Q SCOOP – Liban: Le Premier ministre renonce à former un gouvernement et démissionne.

Drapeau du Liban

Le Premier ministre libanais Moustapha #Adib, renonce à former un gouvernement et démissionne. Il a pris cette décision après avoir réalisé que ses efforts seront vains et s’en est excusé. #Liban#مصطفي_اديب



Le Premier ministre libanais, Moustapha Adib, a annoncé samedi qu’il renonçait à former un gouvernement, alors que la pression internationale monte après la démission de Hassan Diab à la suite de la double explosion qui a dévasté Beyrouth et son port en août.

Moustapha Adib jette l’éponge. Face à une impasse, le Premier ministre libanais a annoncé samedi 26 septembre qu’il renonçait à former un gouvernement, alors que la pression internationale monte, plus de deux semaines après le début de ses tentatives et malgré les pressions françaises sur les dirigeants du pays afin de trouver une sortie de crise..

Il avait pris la tête du gouvernement après la démission de Hassan Diab à la suite de la double explosion qui a dévasté Beyrouth et son port en août.

« Je m’excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche de former le gouvernement », a déclaré Moustapha Adib lors d’une allocution télévisée, après de longues négociations pour choisir une équipe gouvernementale approuvée par les différentes forces politiques rivales du pays.

Impasse sur le ministère des Finances

Alors que le président français Emmanuel Macron leur avait fixé la date butoir du 15 septembre pour s’entendre, les partis politiques libanais n’ont toujours pas réussi à s’accorder sur la composition d’un nouveau gouvernement, dix jours après. Cela en raison notamment de l’insistance du parti chiite Hezbollah et de ses alliés du mouvement Amal à obtenir le poste clé du ministère des Finances.

Impossible pour le dirigeant de trouver un ministre des Finances, poste clé dans l’élaboration d’un programme pour sortir le Liban de sa crise économique profonde, due notamment à une dette colossale et à une dévaluation de sa monnaie.

Ancien ambassadeur à Berlin, Moustapha Adib avait été désigné le 31 août. Il avait depuis tenté de former un gouvernement de spécialistes dans un pays où le pouvoir est partagé selon les confessions et où les alliances politiques ont tendance à suivre ces mêmes critères.

Négociations avec le FMI bloquées

La première tâche du gouvernement aurait été de relancer les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) sur un plan de sauvetage vital, toujours bloquées.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait réaffirmé mercredi 23 septembre que le Liban n’obtiendrait pas d’aide internationale s’il ne mettait pas en place les réformes gouvernementales dont il a besoin pour se redresser.

La France, qui a été à la tête d’un mandat gouvernant le Liban de 1920 à 1944, avait auparavant apporté son soutien à une proposition de l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri, prônant la nomination d’un chiite sans étiquette au ministère des Finances.

La classe politique libanaise, lors de la deuxième visite du président français Emmanuel Macron à Beyrouth, après la double explosion catastrophique survenue sur le port de la capitale, s’était engagée le 1er septembre dernier à former dans les quinze jours un « gouvernement de mission ». Cet objectif n’a toujours pas été atteint.

Avec AFP & Reuters


Source : Yahoo