Q SCOOP – Colombie: Nuit de chaos à Bogota.

Drapeau de la Colombie

Nuit de chaos à #Bogota. Au moins 7 personnes ont été tuées lors de violentes émeutes dans plusieurs zones de la capitale cette nuit après la mort d’un avocat de 42 ans lors d’une bavure policière.

#Colombia, #MasacreEnBogota



Grosses émeutes cette nuit à #Bogota après la mort d’un avocat lors d’une bavure policière. 7 personnes ont été tuées et 56 postes de polices ont été incendiés ou vandalisés. #MasacreEnBogotá #ColombiaEnAlertaRoja


Cristian Camilo #Hernández était le fils de cet homme, ..il avait 2 filles, la police l’a emmené et abattu hier soir à #Bogota


Comment la police fasciste à #Bogota#Colombia traite les gens qui osent la critiquer, la police lui met le feu au cheveux après l’avoir massacré.

Attention vidéo choc s’abstenir!!!

Symbole interdit aux moins de 18 ans

Le dictateur #Duque assassine le peuple qui à osé manifester après la mort de #javierordonez 248 citoyens blessés, 58 par arme à feu et au moins 8 tués

Attention Vidéo choc sensible s’abstenir!!

Symbole interdit aux moins de 18 ans

Colombie : sept morts lors de violentes émeutes après une bavure policière

Par R.T. avec AFPLe 10 septembre 2020 à 16h53, modifié le 10 septembre 2020 à 17h12

Nuit de violences à Bogota. Sept personnes ont été tuées mercredi durant de violentes émeutes qui ont éclaté après la mort d’un avocat, tué par deux policiers, dont la vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Une récompense a été offerte par le ministre colombien de la Défense Carlos Holmes Trujillo à qui permettra « l’arrestation des auteurs de l’homicide de cinq personnes durant cette journée violente » dans la capitale colombienne et la localité voisine de Soacha.

Au moins trois personnes, dont un mineur de 17 ans, sont mortes après avoir été touchées par balle, a précisé la police jeudi en conférence de presse. « Nous sommes face à une action massive de violence » a dénoncé le ministre de la Défense, Carlos Holmes Trujillo. Selon le gouvernement, 56 poste de police ont été « vandalisés » et 70 personnes ont été interpellées pour « violence contre les forces de l’ordre ».

La scène de l’arrestation diffusée sur les réseaux sociaux a choqué le pays. Cette séquence de près de deux minutes montre deux motards casqués de la police colombienne mettre au sol un avocat de 46 ans, Javier Ordoñez, puis lui administrer à plusieurs reprises de longues décharges avec leurs pistolets à impulsions électriques.

« S’il vous plaît, arrêtez », entend-on la victime répéter à plusieurs reprises. Les témoins de la scène interpellent également les policiers: « Arrêtez s’il vous plaît, on vous filme ». Transporté à l’hôpital, l’avocat, père de deux enfants, est décédé peu après.

Selon le chef de la police de Bogota, le colonel Necton Borja, les agents avaient été dépêchés après un désordre causé par des « personnes alcoolisées ». Javier Ordoñez aurait essayé « de frapper les policiers » avant d’être plaqué au sol. Le colonel estime que la victime « a été soumise à une arme non létale » avant d’être transportée au poste de police où elle a présenté des « complications médicales ».

La maire de Bogota, Claudia Lopez, a estimé qu’il s’agissait d’un « abus policier ». Sur Twitter, elle a demandé « une peine exemplaire » contre les policiers et appelé à « une restructuration profonde et sérieuse au sein des forces de police ». Le ministre de la Défense a déclaré à la presse que « les deux agents font déjà l’objet d’une enquête disciplinaire et pénale ».

Mercredi dans l’après-midi, des centaines de personnes se sont rassemblées pour protester devant le poste de police où la victime a été emmenée avant de mourir. Les manifestants ont aspergé de peinture rouge la façade de l’immeuble et lancé des pierres en scandant « résistance ». La police a tenté de disperser la foule avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes, mais les protestations se sont étendues à d’autres quartiers de Bogota.

Les médias locaux ont fait état d’émeutes, d’incendies et d’attaques contre une douzaine de commissariats de police dans le nord et l’ouest de la capitale. Des émeutes se sont également produites à Medellín (au nord-ouest du pays), Cali (sud-ouest) et Neiva (centre).

Le président Iván Duque a déploré »les abus (…) commis par des membres de la force publique ». « Nous avons vu des événements douloureux aujourd’hui », a dit le chef de l’Etat, demandant que des « sanctions appropriées soient adoptées ».

La police colombienne a été impliquée dans plusieurs scandales de violences. En novembre 2019, Dilan Cruz, un jeune homme de 18 ans qui participait à une manifestation antigouvernementale, avait été mortellement blessé à la tête par un sachet de billes de plomb tiré par un agent des forces spéciales. En août 2011, un artiste de rue, Diego Becerra, a été abattu alors qu’il peignait des graffitis à Bogota.

L’ONU avait alerté fin février sur les homicides et autres abus présumés commis par des militaires et des policiers en Colombie. Alberto Brunori, représentant en Colombie de la Haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme Michelle Bachelet, avait relevé que dans 13 cas de décès impliquant des agents de l’Etat, « il a été observé » un usage « inutile et/ou disproportionné de la force ».


Source : le parisien