Ukraine : Ce mercenaire français perd un pied en Ukraine et en veut à son pays.


Ce mercenaire français perd un pied en Ukraine et en veut à son pays.

Publié le 3.1.2023


Un mercenaire français saute sur une mine dans le Donbass.

Répondant à l’appelé de Zelensky, Maxime Bronchain, âgé de 32 ans, a rejoint en mai la légion internationale ukrainienne. Militaire et pompier par le passé, l’homme voulait être «utile» à Kiev comme il l’a avoué sur France info.

Or, fin novembre, il a marché sur une mine lors d’un combat et a été grièvement blessé au pied gauche. Le média partage une vidéo montrant le moment de son évacuation par d’autres combattants, dont un deuxième français. Sur LCI, l’homme a également raconté qu’un mercenaire américain avait sauté sur une mine après lui, mais avait succombé à ses blessures lors de l’évacuation.

Apparemment, l’homme a de la sympathie pour les idées nationalistes. En effet, sur une photo, il pose avec l’emblème du soleil noir (symbole du mysticisme nazi) sur son bras droit et un drapeau reprenant les couleurs du mouvement néonazi ukrainien Pravy Sektor (« Secteur Droit », en français) sur son bras gauche.

Sputnik rapporte qu’un Français s’étant engagé comme soldat en Ukraine s’est plaint, sur LCI, de ne pas avoir reçu d’aide de l’ambassade de France après une grave blessure. Lui qui rêve déjà de repartir au front avait été filmé, lors de son hospitalisation, avec des symboles néonazis sur sa chemise.

Maxime Bronchain, un Alsacien de 32 ans, s’est engagé dans une légion étrangère combattant en Ukraine. Il y a été blessé en novembre en sautant sur une mine dans une forêt du Donbass. Il a été ensuite rapatrié en France et a été amputé de son pied gauche à Strasbourg.

Il a raconté son parcours sur LCI et a dit vouloir repartir au front dès qu’il en sera capable. Le jeune combattant affirme cependant ne pas avoir reçu de soutien de la part de la diplomatie de son pays. Et il « en veut un petit peu à l’ambassade » parce que quoi qu’il fasse, il reste un résident français blessé en Ukraine.

Or, en vertu du Code pénal, en tant que mercenaire, l’homme risque cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende. Il dit d’ailleurs se considérer plutôt comme un « engagé volontaire ». « La France envoie beaucoup de matériel et d’argent sur place, elle donne beaucoup de choses à l’Ukraine. Ils veulent défendre et aider l’Ukraine à tout prix, et ils ne veulent pas aider les ressortissants français qui ont vraiment besoin d’aide sur place », reproche-t-il.

Des symboles néonazis

Bien qu’il évite ce terme dans son entretien avec LCI, Maxime Bronchain est plutôt un mercenaire au sens propre du mot. Il a ainsi signé un contrat avec la Légion internationale et reçoit un salaire.

Qui plus est, il a été photographié et filmé avec des symboles néonazis sur sa chemise militaire lors de son hospitalisation en Ukraine. Il s’agit notamment du symbole viking Valknut, apprécié des suprématistes blancs ou d’un écusson du Soleil noir, symbole du mysticisme nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Le mercenaire a cependant affirmé être « un athée de la politique », écrivait L’Est républicain.

Des mercenaires de 60 pays

La France condamne ce genre d’activités, car elle ne peut pas être cobelligérante dans ce conflit, rappelle LCI.

On ne sait pas combien de Français combattent du côté ukrainien, mais Maxime a combattu avec quatre autres Français, précise un journaliste de la chaîne. Les Canadiens y sont très nombreux, selon lui.

Début novembre, la porte-parole de la diplomatie russe a annoncé que plus de 8.000 mercenaires de plus de 60 pays étaient allés en Ukraine. Les groupes les plus nombreux sont de Pologne, des États-Unis, du Canada, de Roumanie et du Royaume-Uni, selon Maria Zakharova.