
Marjorie Taylor Greene s’en prend à Laura Loomer et Natalie Harp après la défaite des Républicains et traite Trump de « chef de secte »
Publié le 04.11.2026 à 23h00 – Par Liam Anderson – Temps de lecture 5mn
Marjorie Taylor Greene a attaqué Laura Loomer et Natalie Harp, tout en imputant à Trump les revers des Républicains aux législatives et en le qualifiant de « chef de secte ».
Dans un post publié mercredi 4 novembre sur les réseaux sociaux, Greene s’est moquée de Loomer en évoquant son influence supposée au sein du cercle de Trump et a accusé Harp de l’avoir aidée à accéder au président en tant que conseillère de nuit.
Greene a aussi raillé Trump lors d’une interview accordée à TMZ, le qualifiant de « chef de secte » et affirmant que les résultats des législatives constituaient un référendum sur sa présidence.

Le parcours de Marjorie Taylor Greene et son influence au sein du GOP
Marjorie Taylor Greene, élue à la Chambre des représentants en 2020, s’est rapidement imposée comme l’une des figures les plus controversées du Parti républicain. Connue pour ses positions ultra‑conservatrices et ses prises de parole souvent provocatrices, elle a su mobiliser une base électorale fervente tout en suscitant l’inquiétude de la direction du parti. Son style direct et ses critiques internes, comme celles dirigées aujourd’hui contre Laura Loomer et Natalie Harp, s’inscrivent dans une stratégie visant à redéfinir les priorités du GOP à la suite des revers électoraux récents. Cette dynamique interne reflète une lutte de pouvoir entre les factions plus traditionnelles et les courants populistes qui cherchent à façonner l’avenir du parti.
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Dans son message visant Loomer et Harp, Greene a écrit :
« Bonjour à toutes et à tous. Sauf Laura Loomer. Une femme folle, deux fois perdante aux élections législatives, qui n’a aucune expérience réelle, et pourtant Natalie Harp a d’une manière ou d’une autre permis à Laura de devenir la conseillère nocturne du train fou de Trump. Nommez‑la porte‑parole ! Nommez‑la chef de cabinet ! Donnez‑lui quelque chose ! S’il vous plaît, divertissez‑moi ! »
Greene a également partagé un mème la représentant assise sur un trône doré, en reine, tandis que Loomer était montrée en pleurs, jalouse. L’image affichait les slogans « CE N’EST PAS JUSTE !!! » et « JE MÉRITE CELA PLUS !!! ».
Greene impute les pertes républicaines aux législatives à Trump
Les tensions au sein du camp Trump
Depuis l’élection de 2020, le cercle rapproché de Donald Trump a connu plusieurs épisodes de friction, notamment entre les conseillers de longue date et les nouveaux venus issus de milieux plus radicaux. Les accusations de Greene à l’encontre de Loomer et Harp illustrent ces tensions, chaque acteur tentant de s’imposer comme le porte‑voix légitime de la mouvance pro‑Trump. Ces rivalités internes risquent de nuire à la cohérence du message républicain, surtout à l’approche des prochaines échéances législatives, où l’unité du parti sera mise à l’épreuve.
La critique de Greene ne s’est pas limitée au cercle rapproché de Trump. Lors d’une interview avec TMZ mercredi, elle a tenu le président responsable des revers républicains et a déclaré que l’élection était un jugement sur son leadership.
« Cette élection législative est un référendum sur Donald Trump, » a affirmé Greene.
Elle estime que les Républicains ont délaissé les préoccupations essentielles des Américains – soins abordables, coût de la vie et évitement des conflits à l’étranger.
« Mettre les Américains en premier », a déclaré Greene lorsqu’on l’a interrogée sur le message à adresser aux législateurs républicains.
Greene qualifie Trump de « chef de secte »
Les résultats du scrutin du 3 novembre, qui ont renforcé la majorité démocrate, laissent les Républicains face au défi de reconquérir les électeurs indécis. La critique de Greene, qui accuse le parti de suivre un « chef de secte » et de se focaliser sur l’accès à la Maison‑Blanche, souligne la nécessité de recentrer le programme républicain sur des dossiers concrets santé, coût de la vie, politique étrangère. La manière dont le GOP répondra à ces exigences pourrait bien déterminer sa capacité à regagner des sièges aux prochaines élections de mi‑mandat.
Elle reproche également aux républicains du Congrès de privilégier l’accès à Trump au détriment de leurs responsabilités envers les électeurs.
« Les Républicains du Congrès doivent cesser de se soucier d’être invités à la Maison‑Blanche ou à Mar‑a‑Lago et réellement défendre les enjeux qui comptent, au lieu d’essayer de plaire à un président qui se comporte comme un chef de secte, en exigeant la loyauté de tous, puis en insultant quiconque ne se prosterne pas et ne le vénère pas. »
Ces propos arrivent après que les Démocrates ont réalisé d’importants gains aux élections législatives du 3 novembre, s’emparant du contrôle des deux chambres du Congrès et infligeant un revers au parti de Trump.
Alors que le Congrès s’apprête à entamer une législature dominée par les Démocrates, plusieurs questions subsistent quant à l’avenir du leadership républicain. Le parti devra choisir entre la ligne dure prônée par des figures comme Greene ou une approche plus modérée pour élargir son électorat. Par ailleurs, la place de Trump au sein du mouvement républicain reste incertaine, notamment après les accusations de sectarisme qui alimentent les débats internes. Les prochains mois seront marqués par des négociations internes et des stratégies de campagne qui détermineront la trajectoire du parti à moyen terme.
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