La Biélorussie vire l’ambassadeur de France : Nicolas de Bouillane de Lacoste, a quitté le pays après que Minsk lui ait demandé de le faire avant lundi.


L’ambassadeur de France en Biélorussie, Nicolas de Bouillane de Lacoste, a quitté le pays après que Minsk lui ait demandé de le faire avant lundi, a déclaré dimanche une porte-parole de l’ambassade.

Publié le 18.10.2021


L’ambassadeur de France en Biélorussie quitte le pays

L’ambassade de France en Biélorussie a annoncé que l’ambassadeur Nicolas de Bouillane de Lacoste avait dû quitter le pays à la demande des autorités biélorusses.

L’ambassadeur de France à Minsk, Nicolas de Bouillane de Lacoste, a quitté la Biélorussie après que Minsk lui a demandé de le faire avant le 18 octobre, a annoncé un porte-parole à l’AFP.

« Le Ministère biélorusse des Affaires étrangères a demandé que l’ambassadeur parte avant le 18 octobre », a indiqué le porte-parole de la mission diplomatique.

L’ambassadeur « a dit au revoir au personnel de l’ambassade et a envoyé un message vidéo adressé au peuple biélorusse, qui apparaîtra demain sur le site internet de l’ambassade », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur n’a jamais présenté ses lettres de créances au président Alexandre Loukachenko, précisent les médias biélorusses. La France, à l’instar d’autres pays de l’Union européenne, n’a pas reconnu les résultats de la présidentielle d’août 2020, qui a accordé un sixième mandat à M. Loukachenko et a été suivie par des manifestations massives.

Selon les médias, l’Union européenne prépare de nouvelles sanctions contre Minsk qui devraient être adoptées en novembre.

Fin juin, l’UE avait adopté le quatrième paquet de sanctions économiques contre la Biélorussie en raison de l’incident impliquant un avion de Ryanair. La liste des sanctions comprend 166 personnes et 15 entités. Bruxelles a en outre limité l’accès de Minsk à ses marchés financiers, imposé des restrictions sur le commerce des produits pétroliers et des engrais potassiques, ainsi que des produits du tabac.

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La cause la voici ci-dessous : Quand L’UE se croit permis de tout acheter pour suivre le plan de Davos et de son Gourou K. Schwab, la sanction est immédiate « pas d’ingérence dans un pays étranger, tel est le discours de V. Poutine » :

L’UE promettrait trois milliards d’euros d’aide à la Biélorussie contre un changement de pouvoir.

L’Union européenne, qui n’a pas reconnu les résultats de la présidentielle en Biélorussie en août 2020, envisage d’accorder au pays une aide financière d’au moins trois milliards d’euros en échange de sa démocratisation, en d’autres termes un changement de pouvoir.

La Commission européenne aurait développé un plan d’aide économique à la Biélorussie d’au moins trois milliards d’euros en cas de démocratisation, donc un changement de Président. La mise au point de ce plan a été annoncée par des représentants de l’ancienne candidate à la présidence biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa.

Le document dont le média russe RBC a pris connaissance et dont l’authenticité a été confirmée par deux sources au sein de l’opposition biélorusse a été présenté à cette dernière par Maciej Popowski, directeur général du département de la Politique de voisinage de la Commission européenne.

Ce que proposerait l’Europe

Selon RBC, le plan prévoit un soutien financier des réformes politiques et économiques avec la participation du Fonds monétaire international, de la Banque européenne d’investissement, de la Banque mondiale et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

«Dès que la Biélorussie s’engage dans la voie démocratique, l’UE lui accorde à titre prioritaire un soutien immédiat à long terme», pour la réformer et rendre ses institutions plus démocratiques, indique le document.

Le média stipule que le plan comprend trois volets majeurs: des investissements financiers dans le rétablissement de l’économie, des réformes structurelles et une hausse de la compétitivité, des investissements dans les infrastructures et la transformation écologique et numérique

Le renforcement des rapports politiques serait également au programme. Dans une perspective à long terme, le plan prévoit la conclusion d’un nouvel accord entre l’UE et la Biélorussie. Le document indique que dès que le pays se transformera politiquement, l’UE sera prête à proposer un accord bilatéral cadre renforçant les relations entre les deux parties.

Situation politique en Biélorussie

Depuis l’élection présidentielle du 9 août 2020, la situation en  Biélorussie reste instable. Selon la Commission électorale centrale, Alexandre Loukachenko a remporté le vote avec 80,1% des voix, mais l’opposition conteste ces chiffres. Des manifestations ont éclaté, réprimées par les forces de l’ordre.

Les résultats officiels n’ont pas été reconnus non plus par l’UE. La candidate de l’opposition Svetlana Tikhanovskaïa s’est déclarée gagnante et a demandé qu’Alexandre Loukachenko cède les commandes du pays.

Atterrissage forcé d’un avion de Ryanair

La situation autour de la Biélorussie s’est envenimée après que le 23 mai un vol de Ryanair, reliant Athènes à Vilnius, en Lituanie, a effectué un atterrissage d’urgence à Minsk suite à une alerte à la bombe, vraisemblablement fausse.

À bord de l’appareil se trouvait un opposant biélorusse, accusé par les autorités d’«extrémisme». Il a été interpellé. L’UE demande une investigation internationale.

Jean-Yves Le Drian a déclaré via Twitter que le détournement de ce vol était inacceptable et qu’une réponse ferme et unie des Européens était indispensable.

S’exprimant deux jours plus tard devant l’Assemblée nationale, il a fait part de la solidarité de la France avec l’opposition biélorusse et a déclaré que Paris ne reconnaîtrait jamais l’élection d’Alexandre Loukachenko.

La diplomatie russe a publié un communiqué en lien avec l’atterrissage d’urgence en demandant aux partenaires occidentaux d’«évaluer la situation d’une manière lucide et sans émotion en se basant sur les informations disponibles et en coordination avec les autorités aériennes biélorusses qui font preuve d’ouverture».

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