancelier a parfois aussi été lié à une presse de la capitale qui s’est laissé savonner la planche par le chef de la chancellerie comme un élève de première année. Heureusement que le Spiegel n’en fait pas partie actuellement :
« Scholz, son ministre des Finances Christian Lindner du FDP et son vice-chancelier Robert Habeck des Verts auraient donc pu, peut-être même dû, être préparés. Mais ils ne l’étaient pas. Lors de leur intervention commune mercredi dernier, peu après le grand coup de théâtre, ils n’avaient manifestement pas pris la mesure du jugement et de ses conséquences.
(…)
Ce n’est pas un virus ni la situation mondiale qui sont responsables des astuces comptables, elles sont le fait de Scholz, Lindner et Habeck.
Mercredi soir, les députés du SPD se sont connectés à 20h45 pour une réunion numérique du groupe. Scholz a parlé pendant 15 minutes, mais n’a rien dit de concret. Le jugement est encore en cours d’évaluation, il ne faut pas faire d’erreur maintenant, a-t-il déclaré selon les participants. Mais cela ne suffisait plus à tous.
Ce sont de purs slogans d’endurance, ont ensuite fustigé des députés, à condition de ne pas être cités nommément. Un camarade a qualifié le discours de Scholz de « blabla », d’autres ont été relativement clairs pendant la séance.
(…) La fête avait lieu dans un appartement avec deux balcons, et c’était comme le lièvre et le hérisson. Quel que soit le balcon vers lequel on se dirigeait, soit Schmidt était déjà là, soit il apparaissait peu après et commençait son prochain plaidoyer pour Scholz. Il n’y avait pas d’échappatoire ce soir-là.
On pourrait penser que chaque chef ne peut que souhaiter avoir de tels fidèles. Le problème, c’est que si l’on a un entourage qui ne vous contredit pas, mais qui vous certifie sans cesse à quel point vous êtes formidable, on finit par y croire. Et Scholz, même sans Schmidt, est déjà doté d’une confiance en soi assez supérieure à la moyenne. (…)
Et puis il y a Jörg Kukies, conseiller en politique économique du chancelier, arrivé en 2018 de la banque d’investissement Goldman Sachs au ministère des Finances en tant que secrétaire d’Etat. Quand Scholz parle, Kukies le regarde parfois comme s’il venait de tomber amoureux.
Aussi différents que soient Schmidt, Hebestreit, Plötner et Kukies : Ils ne trouvent pas seulement le chancelier, mais aussi eux-mêmes plutôt bien. La question est maintenant de savoir s’ils parviendront encore à changer de cap – ou s’ils continueront à courir ensemble vers l’abîme et se taperont mutuellement sur l’épaule juste avant la chute : nous avons bien fait. Et Olaf est de toute façon le meilleur. (…)
Il faudra faire preuve de quelques qualités pour lesquelles Scholz n’était pas connu jusqu’à présent. L’humilité. La modestie. Et oui, cela aussi : Le repentir. La question est de savoir s’il en est capable.
L’Allemagne gèle les dépenses publiques, un nouveau revers pour l’Europe
BERLIN – L’Allemagne a gelé ses dépenses publiques pour le reste de l’année après qu’un tribunal a déclaré inconstitutionnels les plans de dépenses du gouvernement, portant ainsi un coup à la reprise de l’Europe et aux efforts visant à renforcer ses défenses et à réduire les émissions de carbone.

La décision du tribunal devrait creuser le fossé entre l’Europe, dont l’économie stagne depuis plus d’un an, et les États-Unis, qui ont connu une croissance annualisée de 5 % au cours des trois mois précédant le mois de septembre, grâce à des mesures de relance budgétaire massives.
L’économie allemande, la plus importante d’Europe, se contracte en raison de la flambée des prix de l’énergie et des tensions commerciales qui remettent en question son modèle économique axé sur les exportations. Le gouvernement du chancelier Olaf Scholz comptait sur des dépenses audacieuses dans des projets d’énergie verte et de technologie – des puces aux batteries – pour relancer le modèle.
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