Europe : France, Italie, Espagne, Grèce, Albanie : l’hiver des protestations s’installe en Europe

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France, Italie, Espagne, Grèce, Albanie : l’hiver des protestations s’installe en Europe

Publié le 24.10.2026 à 17h53 – Par Sophie Martin – Temps de lecture 4mn

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Les barrages routiers perturbent les livraisons en Italie, la France concentre les émeutes et l’Espagne prépare une grève générale. Dans son Brussels Playbook du 22 octobre, Politico décrit des mobilisations dans plusieurs pays européens. Les prix du carburant, les loyers et les factures d’énergie alimentent les tensions.

Dans le sud de l’Italie, les barrages de camionneurs vident certains rayons de magasins, privent des stations-service de carburant et perturbent les livraisons aux aéroports. Le 22 octobre, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a promis la levée des barrages et des aides aux agriculteurs et pêcheurs. Elle a dénoncé les intimidations : « Quelques individus continuent de bloquer les routes et ne s’arrêtent pas là : ils menacent ceux qui veulent travailler et crèvent les pneus des camions de leurs collègues. Ce n’est pas une manifestation, mais de l’intimidation, et nous ne la tolérerons pas je ne suis pas la seule à le dire. »

France – Milan Turin Bologne – Milan, Turin, Bologne : l’hiver des protestations s’installe en Italie
Images IA d’illustration

De nouvelles manifestations sont prévues ce samedi 24 octobre dans huit villes italiennes, selon Politico. Sans compter l’Albanie qui est aussi rentré dans la danse.

Traduction du X :

🔴ITALIE 🇮🇹| #Italia_In_Piazza : Comme la France, l’Italie a été secouée samedi, le 17 octobre, par des manifestations contre le coût élevé de la vie — des protestations marquées par des affrontements avec la police et la destruction de biens publics. Des confrontations violentes ont eu lieu à Milan, Turin, Bologne…

La France concentre les manifestations

D’après l’organisation ACLED, citée par Politico, l’Europe a connu plus de 3 600 manifestations du 1er au 19 octobre. Plus de la moitié ont eu lieu en France, où se concentrent aussi 90 % des événements classés comme émeutes.

Traduction du X :

🇫🇷France explose. Les prix du carburant, le coût de la vie, les écoles en ruine et un plan budgétaire qui gèle les prestations ont amené 550 000 personnes sur les trottoirs, selon les chiffres officiels. De Paris à Dijon, le cri était « Macron DÉMISSION ». Puis 1 200 arrestations, 150 policiers blessés et la mairie de Limoges en flammes. La colère est réelle. La violence aussi. Les confondre et les pillards obtiennent le titre.

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À deux jours des manifestations du 24 octobre, des commerçants font protéger leurs vitrines après les pillages du 17 octobre. Jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a réuni les responsables de la sécurité à l’Élysée. Certains cortèges ont été interdits, d’autres déviés.

Le député français Pouria Amirshahi a averti Politico : « Toutes les démocraties européennes devraient observer avec vigilance ce qui se passe en France. » Il a aussi mis en garde contre la répression des mouvements populaires par la force.

Des étudiants dans les rues en Grèce

Le 21 octobre, étudiants et enseignants ont manifesté par milliers en Grèce pour davantage de moyens à l’école et des logements abordables. Des banderoles en français exprimaient leur solidarité avec les manifestants français. L’ancien Premier ministre Aléxis Tsípras a commenté : « Le message est clair et net, qu’il vienne de France ou d’ailleurs. »

Traduction du X :

🔴GRÈCE 🇬🇷| Des protestations de grande ampleur par des milliers d’étudiants de lycée et d’université, ainsi que des enseignants à Athènes : ils manifestent contre le coût élevé de la vie, le manque de financement scolaire adéquat, la crise du logement étudiant et le manque de ressources dans les services publics.

En Espagne, la crise du logement a déjà fait descendre dans la rue des milliers de personnes. Une grève générale est prévue le 11 novembre, la première en quinze ans selon Politico, avant les élections anticipées du 29 novembre.

Traduction du X :

Les protestations ont éclaté à Barcelone, en Espagne, lundi 19 octobre 2026, pour protester contre l’inflation, le coût de la vie et la pénurie de logements.

Le gaz cher avant l’hiver

Le 13 octobre, le gaz atteignait 87,20 euros le mégawattheure sur le marché européen, contre 32 euros avant l’escalade au Moyen-Orient, selon Euronews. Les réserves de l’UE étaient au plus bas pour cette période depuis 2011. Politico évoque des factures d’électricité plus lourdes cet hiver.

Carsten Brzeski, responsable du département des études macroéconomiques mondiales chez ING, a déclaré au média : « Il existe actuellement un problème dont on parle de plus en plus fort en France, mais qui ressemble beaucoup à la situation dans d’autres pays européens. »

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