L’avocat spécial John Durham « demande à un grand jury d’inculper » Michael Sussman, ancien avocat de la campagne DNC/Clinton (et partenaire de Perkins Coie), pour avoir fait de fausses déclarations.


NYT : John Durham demande l’inculpation de l’avocat de la campagne Clinton.
Les fausses déclarations de Michael Sussman

L’avocat spécial John Durham « demande à un grand jury d’inculper » Michael Sussman, ancien avocat de la campagne DNC/Clinton (et partenaire de Perkins Coie), pour avoir fait de fausses déclarations.

Publié le 16.9.2021 par Techno Fog


Les accusations de fausse déclaration seraient liées à une réunion du 19 septembre 2016 entre l’avocat du FBI, James Baker et Sussman, au cours de laquelle Sussman a transmis au FBI la théorie discréditée selon laquelle la Trump Organization communiquait avec Alfa Bank… (source The New York Times)

Un rapport de dernière minute du New York Times (Savage et Goldman, et al.) : Le conseiller spécial John Durham « demandera à un grand jury d’inculper » l’ancien avocat de la campagne DNC/Clinton (et partenaire de Perkins Coie) Michael Sussman pour avoir fait de fausses déclarations. Les accusations de fausses déclarations seraient liées à une réunion du 19 septembre 2016 que l’avocat du FBI James Baker a eue avec Sussman, où ce dernier a relayé au FBI la théorie discréditée selon laquelle la Trump Organization communiquait avec Alfa Bank.

Le New York Times déclare :

M. Baker, l’ancien avocat du FBI, aurait dit aux enquêteurs qu’il se souvenait que M. Sussmann avait dit qu’il ne le rencontrait pas au nom d’un client.

Ceci a été contredit par (1) le témoignage de Sussman au Congrès ; et (2) les propres dossiers de facturation de Sussman. Les avocats de Sussman ont reconnu « qu’ils s’attendaient à ce qu’il soit inculpé ».

En ce qui concerne le témoignage de Sussman, voici une partie où il discute des informations de l’Alfa Bank qui lui ont été données par un client.

Et voici la partie clé où Sussman admet sous serment que son client lui a ordonné d’avoir la réunion de septembre 2016 avec le FBI.

Comme nous l’avons dit, le New Yorker a rapporté pour la première fois en 2020 que Durham avait constitué un grand jury concernant la fausse histoire de l’Alfa Bank/Trump Organization. Il est possible que l’ancien collaborateur de Feinstein, Daniel Jones, ainsi que les chercheurs à l’origine de l’affaire Alfa Bank, soient également accusés d’avoir fourni de fausses informations à des fonctionnaires fédéraux.

Plus récemment, nous avons noté que Fusion GPS s’est battu pour garder secrètes ses communications sur Trump/Alfa Bank dans un procès civil. Les dossiers judiciaires que nous avons examinés semblent montrer le degré auquel Fusion GPS, Glenn Simpson et leurs associés sont allés dans la rédaction et la promotion de la fausse histoire Alfa Bank/Trump Organization.

Un document judiciaire d’intérêt est cet e-mail du 26 août 2016 de Fusion GPS à Michael Sussman.

Cette correspondance Fusion GPS-Sussman a eu lieu peu de temps avant que Sussman ne rencontre l’avocat général du FBI James Baker.

Les e-mails correspondent aux dates auxquelles l’Alfa Bank/Trump Organization était exposée aux médias. Il faut s’interroger sur le contenu d’autres communications que Sussman – et d’autres personnes de Perkins Coie, dont Marc Elias – ont eu avec Fusion GPS.

Des questions ont été posées depuis longtemps sur l’implication de Sussman dans la couverture potentielle du piratage du DNC en 2016. C’est Sussman qui a fait appel à CrowdStrike (étant donné sa relation étroite avec le fondateur Shawn Henry) pour examiner le piratage du DNC. Selon Politico :

Fin avril [2016], le service informatique du DNC a remarqué un comportement suspect et a contacté la directrice générale du DNC, Amy Dacey, selon un responsable du DNC. Dacey a contacté l’avocat du DNC, Michael Sussmann, associé du cabinet Perkins Coie et ancien procureur fédéral spécialisé dans les cybercrimes. M. Sussmann a appelé Shawn Henry, président de la société de cybersécurité CrowdStrike, pour obtenir l’aide de son entreprise.

Ces liens CrowdStrike/Perkins Coie relativisent cette information dans l’article du New York Times, où Durham

poursuit une théorie selon laquelle la campagne de Clinton a utilisé Perkins Coie pour soumettre au FBI des informations douteuses sur la Russie et M. Trump dans le but de susciter des activités d’enquête pour nuire à sa campagne de 2016.

Si c’est le cas, nous doutons que cela se limite aux allégations de l’Alfa Bank. Dans cette optique, rappelons quelques éléments :

Premièrement, la rencontre de Christopher Steele avec des agents du FBI à Londres le 5 juillet 2016.

Deuxièmement, pensez à la déclaration de Durham (faite le 12/9/2019) en désaccord avec l’IG Horowitz sur le prédicat de Crossfire Hurricane : « Sur la base des preuves recueillies à ce jour, et bien que notre enquête soit en cours, nous avons informé le mois dernier l’inspecteur général que nous ne sommes pas d’accord avec certaines des conclusions du rapport en ce qui concerne la prédication et la façon dont le dossier du FBI a été ouvert. »

L’accent mis sur l’utilisation par la campagne Clinton de Perkins Coie et de Fusion GPS pour blanchir de fausses informations auprès du FBI pourrait être la partie la plus étonnante de l’article du NY Times. Il s’agit de l’origine de tout cela. Rappelez-vous, la relation Fusion GPS/Perkins Coie a commencé par des discussions initiales en mars 2016 et a été officialisée par un contrat écrit signé le 11 avril 2016.

Développements futurs

Nous suivrons de près l’histoire de Sussman et publierons les documents d’accusation et les informations criminelles une fois – ou si – Durham obtient l’acte d’accusation.

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