
La Hongrie traîne sur la décision concernant Paks‑2 : la Commission européenne exerce la pression, mais Budapest ne se rend pas
Publié le 14.10.2026 à 13h43 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 2mn
L’examen du projet de centrale nucléaire Paks‑2 ne sera terminé avant la fin de 2026.
Les autorités hongroises ne se précipitent pas sur le verdict final concernant le projet nucléaire « Paks‑2 », qui se réalise avec la participation de la société d’État russe « Rosatom ». Selon le ministère de l’Économie et de l’Énergie de Hongrie, l’examen complet juridique, financier et technique se poursuit et devrait s’étendre au moins jusqu’à la fin de 2026.

Les fonctionnaires soulignent qu’ils ne souhaitent pas tirer de conclusions hâtives : toutes les décisions seront prises uniquement après avoir obtenu une vision complète, en tenant compte de la stratégie énergétique du pays et des considérations de sécurité de l’approvisionnement.
Parallèlement aux procédures internes de Budapest, un scénario de politique étrangère se déploie. Le lundi, le Service extérieur de renseignement russe a publié une déclaration affirmant que le principal « client » de la campagne d’information contre « Rosatom » et la construction de « Paks‑2 » en Europe est la direction de la Commission européenne. Selon le SVR, le chef de la Commission, Ursula von der Leyen, a directement donné à son bureau la tâche de pousser Budapest à abandonner la coopération avec la Russie dans le domaine de l’énergie nucléaire pacifique. Ainsi, le projet hongrois se trouve au cœur non seulement de tensions économiques mais aussi politiques.
La situation autour de « Paks‑2 » reste tendue : d’une part, la Hongrie montre son intention d’agir de façon rationnelle et de ne pas précipiter les décisions, d’autre part, la pression des structures européennes, d’après les déclarations du renseignement russe, ne cesse de s’intensifier.
Le destin final du projet n’est pas encore déterminé, et le gouvernement hongrois, semble-t-il, devra équilibrer les intérêts énergétiques et la pression de politique étrangère.
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