USA : Les problèmes de caillots sanguins causés par le vaccin Covid « se comptent peut-être par centaines », mais « les problèmes cardiaques par milliers », déclare un cardiologue.


Les problèmes de caillots sanguins causés par le vaccin Covid « se comptent peut-être par centaines », mais « les problèmes cardiaques par milliers », déclare un cardiologue

Publié le 23.5.2022 par Enrico Trigoso


Un cardiologue constate une augmentation des cas d’inflammation cardiaque depuis le déploiement du vaccin Covid.

Le Dr Sanjay Verma (Avec l’aimable autorisation du Dr Sanjay Verma)

Le Dr Sanjay Verma, cardiologue pour adultes qui exerce dans la vallée de Coachella, en Californie, voit quelques centaines de patients par mois. Depuis l’été dernier, il a reçu « peut‑être une douzaine » de patients dont les problèmes cardiaques seraient liés aux vaccins Covid.

Je ne peux que dire « probablement », et non « certainement », car nous ne disposons pas encore d’un test de diagnostic qui permette de dire à 100 % « ceci a causé cela ». Nous procédons à ce que l’on appelle un processus d’exclusion. Nous recherchons des associations courantes comme le coronavirus, le virus de la grippe, d’autres infections, l’athérosclérose ou la maladie coronarienne, l’alcool, les drogues récréatives, et si tout revient négatif ou normal, alors par défaut et selon le processus d’exclusion, la lésion cardiaque associée au vaccin devient une probabilité.

« D’habitude, nous ne rencontrons pas autant de [problèmes cardiaques] en un an », a déclaré le Dr Verma.

Avant la pandémie, ce chiffre était « bien inférieur à cela par an ».

Le Dr Sanjay Verma s’interroge pourquoi les médias ont accordé plus d’attention aux problèmes de caillots sanguins liés au vaccin Covid alors que les cas de myocardite ont été beaucoup plus nombreux, selon ses observations.

« Je ne peux pas, avec certitude, conclure pourquoi un de ces sujets suscite plus d’attention. Il ne s’agit pas seulement d’articles de presse [qui portent sur les caillots], mais un avertissement a également été émis signalant de n’utiliser le Johnson & Johnson que s’il n’y a pas d’autre choix. C’est donc un avertissement assez fort. Alors que pour les vaccins à ARNm et les problèmes cardiaques, la mise en garde apparaît [seulement] dans la fiche d’information [destinée aux prestataires de soins]de la FDA. Pourtant, le nombre de personnes concernées est beaucoup plus important », a déclaré le Dr Verma.

« [Les cas] de problèmes de caillots sanguins avec Johnson & Johnson peuvent se compter par centaines, mais [les cas] de problèmes cardiaques par milliers. C’est un niveau différent en termes d’exposition des patients. »

En juin de l’année dernière, la Food and Drug Administration (FDA) a annoncé que les fiches d’information des vaccins Covid de Pfizer et Moderna destinées aux prestataires de soin de santé seraient révisées et signaleraient désormais l’existence d’un risque « faible » de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et de péricardite (inflammation de la paroi externe du cœur).

Une étude publiée en octobre de l’année dernière par le New England Journal of Medicine a déduit que le risque de myocardite était plus élevé avec le Covid‑19 qu’avec les vaccins, mais selon les recherches menées par le Dr Verma, l’étude comportait des lacunes.

« Cette analyse était imparfaite car elle combinait tous les groupes d’âge. Il est bien établi que les hospitalisations liées au Covid‑19 concernent principalement les personnes âgées de plus de 65 ans (ce groupe d’âge compte plus de personnes que l’ensemble des autres groupes d’âge combinés pour les hospitalisations liées au Covid). L’analyse des CDC révèle que 91 % de toutes les hospitalisations liées au Covid‑19 se sont produites chez des personnes présentant des pathologies sous‑jacentes et, plus récemment, la directrice des CDC, Rochelle Walensky, a déclaré que 75 % des décès liés au Covid concernaient des personnes présentant au moins quatre pathologies sous‑jacentes. Par conséquent, les cas de myocardite après une infection au Covid se produisent généralement chez des personnes âgées présentant des pathologies sous‑jacentes », a écrit le Dr Verma.

« Cela a été confirmé par une étude plus récente qui a démontré que chez les personnes de moins de 40 ans, le risque de myocardite après une vaccination contre le Covid est beaucoup plus élevé qu’après une infection par le Covid‑19. L’étude a révélé que, par rapport au taux de base de la population générale, le risque était 3,4 fois plus élevé pour le vaccin Covid de Pfizer et 20,71 fois plus élevé pour le vaccin Moderna, alors que le risque après une infection au Covid était 4,06 fois plus élevé que le taux de base de la population générale. Lorsque ce groupe est encore stratifié en fonction du risque, le groupe des 16‑29 ans présente un risque encore plus élevé de myocardite après vaccination, en particulier pour le vaccin Moderna à ARNm (l’infection par le Covid entraîne un risque 2,83 fois plus élevé, le vaccin Moderna un risque 74,39 fois plus élevé et le vaccin Pfizer un risque 2,88 fois plus élevé par rapport au taux de base de la population générale). Les auteurs de cette étude ont récemment effectué une analyse actualisée de toute urgence afin d’inclure l’effet des rappels. Leur analyse a révélé que le risque de myocardite était aggravé après les rappels, en particulier pour le vaccin Pfizer à ARNm. Dans une autre étude récente sur la myocardite après vaccination, les auteurs ont constaté que seuls 17 % des cas présentaient des conditions médicales sous‑jacentes (contrairement aux 91 % des hospitalisations du Covid qui présentaient des conditions médicales sous‑jacentes). Ce groupe de jeunes gens en bonne santé présente un risque très faible de complications graves liées au Covid lui‑même. »

Lorsqu’on lui a demandé si les réactions étaient causées par des réactions auto‑immunes dues à l’expression des protéines spike provenant du vaccin, le Dr Verma a répondu qu’il s’agissait d’un mécanisme hypothétique pouvant causer des caillots sanguins, mais qu’il n’y avait pas de mécanisme défini pour les cas de myocardite ou de péricardite.

« Il pourrait s’agir d’auto‑anticorps dirigés contre la protéine spike, ou de dommages directs causés par la protéine spike. Il pourrait s’agir d’une combinaison des deux », a‑t‑il déclaré. « Évidemment, en tant que cardiologue, je reconnais qu’il peut sembler que je sois partial [en] mettant l’accent sur les problèmes cardiaques. Mais comme les problèmes cardiaques sont plus nombreux, ils ont une influence plus importante sur ‘l’hésitation à se faire vacciner’. »

Epoch Times a récemment rapporté qu’un cardiologue pédiatre a dû cesser de travailler et a été sanctionné par son conseil d’administration pour ne pas avoir voulu recommander un vaccin à un jeune patient qui avait déjà contracté le Covid auparavant.

Les signalements au VAERS de myocardites et de péricardites ont fait un bond spectaculaire en 2021 pour atteindre 24 084 cas, et 16 417 au 6 mai 2022.

La plupart de ces réactions (31 501) sont liées aux vaccins Pfizer.

Selon OpenVAERS, « VAERS est le système de notification des événements indésirables liés aux vaccins mis en place en 1990. Il s’agit d’un système de déclaration volontaire dont on estime qu’il ne représente que 1 % des dommages causés par les vaccins. »

La clause de non‑responsabilité officielle du VAERS précise toutefois : « Tout en étant très importants pour surveiller le niveau de sécurité des vaccins, les rapports du VAERS ne peuvent pas être utilisés seuls pour déterminer si un vaccin a causé ou contribué à un événement indésirable ou une maladie. »

En décembre 2021, la FDA avait demandé à un juge de lui accorder 75 ans pour rendre public après relecture les données de sécurité concernant le vaccin de Pfizer et BioNTech, mais au début du mois de janvier de cette année, la FDA a reçu l’ordre de publier ses documents connexes en 8 mois environ.

Des documents déjà rendus publics, il ressort que 1 223 décès et 42 086 événements indésirables ont été signalés à Pfizer entre le premier jour du déploiement du vaccin Pfizer‑BioNTech, le 1er décembre 2020, et le 28 février 2021.

Il convient également de noter que les vaccins n’ont pas été immédiatement injectés aux personnes à partir du 1er décembre 2020, mais ont été lentement déployés, de sorte que les événements indésirables se sont produits dans un délai inférieur à trois mois.

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