France : Révélations sur la clique qui a conduit la préfecture de police à sa perdition.


Révélations sur la clique qui a conduit la préfecture de police à sa perdition.

Publié le 18.6.2022 par Sarah Brethes, Pascale Pascariello

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Ils partagent avec le préfet Lallement la même passion pour la moto et la même conception agressive du maintien de l’ordre. Alexis Marsan et Paul-Antoine Tomi, les deux hommes qui coordonnaient les quelque 7 000 policiers et gendarmes déployés le soir de la finale de la Ligue des champions, « sont connus pour ne pas être les derniers à recourir à la force », euphémise un policier de la préfecture de police (PP). 

Si Didier Lallement s’est présenté face aux sénateurs qui ont dénoncé jeudi la « gestion critiquable » de la finale de la Ligue des champions comme le « seul responsable opérationnel de l’ordre et de la sécurité publique sur l’agglomération parisienne », c’est pourtant bien ces deux hommes qui étaient aux manettes dans la « bulle » de commandement du Stade de France ce fameux soir du 28 mai. 

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Le premier, 49 ans, Alexis Marsan, directeur adjoint la DOPC (direction de l’ordre public et de la circulation de Paris et de la petite couronne), a été à la manœuvre depuis 2018 dans la gestion de la plupart des manifestations dites sensibles, dont certaines sont restées dans les mémoires – à commencer par celle du 1er décembre 2018 lors de laquelle des gilets jaunes avaient saccagé l’Arc de triomphe.

« Impactez très fort les manifestants », « mettez les minables », « défoncez-moi les gens » : une enquête de Mediapart révèle les ordres donnés par la Préfecture de police de Paris lors des manifestations des gilets jaunes.

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