Q SCOOP – Le Danemark abandonne la loi sur la vaccination forcée.


Le Danemark abandonne la loi sur la vaccination forcée après des protestations publiques

Publié le 7.12.2020 par  Franz Walker


Image: Denmark abandons forced vaccination law after public protests

Le gouvernement danois a abandonné une proposition de « loi sur les épidémies » qui lui aurait donné de larges pouvoirs pour prendre des mesures contre le coronavirus de Wuhan (COVID-19), y compris des vaccinations forcées, après neuf jours de protestations publiques.

Si elle avait été adoptée, la loi aurait permis au gouvernement de procéder à des examens physiques forcés et d’imposer l’isolement. C’est toutefois la partie concernant les vaccinations forcées ordonnées par la police qui a provoqué le plus grand tumulte, entraînant les protestations qui ont finalement abouti à l’abandon de la loi. (En rapport : L’Université de Californie poursuivie en justice pour sa politique de vaccination obligatoire contre la grippe).

Une nouvelle « loi sur les épidémies » a été adoptée pour remplacer la loi d’urgence qui avait expiré

La « loi sur les épidémies » du Danemark devait remplacer une loi d’urgence adoptée au printemps et qui a expiré le 13 novembre. Cette loi donnait au gouvernement des pouvoirs étendus pour intervenir dans la société afin de lutter contre la pandémie de COVID-19

En plus d’appliquer des mesures de quarantaine, la loi temporaire donne aux autorités le pouvoir d’interdire l’accès aux supermarchés, aux magasins, aux institutions publiques et même aux maisons de retraite et aux hôpitaux publics et privés. Elle leur donne également le pouvoir d’imposer des restrictions à l’accès aux transports publics.

Le gouvernement a fait pleinement usage de la loi existante. En octobre, il l’a utilisée pour renforcer les restrictions nationales, en imposant des limites aux rassemblements publics et en rendant obligatoire le port de masques faciaux. Plus récemment, il l’a utilisée pour imposer un verrouillage partiel du Jutland du Nord après la découverte d’une version mutée du coronavirus dans des élevages de visons de la région.

Toutefois, cette loi d’urgence doit maintenant être remplacée par une nouvelle loi plus permanente. La nouvelle « loi sur les épidémies » aurait dû la remplacer ; cependant, elle est assortie de plusieurs dispositions – en plus des vaccinations forcées – qui ont fait sourciller.

Elle aurait permis au gouvernement de forcer les personnes infectées par des maladies dangereuses à subir des examens médicaux, à être hospitalisées et placées en isolement. Au Danemark, l’Autorité sanitaire aurait également été habilitée à définir les groupes qui doivent être vaccinés pour contenir et éliminer la maladie. Plus important encore, cela aurait permis au gouvernement de demander à la police de contraindre les personnes à subir des tests ou à se faire vacciner sous la menace d’une détention.

Les inquiétudes concernant la nouvelle loi ont conduit à son abandon

Avant même que la nouvelle loi ne soit abandonnée, de nombreuses personnes au Danemark avaient exprimé leurs inquiétudes quant au fait qu’elle donnait au gouvernement un pouvoir trop important sur les soins de santé. « Nous pensons que ces réglementations vont trop loin et qu’elles devraient être modifiées », a déclaré Camilla Rathcke, directrice de l’Association médicale danoise, à la chaîne d’information danoise DR. Rathcke a ajouté qu’un tel pouvoir entre les mains du gouvernement pouvait donner l’impression de « dépasser les limites » pour les patients individuels.

L’association a déclaré qu’elle estime que les vaccinations obligatoires devraient être « un dernier recours absolu », exprimant sa préoccupation quant au fait que la loi empiète sur les droits légaux des patients. D’autres critiques ont été formulées sur la façon dont la loi proposée pourrait forcer les entreprises et les organisations à communiquer aux autorités des informations sur leur personnel et leurs membres. Selon le Conseil danois de l’éthique, cela aurait favorisé une culture de surveillance qui « ne bénéficie en rien à la confiance dans la société ».

Le plus grand sujet de préoccupation était peut-être de savoir comment la nouvelle loi aurait permis de prendre des décisions basées sur un « principe de prudence ». La même chose est déjà autorisée par la loi d’urgence existante, qui permet aux autorités de prendre des décisions sans preuves scientifiques concluantes. Il est clair que ces préoccupations ont trouvé un écho auprès du public danois. Pendant neuf jours, les manifestants ont organisé des manifestations publiques devant les salles du Folketing – le parlement danois – qui ont finalement abouti à son abandon.

La loi ayant été abandonnée, la question est maintenant de savoir comment le gouvernement danois va aller de l’avant. Les autorités essaieront-elles de proroger la loi d’urgence existante ou tenteront-elles d’en imposer une nouvelle ?

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Sources:

Summit.news

TheLocal.dk 1

TheLocal.dk 2

DR.dk