Afghanistan : Hier, le porte-parole des talibans s’adressait aux médias : « Les femmes seront heureuses ».


Hier, le porte-parole des talibans s’adressait aux médias : « Les femmes seront heureuses », aujourd’hui leurs visages sont effacés des espaces publics en Afghanistan.

Publié le 18.8.2021



Évacuation de l’armée nationale afghane et des forces spéciales de Kandahar après la prise de la ville par les talibans.

Selon le journaliste de Vice News qui était sur place, l’ordre de se retirer est venu d’en haut, une trêve a été convenue et les soldats ont été évacués par 6 avions vers 02h00 du matin.


États-Unis contre AFGHANISTAN
Bilan humain du conflit (décès) :

  • Militaires américains : 2 448
  • Autres membres des forces alliées : 1 144
  • Entrepreneurs américains : 3 846
  • Militaires et polices afghanes : 66 000
  • Civils afghans : 47 245
  • Taliban et autres : 51 191


Ashraf Ghani est aux EAU (Émirats Arabe Unis) il a fui l’Afghanistan avec 169 millions de dollars US. Le président a fui avec un hélicoptère et des voitures remplis d’argent, selon la Russie

MOSCOU (Reuters) – L’ambassade de Russie à Kaboul a déclaré lundi que le président afghan Ashraf Ghani avait fui le pays avec un hélicoptère et quatre voitures remplis d’argent liquide et qu’il avait dû laisser une partie de l’argent derrière lui, faute de place suffisante, a rapporté l’agence de presse russe RIA.

Le président afghan Ashraf Ghani, dont on ignore l’emplacement actuel, a quitté dimanche le palais présidentiel de la capitale Kaboul, où ont pénétré les insurgés taliban qui ont renversé son gouvernement en quelques semaines seulement, en déclarant vouloir éviter un bain de sang.

La Russie a annoncé qu’elle conserverait une présence diplomatique à Kaboul et espère développer des liens avec les taliban, même si elle affirme ne pas vouloir les reconnaître tout de suite comme les dirigeants du pays et qu’elle observera de près leur comportement.

« Quant à l’effondrement du régime (sortant), la façon dont Ghani a fui l’Afghanistan parle d’elle-même », a déclaré Nikita Ishchenko, le porte-parole de l’ambassade russe à Kaboul, cité par RIA.

« Quatre voitures étaient remplies d’argent, ils ont essayé de cacher une autre partie dans un hélicoptère, mais tout ne rentrait pas. Une partie de l’argent est donc restée sur le tarmac », a-t-il expliqué selon RIA.

Nikita Ishchenko a confirmé ses propos à Reuters, citant des « témoins » présents sur place comme source de ses informations.

Reuters n’a pas pu confirmer dans l’immédiat et de manière indépendante la véracité de son récit.


L’ambassade afghane au Tadjikistan demande à Interpol d’arrêter Ghani et l’ancien conseiller à la sécurité nationale ainsi que l’ancien chef d’état-major présidentiel.


Ashraf Ghani va s’adresser à la nation.

L’ancien président afghan Ashraf Ghani confirme qu’il se trouve aux Émirats arabes unis, mais affirme être en pourparlers pour retourner en Afghanistan. Il nie les allégations selon lesquelles il aurait emporté de l’argent avec lui lors de sa fuite.

« La défaite n’est pas le fait de nos militaires, c’est un échec politique ; de notre côté, du côté des talibans et du côté des États-Unis ». – Il aurait également déclaré.


Les Talibans ouvrent le feu sur des manifestants à Jalalabad, 2 sont morts et 10 seraient blessés.

Traduction :

« Plus de 60% des réfugiés sont musulmans
L’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et le Koweït sont tous des pays islamiques à 99 % et n’accueillent aucun réfugié. Cela prouve qu’il s’agit d’envahisseurs et non de réfugiés ! »


Le calvaire d’un adolescent afghan recruté de force par les talibans

Publié le 18.8.2021 par Epoch Times avec AFP

-Des combattants talibans se tiennent le long d'une route de la ville de Kunduz, dans le nord du pays le 9 août 2021. Photo de -/AFP via Getty Images.
Des combattants talibans se tiennent le long d’une route de la ville de Kunduz, dans le nord du pays le 9 août 2021. Photo de -/AFP via Getty Images.

Quand les talibans sont arrivés un dimanche à Kunduz, sa ville dans le Nord afghan, Abdullah, 17 ans, n’imaginait pas qu’ils l’emmèneraient de force se battre à leurs côtés.

Le jeune homme a ensuite gagné Kaboul comme des milliers d’autres Afghans, pensant se mettre à l’abri, fuyant l’offensive éclair des insurgés qui ont pris le contrôle de la moitié des capitales provinciales afghanes en huit jours avant d’arriver aux portes de la capitale.

Installé avec sa famille sous une tente, dans un faubourg du nord de la capitale, il raconte l’horreur de son dernier jour dans sa ville assiégée, un calvaire survenu avant la chute de Kaboul.

Dans son quartier à Kunduz

Ce dimanche là, Abdullah savait que les talibans ne tarderaient pas à arriver jusqu’à son quartier à Kunduz.

Mais il est pris de court quand les insurgés l’arrêtent dans la rue, l’emmènent sur une colline voisine et lui font porter des armes: un sac de têtes de RPG sur le dos, d’une vingtaine de kilos, et une boîte de munitions dans chaque main.

Le visage marqué par l’acné, Abdullah assure avoir reconnu aux côtés des talibans des élèves d’une madrassa (école coranique) proche de Kunduz. Les talibans y ont recruté 30 à 40 jeunes, certains âgés de 14 ans à peine.

« Ils leur demandaient de prendre les armes et de rejoindre leurs rangs. Et quand leurs parents venaient demander leur libération, ils les menaçaient avec des armes », rapporte l’adolescent vêtu de la longue chemise traditionnelle bleue.

Le calvaire d’Abdullah dure trois heures avant que ses proches n’arrivent à convaincre les talibans de le relâcher. La famille décide alors de fuir et le jeune homme sort prévenir son grand-père.

Quatre combattants « pakistanais »

Mais les talibans sont toujours là. Quatre combattants « pakistanais », affirme-t-il en se basant sur leur accent, l’arrêtent et l’emmènent pour le préparer au combat.

« Ils nous battaient. J’ai encore les marques » raconte-t-il alors que la nuit tombe.

Une heure plus tard, le voilà équipé d’un M16, le fusil d’assaut utilisé par l’armée américaine, en route pour le front d’où les talibans attaquent des bureaux de la police.

« Je tremblais, je n’arrivais pas à tenir mon arme » se rappelle Abdullah, qui travaillait dans le salon de coiffure de son père et ne s’était jamais battu auparavant.

« Il y avait des bombardements aériens et des chars qui tiraient. Trois ou quatre garçons qui portaient des armes ont été touchés et sont morts quand leurs sacs ont explosé. »

Car en face, les forces afghanes ripostent.

« Un taliban a été tué, un autre a perdu une jambe et un bras », poursuit Abdullah, ses yeux bruns en amande masqués par une mèche de cheveux noire.

« J’avais vraiment peur. Je pensais à mes parents, je me disais: +Si je suis touché et tué… que vont-ils devenir?+ »

La « moitié des talibans du groupe » qui l’accompagne sont tués ou blessés. Alors il tente sa chance, jette son arme et part en courant.

Leur maison frappée par un tir de mortier

Il met une heure à regagner son quartier: « J’étais sous le choc, je n’arrivais même pas à reconnaître notre porte (…) Quand je suis arrivé à la maison, je n’étais même plus sûr d’être en vie ».

La famille se prépare à fuir, elle emprunte de l’argent et vend même le téléphone de la mère pour payer le voyage. « Nous n’avons rien pris avec nous. Nous avons même vendu la nourriture que nous avions », regrette Abdullah.

Ce qu’ils ont laissé derrière eux part en fumée quand leur maison est frappée par un tir de mortier.

– Des familles afghanes déplacées à l’intérieur du pays, qui ont fui les provinces de Kunduz,  en raison des combats, sont assises devant leurs tentes temporaires à Kaboul le 11 août 2021. Photo de WAKIL KOHSAR/AFP via Getty Images.

Après quinze heures de voyage, ils atteignent enfin Kaboul avec ses parents, son grand-père, ses deux sœurs et trois frères, dont le plus jeune n’a que deux ans et demi.

Dorment à même le sol

Depuis, ils dorment à même le sol, sans rien d’autre que les habits qu’ils ont sur leur dos.

La veille, « un businessman de passage » leur a jeté une couverture.

Maintenant que son pays est à feu et à sang, le seul espoir d’Abdullah est d’en partir.  Mais il s’inquiète pour sa mère, malade.

Lui-même a très mal au ventre à cause des coups donnés par les talibans « avec la crosse de leurs armes ». Il n’arrive même plus à manger.

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